Les groupes consultatifs publics participent aux études du lac Champlain et de la rivière Souris

16 février 2018

Par Randi Morry, CMI

 

 

La Commission mixte internationale (CMI) encourage la participation et la sensibilisation du grand public à ses études scientifiques entre autres par l’entremise des groupes consultatifs publics, auxquels on réfère aussi par le terme « GCP ».

Qu’ils soient actifs ou retraités, les membres des GCP représentent des domaines comme le milieu universitaire, le gouvernement, les organismes à but non lucratif et les organisations scientifiques, et tirent parti de leurs connaissances, de leurs contacts et de leur expérience dans chacune de leurs communautés d’intérêt pour donner des conseils à un groupe d’étude.

Dans la plupart des cas, la CMI met sur pied un groupe d’étude lorsque, suite à une demande officielle des gouvernements des États-Unis et du Canada, elle doit conseiller ces derniers sur la quantité, le débit ou la qualité de l’eau dans l’un des 15 bassins transfrontaliers qui bordent la frontière canado-américaine. La Commission est également responsable de nommer les membres des GCP.

Les GCP sont généralement composés d’un nombre égal de membres des États-Unis et du Canada, et leurs coprésidents viennent de chacun des deux pays.

Des membres du public émettent des commentaires lors d’une réunion du Groupe d’étude du lac Champlain et de la rivière Richelieu tenue en juillet 2017, qui visait à recueillir des commentaires sur un plan de travail préliminaire. Mention de source : dossiers de la CMI
Des membres du public émettent des commentaires lors d’une réunion du Groupe d’étude du lac Champlain et de la rivière Richelieu tenue en
juillet 2017, qui visait à recueillir des commentaires sur un plan de travail préliminaire. Mention de source : dossiers de la CMI

Présentation de deux GCP

La CMI réalise actuellement deux études comportant des GCP actifs. Le Groupe d’étude international du lac Champlain et de la rivière Richelieu a un GCP, qui pour le moment compte 11 membres, et a quelques sièges à pourvoir. Le groupe a tenu sa première réunion en décembre 2017 et participera à chaque étape d’une étude quinquennale de 11,3 millions de dollars canadiens (9 millions de dollars américains) sur les mesures d’atténuation des inondations et les approches en matière de prévision des crues et de préparation aux inondations.

La CMI compte aussi un GCP qui en est à ses débuts et qui est associé au Groupe d’étude international de la rivière Souris, une étude plus modeste dont l’objectif est d’analyser des idées de solutions qui permettraient de mieux gérer l’exploitation du bassin et de le protéger contre les conditions d’inondation dans la rivière transfrontalière.

Que fait un GCP?

Le rôle d’un GCP est de conseiller un groupe d’étude sur la manière d’encourager efficacement la participation du public à une étude. Cela pourrait se traduire par la prestation de conseils sur l’élaboration de produits d’information, tels que des brochures, des fiches d’information et des vidéos, pour aider à expliquer les répercussions économiques, politiques ou sociales que les recommandations scientifiques pourraient avoir sur les collectivités. Les membres des GCP veillent également à ce que le groupe d’étude tienne compte des points de vue propres à la population, aux organisations et aux entreprises locales, ainsi que des points de vue des administrations municipales.

Il arrive souvent qu’un GCP organise des réunions publiques afin de permettre l’échange d’idées entre un groupe d’étude et les membres du public. Les GCP utilisent plusieurs canaux pour communiquer, y compris les médias traditionnels et sociaux, le bouche-à-oreille, les réunions et les événements. La page Web de la CMI est le meilleur moyen de demeurer au fait d’une étude. Vous trouverez ici de l’information sur les Conseils de la CMI.

Un engagement historique

La Commission est depuis longtemps réputée pour intégrer les consultations publiques aux études scientifiques en vue d’obtenir les meilleurs résultats possible. Le Traité relatif aux eaux limitrophes de 1909, à partir duquel la CMI a été créée, exige que toutes les parties intéressées aient la possibilité d’être entendues dans toute affaire dont la Commission est saisie.

Randi Morry est conseillère en communications au sein du bureau de la Section canadienne de la CMI, lequel est situé à Ottawa, en Ontario.