La CMI confirme le Plan 2014 pour le lac Ontario et le fleuve Saint-Laurent

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La CMI confirme le Plan 2014 pour le lac Ontario et le fleuve Saint-Laurent

Le plan maintient la protection contre les niveaux extrêmes, rétablit les milieux humides et prépare aux changements à venir

La Commission mixte internationale (CMI) annonce aujourd’hui que le Plan 2014 est l’option privilégiée pour régulariser les niveaux et les débits du lac Ontario et du fleuve Saint-Laurent. Le Plan 2014 permet des fluctuations plus naturelles des niveaux tout en restreignant les dégâts occasionnés par les épisodes d’eaux extrêmement hautes ou extrêmement basses presque autant que le plan actuel.

Le Plan 2014 aide à protéger tous les utilisateurs contre les niveaux d’eau extrêmes, prévoit la plus vaste restauration de milieux humides dans la région et prépare aux changements qui toucheront les Grands Lacs dans l’avenir.

La CMI conclut que le Plan 2014 devrait être mis en application dès que possible. Ce plan continuera de favoriser les conditions qui contribuent au bien-être économique des collectivités du bassin tout en améliorant durablement la santé écologique du lac Ontario et du cours supérieur du Saint-Laurent. Après avoir soigneusement étudié et pris en considération les questions soulevées au cours des audiences publiques, la CMI a soumis un rapport aux gouvernements du Canada et des États-Unis au sujet de la régularisation du lac et du fleuve, et elle souhaite obtenir leurs points de vue sur le nouveau plan de gestion et leur approbation.

Le Plan 2014 a reçu l’appui unanime des commissaires Benoît Bouchard, Dereth Glance, Rich Moy, Lana Pollack et Gordon Walker. Il a été établi après analyse de l’application du plan de régularisation en vigueur sur un demi-siècle et après quatorze années passées à effectuer des analyses et des études et à consulter la population.

Mme Pollack, présidente de la Section américaine de la CMI, explique : « Nous avons pris en considération l’avis de scientifiques et d’ingénieurs et recueilli aussi un grand nombre de commentaires de la part de propriétaires d’habitation, de plaisanciers, de transporteurs et de riverains et usagers de ces eaux. »

M. Walker, président de la Section canadienne, ajoute : « Nous avons envisagé des milliers de solutions et nous sommes efforcés de répondre aux besoins très légitimes de toutes les parties prenantes. Le moment est venu de présenter nos conclusions et d’adopter un nouveau plan. »

Les travaux importants de recherche sur le terrain et d’analyse effectués dans le cadre de l’Étude internationale sur le lac Ontario et le fleuve Saint-Laurent ont montré que l’actuel plan de régularisation a nui à la santé de l’écosystème par la dégradation importante de 26 000 hectares (64 000 acres) de milieux humides riverains. Après un examen approfondi de différents plans, la Commission a conclu que le Plan 2014 offrait le meilleur moyen de contrecarrer certains des dommages causés tout en équilibrant les utilisations en amont et en aval et limitant les dégâts occasionnés aux ouvrages de protection des rives.

Les débits sortants du barrage de la centrale hydroélectrique Moses-Saunders, situé en travers du Saint-Laurent, entre Cornwall, en Ontario, et Massena, dans l’État de New York, influent sur les niveaux d’eau du lac Ontario et, en aval, aussi loin que le lac Saint-Pierre dans le Saint-Laurent. Les niveaux et débits sont surtout le jeu de facteurs naturels comme les précipitations, l’évaporation, les embâcles et le vent. Cela dit, la régularisation des débits par le barrage a apporté de grands avantages : réduction des inondations, des dégâts causés par les tempêtes et de l’érosion des rives du lac; réduction des crues en aval; amélioration des conditions dans le lac et le fleuve pour les prises d’eau, la navigation de plaisance, la navigation commerciale et la production d’énergie hydroélectrique.

La CMI a approuvé la réalisation du barrage Moses-Saunders en 1952 et a établi les critères pour la gestion des débits en 1956. Conformément au Traité des eaux limitrophes de 1909, la CMI veille à ce que l’exploitation du barrage respecte les usages de l’eau aux fins de l’approvisionnement en eau potable, de l’assainissement, de la navigation commerciale et des autres centrales hydroélectriques. La CMI prend aussi des dispositions pour empêcher que l’exploitation du barrage ne nuise aux intérêts touchés, y compris les collectivités riveraines d’amont et d’aval, la navigation de plaisance et l’environnement naturel.

À la demande des deux gouvernements fédéraux en 1952, la CMI a pris des dispositions pour restreindre l’amplitude naturelle des fluctuations de niveau au profit des collectivités riveraines du lac Ontario. À l’époque, on n’a tenu aucun compte des répercussions sur les ressources naturelles, dont les milieux humides riverains, qui sont les reins des Grands Lacs, puisqu’ils filtrent les polluants, et qui offrent un habitat essentiel à de nombreuses espèces d’amphibiens, d’oiseaux, de mammifères et de poissons.

La CMI a été créée en vertu du Traité des eaux limitrophes de 1909 pour aider les États-Unis et le Canada à prévenir et à résoudre les différends relatifs à l’utilisation des eaux que partagent les deux pays. Elle s’occupe notamment d’étudier les demandes de projets qui ont une incidence sur les niveaux et les débits naturels des eaux limitrophes.

Pour plus de renseignements, prière de consulter le site Web de la Commission à www.ijc.org.

 

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Pour renseignements

Nick Heisler          Ottawa               heislern@ottawa.ijc.org              613-992-8367

Frank Bevacqua   Washington        bevacquaf@washington.ijc.org    202-736-9024

Sarah Lobrichon   (en français)      lobrichons@ottawa.ijc.org           613-992-5368