GLANSIS : Un guichet unique d’information sur les envahisseurs aquatiques des Grands Lacs

13 juin 2016
GLANSIS invasive species poster

 

glansis poster great lakes connection
Affiche composée d’images d’espèces aquatiques non indigènes établies dans les Grands Lacs. De l’information sur ces espèces est stockée dans le Great Lakes Aquatic Nonindigenous Species Information System (GLANSIS). Source : NOAA

La santé de l’écosystème des Grands Lacs est compromise depuis des décennies par les invasions de plus de 180 espèces aquatiques non indigènes. Parmi ces espèces s’inscrivent des poissons, des plantes et des agents pathogènes qui ont pénétré dans le bassin de différentes manières, allant de graines amenées au pays par les premiers colons européens à l’eau de ballast transportée par les navires océaniques.

Pour relever les grands défis que pose la gestion de l’écosystème des Grands Lacs, il faut comprendre comment les espèces aquatiques non indigènes y sont introduites et s’y propagent, comment elles transforment les écosystèmes indigènes et nuisent à l’économie locale, et cerner des méthodes de prévention et de lutte.

Pour faire front uni dans la lutte contre les invasions des Grands Lacs, le Great Lakes Environmental Research Laboratory de la National Oceanic and Atmospheric Administration a aidé à créer le Great Lakes Aquatic Nonindigenous Species Information System (GLANSIS).

Le GLANSIS est un nœud de la base de données Nonindigenous Aquatic Species de la United States Geological Survey. Il constitue un guichet unique qui renferme de l’information sur les envahisseurs aquatiques des eaux canadiennes et américaines causant des incidences écologiques et économiques. Le GLANSIS facilite la recherche et la gestion de la région des Grands Lacs en procurant une base d’information évaluée par des pairs sur laquelle les stratégies de gestion peuvent être fondées.

Le GLANSIS héberge de l’information sur l’identification, la répartition, l’écologie, l’impact et la gestion de toutes les espèces aquatiques non indigènes établies dans les Grands Lacs – ainsi que sur plusieurs espèces qui ont été identifiées comme présentant un risque élevé d’invasion future.

Le rapport technique intitulé An overview of the management of established nonindigenous species in the Great Lakes est un récent produit fondé sur le GLANSIS. Il donne un aperçu des pratiques de gestion visant les espèces non indigènes établies dans la région des Grands Lacs. La boîte à outils des pratiques de gestion va de moyens chimiques à des moyens physiques en passant par la lutte biologique.

Pour utiliser la base de données, allez à la page d’accueil du GLANSIS, où vous trouverez des définitions et des instructions, puis cliquez sur l’onglet Search en haut de la page. Vous pouvez chercher de l’information sur une espèce (comme une fiche technique et des mentions de collecte), soit par son nom scientifique ou son nom commun. Un lien Search Help en rouge vous permet d’accéder à des trucs de recherche de l’information désirée.  

Le Great Lakes Environmental Research Laboratory a investi dans le GLANSIS pour assurer qu’un cadre global qui compile l’information sur les espèces aquatiques non indigènes provenant de diverses sources soit établi. Des comparaisons peuvent ainsi être faites parmi les groupes taxinomiques à l’échelle régionale. Autrement dit, vous pouvez faire des comparaisons et établir les priorités selon l’espèce, allant de la moule zébrée à l’iris des marais, ou d’un écosystème, allant d’un milieu humide fragile du nord du Minnesota aux eaux libres du lac Ontario.

Les composantes développées au titre du GLANSIS comprennent les suivantes :

  • des fiches techniques détaillées sur chacune des 186 espèces non indigènes établies dans les Grands Lacs, 12 espèces identifiées comme en voie d’y élargir leur aire de répartition, et 67 espèces identifiées comme présentant un risque d’invasion du bassin;
  • de l’information propre à chaque espèce en appui de la détection précoce, de l’intervention rapide, de l’évaluation du risque et des activités de lutte;
  • des cartes détaillées et les fiches de collecte connexes pour des milliers de mentions d’espèces non indigènes dans le bassin des Grands Lacs.

Reconnaissant la gravité du problème environnemental persistant, le Great Lakes Environmental Research Laboratory a assumé un rôle de chef de file dans la localisation d’espèces aquatiques non indigènes dans toutes les eaux du monde et la propagation de ces espèces dans l’ensemble des Grands Lacs. Les données et l’information rendues accessibles par le GLANSIS sont essentielles au renforcement de notre capacité de protéger et de restaurer l’écosystème aquatique des Grands Lacs.

la moule quagga
Quatre en tête de liste : Dans une évaluation des impacts publiée en 2014, la grande lamproie marine, la moule zébrée, la moule quagga (ci-dessus) et le gobie à taches noires venaient en tête de liste en raison de leurs très grands impacts environnementaux et socioéconomiques. Les chercheurs ont conclu que plus de 30 % des envahisseurs établis avaient d’importants effets néfastes. Source : NOAA.