Le Conseil international de contrôle du lac Osoyoos met en application une nouvelle ordonnance d’approbation et explique les cotes de niveau du lac

08 octobre 2013
Osoyoos Board Implements New Order of Approval, Explains Lake Level Elevations

C’est la première année d’application de l’ordonnance supplémentaire concernant le lac Osoyoos, que la CMI a rendue en janvier après l’expiration de l’ordonnance antérieure.

L’ordonnance permet au demandeur – le ministère de l’Écologie de l’État de Washington – d’exploiter le barrage Zosel de façon à régulariser le niveau du lac Osoyoos dans des limites précisées pour certaines périodes de l’année, pour satisfaire à un vaste éventail d’utilisations de l’eau par les collectivités locales et les organismes de réglementation.

Le respect de l’ordonnance par le demandeur a été un des nombreux sujets abordés à la réunion annuelle du Conseil international de contrôle du lac Osoyoos (CICLO), qui a eu lieu le 10 septembre à Osoyoos (Colombie-Britannique).

Le ministère de l'Écologie de l'État de Washington a continué d’exploiter le barrage sous contrat, par l’intermédiaire du district d’irrigation d’Oroville-Tonasket, et l’exploitation s’est faite jusqu’ici dans le respect des ordonnances de la CMI. 

La Commission a rendu sa première ordonnance concernant le lac Osoyoos en 1946. Elle portait sur le barrage Zosel, aménagé en aval du lac sur la rivière Okanogan, à la hauteur d’Oroville, dans l’État de Washington. Le lac Osoyoos chevauche la frontière canado-américaine, et l’ordonnance a été appliquée pour gérer les questions transfrontalières que posait l’élévation des niveaux d’eau occasionnée par l’exploitation du barrage (construit à l’origine pour les besoins de la scierie de l’endroit).

La réunion annuelle a attiré des parties prenantes de la région d’Osoyoos et une brochette d’élus et de représentants d’organismes régionaux, y compris Stu Wells, maire d’Osoyoos, et Anna Warwick-Sears, directrice générale de la régie des eaux du bassin, l’Okanagan Basin Water Board.  

Bruno Tassone, coprésident du Conseil pour le Canada, a rappelé le rôle de la CMI et du Conseil et expliqué la portée de la nouvelle ordonnance supplémentaire. Des améliorations ont été apportées au site Web du Conseil, y compris l’affichage de renseignements sous l’onglet état et tendances du niveau du lac. Le Conseil continuera d’améliorer le site et invite le public à commenter.

C’était la première réunion publique du Conseil depuis l’entrée en vigueur de l’ordonnance supplémentaire en janvier. On a posé plusieurs questions au sujet de la justification des nouveaux minimums et maximums de niveau du lac que précise l’ordonnance et on s’est préoccupé des niveaux élevés.

Il a été expliqué comment la courbe d’exploitation adoptée par la CMI se conforme aux tendances statistiques du niveau et comment le niveau est haussé principalement par les débits de la rivière Similkameen (un effet de remous est créé au confluent avec la rivière Okanogan, en aval du barrage Zosel) et par les débits provenant de l’Okanagan en amont. 

L’importance de gérer les débits du lac au début du printemps pour éviter de perturber les frayères en aval a été abordée. On a aussi traité du rôle du barrage pour maintenir le niveau d’eau au service d’une gamme d’intérêts, une fois la crue printanière passée, et de la façon dont le barrage est exploité pour débiter autant d’eau que possible en période de crue. 

Par ailleurs, on s’est inquiété de la propagation possible d’espèces aquatiques envahissantes dans le lac. Certains ont dit souhaiter une plus grande participation locale aux travaux du Conseil, ainsi qu’une meilleure coordination au service des intérêts des collectivités à Osoyoos (Colombie-Britannique) et à Oroville (Washington), par la représentation locale au sein du Conseil ou par d’autres moyens. Le Conseil s’emploiera à trouver des solutions possibles, avec l’aide des conseillers de la CMI.

La prochaine réunion publique du Conseil international de contrôle du lac Osoyoos aura lieu à Oroville (Washington), à l’automne 2014.