Journée mondiale consacrée aux milieux humides

31 janvier 2014

Les milieux humides travaillent fort : ils filtrent les contaminants avant que ceux-ci atteignent les cours d’eau, aident à empêcher les inondations et remplissent beaucoup d’autres fonctions. Ils méritent bien qu’on leur consacre une journée : le 2 février est donc la Journée mondiale des zones humides.

Cela dit, ils ne font pas relâche en cette journée. En effet, ces « reins de la nature » travaillent toute l’année, dans toute la région des Grands Lacs, dans toute l’Amérique du Nord et partout ailleurs.

La CMI, avec ses partenaires au Canada et aux États-Unis, participe à de multiples efforts de conservation de restauration et de protection des milieux humides.

Rempart contre les contaminants et les inondations, les milieux humides sont aussi un lieu d’accueil pour les espèces sauvages.

Le vendredi 31 janvier, la CMI s’est associée à une manifestation de la Journée mondiale des zones humides à Gibraltar, au Michigan. La manifestation a eu lieu à l’école secondaire Carlson, près du marais Humbug qui fait partie du refuge faunique international de la rivière Detroit. Plus de 1 500 élèves de la région y ont participé.

The IJC display at the World Wetlands Day event in Gibraltar. From left to right, student interns Leah Quin and Collin Branton, with Great Lakes Regional Office staffer Sheila Hamstra.Stand de la CMI à Gibraltar, à l’occasion de la Journée mondiale des zones humides. De gauche à droite, les étudiants stagiaires Leah Quin et Collin Branton, en compagnie de Sheila Hamstra, employée du Bureau régional des Grands Lacs.

La manifestation a compris de multiples activités interactives, des exposés et des démonstrations, ainsi qu’une exposition comportant une vingtaine et plus de stands consacrés à la conservation des milieux humides.

C’était la troisième année que la CMI participait à la manifestation. À son stand, on expliquait les effets des espèces envahissantes sur les écosystèmes riverains. On y a présenté une carpe asiatique empaillée, des échantillons de plantes envahissantes, comme le roseau commun, et une lamproie vivante, aimablement fournie par la Commission des pêcheries des Grands Lacs.

IJC student intern Leah Quin gets a hands-on demonstration of how a lamprey attaches itself to fish. Leah Quin, étudiante stagiaire à la CMI, montre comme la lamproie se fixe au poisson.

 

Outre sa participation à la manifestation de Gibraltar, la CMI anime plusieurs projets concernant les milieux humides.

Par exemple, dans la version définitive de ses recommandations pour réfréner les proliférations d’algues dans le lac Érié, la Commission engage les gouvernements à collaborer avec les municipalités pour accélérer la promotion et l’emploi d’éléments d’une « infrastructure verte », comme les milieux humides artificiels.

La CMI envisage l’application du Plan 2014, pour moderniser la régularisation du lac Ontario et du fleuve Saint-Laurent, qui pourrait, s’il est adopté, améliorer la santé des milieux humides entourant le lac et le fleuve davantage que toutes les mesures de restauration prises jusqu’ici dans le bassin des Grands Lacs.

La Journée mondiale des zones humides, le 2 février, marque la date de l’adoption de la Convention Ramsar, en 1971. Cette convention internationale pour la conservation des zones humides a été adoptée par de nombreux pays, dont le Canada et les États-Unis.

Il est bon de prendre un moment pour reconnaître les milieux humides, au moins une fois par an, et d’en apprendre plus au sujet des avantages qu’ils apportent. Si nous ne protégeons pas les milieux