« Les mesures visant à réduire la pollution par les plastiques sont essentielles pour protéger les Grands Lacs et sont nécessaires maintenant plus que jamais. Or, vous ne pouvez pas savoir où vous allez si vous ne savez pas où vous étiez » [traduction], a déclaré la ancienne directrice du Bureau régional des Grands Lacs de la CMI, Heather Stirratt. Sa présentation à la CGL lors de sa réunion semestrielle à Washington, D.C., en mars dernier a mis en évidence les lacunes critiques en matière de surveillance et de suivi des microplastiques dans les Grands Lacs.
La réunion faisait partie d’une semaine d’activités au Capitole des États-Unis visant à sensibiliser les législateurs à l’importance de maintenir les mesures de protection essentielles qui garantissent la qualité de l’eau des Grands Lacs en vue de favoriser la sécurité, la vitalité et la prospérité de la région.
La présentation de Mme Stirratt à la CMI a mis en lumière les travaux en cours de la CMI sur la pollution par les microplastiques. Le Conseil de la qualité de l’eau des Grands Lacs de la CMI s’est penché sur la question en 2015. Peu de temps après, la CMI a organisé un atelier et a publié un rapport en 2017 contenant des recommandations aux gouvernements canadien et américain sur la surveillance et les mesures à prendre pour freiner la pollution par les microplastiques. La CGL a adopté une résolution en 2017 soutenant les recommandations de la CMI selon lesquelles les gouvernements devraient agir au sujet des microplastiques.
« Le rapport de 2017 de la CMI, appuyé par la résolution de la CGL, et les récents travaux de notre Conseil scientifique consultatif des Grands Lacs, fournissent tous des preuves irréfutables à l’appui de l’adoption par les gouvernements canadien et américain des microplastiques comme produit chimique d’intérêt mutuel dans le cadre de l’Accord relatif à la qualité de l’eau dans les Grands Lacs » [traduction], a déclaré Mme Stirratt.
Pour en savoir plus sur les derniers travaux du Conseil sur la pollution par les microplastiques dans les Grands Lacs, consultez cet article du bulletin d’information.
Les commissaires de la CMI, le personnel et la cohorte de boursiers des Great Lacs ont participé à d’autres activités tout au long de la Semaine des Grands Lacs, comme le Petit-déjeuner du Congrès des Grands Lacs et la réception à l’ambassade du Canada. La CMI s’est jointe à des centaines de personnes issues d’organisations de la société civile, de gouvernements des États et des provinces, ainsi que de tribus et d’organisations autochtones, qui ont participé à ces événements axés sur des priorités et des objectifs communs concernant la protection de la qualité de l’eau des Grands Lacs.
De nombreuses organisations étaient présentes sur la Colline pour défendre leur dernière série de priorités communes, qui sont axées sur le maintien, le renforcement et l’amélioration des politiques et des programmes clés qui protègent les Grands Lacs.
Parmi les priorités communes de ces organisations figurent la réautorisation de l’initiative de restauration des Grands Lacs; l’approvisionnement en eau potable pour tous; l’entretien et la modernisation des infrastructures de navigation, y compris le renouvellement des actifs des écluses Soo; le maintien des projets relatifs aux espèces envahissantes; le soutien à des mesures innovantes de conservation et de traitement des contaminants agricoles tels que les nutriments, les PFAS et les microplastiques; et la promotion d’un plan scientifique intégré à l’échelle du bassin afin de garantir un avenir durable à l’économie, à la main-d’œuvre, aux communautés et à l’environnement de la région.
La CMI continue d’aligner ses efforts et de faire progresser ses objectifs communs avec la CGL et la Commission des pêcheries des Grands Lacs dans le cadre de leur protocole d’entente signé lors de la Semaine des Grands Lacs de l’année dernière.
Allison Voglesong Zejnati is public affairs specialist at the IJC’s Great Lakes Regional Office in Windsor, Ontario.