Foire aux questions

Measures d'atténuation et impacts

Quels types de solutions sont envisagés pour atténuer les impacts des inondations?

Le Groupe d’étude évalue actuellement plusieurs solutions possibles réparties sous quatre thèmes (voir ci-dessous). Les recommandations du Groupe d’étude peuvent comprendre des mesures portant sur plus d’un thème.

Solutions structurales pour réduire les niveaux d’eau élevés
 

  • Réduire les niveaux d’eau de la rivière Richelieu

    Exemples : enlever les restes de structures comme les cages de pêche à l’anguille et/ou d’autres remblais et structures situés sur le haut-fond de Saint-Jean; créer des dérivations pour éloigner les eaux de crue des zones sujettes aux inondations critiques ou pour déplacer les eaux en aval plus rapidement; gérer les eaux de crue par dragage et au moyen de réservoirs gonflables.
     
  • Réduire les apports d’eau au lac Champlain en emmagasinant ou en entravant l’écoulement de l’eau provenant des bassins versants contributeurs

    Exemple : remise en état et gestion du corridor de la rivière et de la plaine d’inondation.
     

LCRR book graphic

                   
                  Bassin versant : zone de terre qui reçoit la pluie et la neige, puis qui permet leur écoulement dans
                                               un marais, un cours d’eau, une rivière, un lac ou une nappe phréatique.

                  Corridor de la rivière : terres adjacentes d’une rivière qui comprend aussi la rivière.

                  Plaine d’inondation : basse terre adjacente à une rivière.

 


 

Solutions non structurales pour réduire les impacts des inondations
 

  • Améliorer la gestion des plaines d’inondation et l’adaptation aux inondations 

    Exemples : améliorer les règlements, ordonnances, règlements et lois existants ou en adopter de nouveaux aux niveaux municipal, étatique, provincial et fédéral, y compris des normes uniformes d’aménagement des plaines d’inondation s’étendant au-delà de la plaine d’inondation sur une période de 100 ans; mettre en place des restrictions sur l’utilisation des terres dans les zones fréquemment inondées.
     
  • Améliorer les plans d’intervention en cas d’inondation et l’état de préparation aux situations d’urgence

    Exemples : améliorer les modèles de prévision des inondations; mettre en place de meilleurs moyens d’intervention en cas d’inondation, y compris la police, la gestion des urgences et la sensibilisation du public; améliorer la gestion des inondations.

    Vous pouvez consulter la fiche d’information décrivant le cadre préliminaire d’atténuation des inondations sur notre site Web.


Comment l’étude permettra-t-elle de s’assurer que les solutions recommandées profiteront à l’économie, aux collectivités et à l’environnement naturel sans leur nuire?

L’étude vise à s’assurer que les avantages des solutions recommandées l’emportent sur leurs répercussions négatives grâce à des communications continues avec les intervenants et à la modélisation informatique.

Les scientifiques de l’étude travaillent à la conception d’un modèle informatique complexe pour évaluer et comparer les solutions possibles en fonction de leurs impacts sur l’économie, la société et l’environnement.

L’ensemble des indicateurs du modèle permettra d’évaluer à quel point les mesures d’atténuation pourraient contribuer à atténuer les dommages causés aux résidences, aux entreprises, aux infrastructures et aux cultures, et à mieux protéger les populations vulnérables. Les indicateurs permettront également d’évaluer les impacts environnementaux potentiels sur les terres humides, les poissons, les habitats fauniques et les espèces en voie de disparition. Les impacts potentiels sur les ressources culturelles des populations autochtones et l’utilisation récréative de l’eau seront également pris en compte à l’aide de ce modèle intégré socio-économique environnemental (Integrated Socio-économic Environnemental Model).

Le Groupe d’étude discute également avec le public, les peuples autochtones, les propriétaires d’entreprises, les groupes d’intérêt et les dirigeants municipaux du Québec, du Vermont et de l’État de New York des mesures structurales et non structurales possibles ainsi que de leurs impacts et avantages afin de déterminer le degré d’acceptabilité sociale et politique des mesures proposées dans le cadre de l’étude. De plus, les spécialistes des sciences sociales mènent un sondage d’évaluation des risques à l’échelle du bassin auprès des membres du public afin de mieux comprendre la perception qu’a le public des mesures d’atténuation proposées.
 

L’eau du lac Champlain peut-elle être détournée vers la rivière Hudson par le canal Champlain pour aider à minimiser les inondations dans la rivière Richelieu?

La dérivation Hudson s’étend de Whitehall (État de New York, dans la région de South Bay) à Fort Edward sur une distance totale de 33,6 km (21,5 milles). L’élévation totale est de 13,3 m (43,5 pi). La distance, l’élévation et le volume d’eau à pomper nécessaires pour réduire les niveaux d’eau du lac Champlain rendent cette solution irréalisable.


Les recommandations seront-elles mises en œuvre une fois l’étude terminée?

Les gouvernements du Canada et des États-Unis ont demandé à la Commission mixte internationale d’élaborer et de recommander diverses mesures d’atténuation pour réduire les impacts des inondations futures dans le bassin.

Le Groupe d’étude prévoit présenter son rapport final à la Commission mixte internationale en 2022, par la suite la Commission recommandera aux deux gouvernements fédéraux les mesures privilégiées et les approches pour mettre celles-ci en œuvre. Il appartiendra ensuite aux gouvernements et aux parties prenantes de donner suite à ces recommandations.


Changement climatique

Quelle est la relation entre les changements climatiques et les inondations?

Les scientifiques savent que la gravité des phénomènes météorologiques extrêmes, comme les inondations et les sécheresses, devrait s’accroître. Malgré une incertitude considérable quant aux impacts futurs des changements climatiques, l’étude s’appuiera sur les meilleures données scientifiques disponibles pour que l’on tienne compte des connaissances actuelles dans les décisions relatives aux mesures proposées.
 


La CMI et le Groupe d'étude

Qu’est-ce que la CMI?

La Commission mixte internationale (CMI) est un organisme gouvernemental binational dont l’objectif est de protéger les eaux que se partagent le Canada et les États-Unis.

Régie par le Traité des eaux limitrophes signé en 1909, la Commission s’efforce de trouver des solutions qui sont dans l’intérêt commun des deux pays.

Le traité prévoit des principes généraux, plutôt que des prescriptions détaillées, pour prévenir et résoudre les différends concernant les eaux que se partagent les deux pays et pour régler d’autres questions transfrontalières. L’application de ces principes est décidée au cas par cas. La CMI est investie de deux responsabilités principales : régir l’utilisation des eaux communes et recommander des solutions aux problèmes liés aux eaux transfrontalières.
 

Qu’est-ce que le Groupe d’étude international du lac Champlain et de la rivière Richelieu?

En 2017, la CMI a mis sur pied le Groupe d’étude international du lac Champlain et de la rivière Richelieu pour superviser et gérer une étude sur les causes, les impacts, les risques et les solutions rattachés aux inondations dans le bassin international du lac Champlain et de la rivière Richelieu.

Le Groupe d’étude est composé de dix membres, soit cinq provenant du Canada et cinq des États-Unis. On peut consulter la liste des membres actuels sur le site Web du lac Champlain et de la rivière Richelieu. Les membres apportent une variété d’expertises et de connaissances techniques aux discussions du Groupe d’étude. Le Groupe d’étude est appuyé par deux directeurs d’étude, un pour chaque pays.


La qualité de l'eau dans le bassin

L’étude porte-t-elle sur des solutions aux proliférations d’algues et à d’autres problèmes de qualité de l’eau?

La qualité de l’eau n’entre pas dans le cadre de la présente étude, mais la CMI reconnaît que la qualité de l’eau est une préoccupation publique majeure. À la demande des gouvernements canadien et américain, la Commission gère actuellement un renvoi distinct pour l’examen des questions liées à l’apport de nutriments, y compris les proliférations d’algues dans le lac Champlain, la baie Missisquoi et le lac Memphrémagog. Des renseignements sur ce projet se trouvent sur le site Web de la CMI.
 

Y a-t-il un lien entre les inondations et la qualité de l’eau?

Les inondations influent sur la concentration et la vitesse auxquelles les nutriments, comme le phosphore et les contaminants, pénètrent ou traversent un lac ou une rivière et les zones riveraines. La qualité de l’eau peut être affectée lorsque les cultures et les zones urbaines sont inondées.

Par exemple, les concentrations d’un nutriment particulier peuvent augmenter ou diminuer selon le volume d’eau disponible dans le système et d’autres facteurs, comme la température et le caractère saisonnier.

Bon nombre des projets réalisés dans le cadre du renvoi sur les inondations du lac Champlain et de la rivière Richelieu généreront de nouvelles données et connaissances sur l’hydraulique et l’hydrologie du réseau hydrographique du lac Champlain et de la rivière Richelieu ainsi que sur les diverses utilisations de l’eau. Bien que ce ne soit pas au cœur de son mandat, le Groupe d’étude travaille en étroite collaboration avec la CMI pour mettre en commun de l’information pertinente sur les questions liées à la qualité de l’eau.


Pour consulter d’autres ressources, visitez notre bibliothèque à https://www.ijc.org/fr/lcrr ou cliquez sur la fiche d’information ci-dessous :

 

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