Dépêches d’Ottawa : bonnes nouvelles, personnes compétentes et avenir prometteur

02 janvier 2014

Les nouvelles provenant de la région frontalière du Canada et des États-Unis sont bonnes. Dans l’ensemble, les conseils de la CMI qui s’occupent de la gestion transfrontalière des débits, de la qualité de l’eau et des ressources aquatiques ont signalé, à la récente réunion semestrielle d'automne à Ottawa, que les crues et les sécheresses extrêmes avaient été épargnées aux riverains des eaux que se partagent les deux pays.

Les niveaux des lacs Michigan et Huron et du lac Supérieur demeurent sous la moyenne, mais sont en nette remontée par rapport aux creux sans précédent atteints il y a près d’un an. La qualité de l’eau continue de préoccuper. Le problème des excès de nutriants qui suscitent l’apparition de fleurs d’eau persiste dans le lac Érié. Les espèces aquatiques envahissantes continuent leur progression vers l’ouest. Les moules zébrées ont commencé à se reproduire dans le bassin de la rivière Rouge, et les riverains du lac Osoyoos s’efforcent toujours de juguler l’invasion du myriophylle, plante herbacée très vivace.

Eurasian water milfoil. Credit: USFWS.Myriophylle en épi. Photo : USFWS.

Les divers conseils ont comparu devant la CMI pour parler de la situation et des enjeux propres aux bassins hydrographiques dont ils s’occupent respectivement. En outre, leurs membres de toutes origines, du Maine jusqu’à la Colombie-Britannique, ont participé à un atelier de l’Initiative internationale des bassins hydrographiques où on a sollicité leurs idées et leurs points de vue et cherché à éclairer les priorités stratégiques de la CMI. L’accès aux informations et leur diffusion, qui misent sur l’harmonisation des données hydrographiques transfrontalières de la CMI, demeurent une priorité essentielle pour l’ensemble des conseils de la CMI.

Les professionnels qui font partie des conseils de la CMI soutiennent la collaboration et la résolution des problèmes de part et d’autre de la frontière. Ils sont les yeux et les oreilles de la Commission dans les régions limitrophes. Ce sont des bénévoles et des spécialistes de leur domaine et, comme les commissaires, ils exercent impartialement leurs fonctions. Le Conseil scientifique des Grands Lacs, cherchant à déterminer la valeur des services rendus, l’a estimée, pour lui uniquement et sans compter les salaires, à un million de dollars par an. L’expertise collective et l’intégrité des membres des conseils constituent l’assise sur laquelle reposent les travaux concertés que réalise la CMI pour protéger les eaux communes aux deux pays.

À Ottawa, la CMI a souligné la retraite de plusieurs personnes ayant de longs états de service comme membres de conseil :

Commissioner Benoît Bouchard, right, thanks André Carpentier, left, for his service on the International St. Lawrence River Board of Control.

André Carpentier a longtemps été membre du Conseil international de contrôle du fleuve Saint-Laurent.

André a occupé plusieurs autres fonctions. La Commission a pu compter sur ce travailleur inlassable et expert technique durant 28 ans.

Il nous assure qu’il ne s’éloignera pas trop.

Rick Cousins a été au service de la Commission durant les 31 dernières années.

Rick était chargé de la surveillance de la régularisation au quotidien pour le Conseil international de contrôle du lac à la Pluie. Le travail qu’il a fait pour réviser
Rick Cousins, left, accepts thanks from Commissioner Rich Moy, right, for Cousins’ service on the International Rainy-Lake of the Woods Watershed Board.
la courbe d’exploitation des ouvrages 

Expert technique et communicateur efficace, Rick a fait partie du paysage du lac des Bois et de la rivière à la Pluie durant trois décennies de hautes et basses eaux.régulateurs et le
protocole de surveillance de l’esturgeon jaune a été particulièrement précieux.

La CMI souhaite bonne chance à André et à Rick dans leurs prochaines aventures.

Les conseils de la CMI qui s’occupent de la qualité de l’eau ont comparu dans leur forme actuelle pour la dernière fois. Dans sa version de 2012, l’Accord relatif à la qualité de l'eau dans les Grands Lacs a élargi la composition des conseils, et la CMI a créé un processus de nomination auquel le public est associé pour repeupler le Conseil consultatif scientifique des Grands Lacs (CCAGL) et le Conseil de la qualité de l’eau des Grands Lacs (CQEGL) dans leur forme nouvelle. Ces conseils ont beaucoup contribué à faire progresser les éléments scientifiques et stratégiques relatifs aux Grands Lacs.

La barre est placée haut, et les prochains conseils s’appuieront sur des fondements solides pour conquérir les enjeux tenaces des Grands Lacs. La Commission est reconnaissante aux membres sortants du CCAGL et du CQEGL, et elle se réjouit de collaborer étroitement avec les nouveaux membres pour aider les gouvernements à réaliser les objectifs de l’accord de 2012. Les nouveaux membres doivent être annoncés au début de 2014.

Mobiliser le public, les scientifiques et les décideurs le long de la frontière canado-américaine en faveur des activités de la CMI constitue une priorité. La CMI utilise les outils de médias sociaux Twitter et Facebook et elle a redessiné son site Web, afin de pouvoir mieux communiquer l’information et accueillir les commentaires.

Dans les premiers mois de 2014, la CMI compte publier un certain nombre de rapports et de recommandations. Les délibérations sont en cours au sujet du Plan 2014 touchant la régularisation des niveaux et débits d’eau du lac Ontario et du fleuve Saint-Laurent. On finaliser l’ordonnance mise à jour concernant les débits dans la rivière St. Marys, qui relie le lac Supérieur aux lacs Michigan et Huron.

La CMI prévoit aussi mettre la dernière main à la stratégie de gestion adaptative des Grands Lacs et du Saint-Laurent établie par l’Équipe de travail dans les premiers mois de l’année. La courbe d’exploitation de la rivière à la Pluie est en révision, et on élabore un plan d’étude de la qualité de l’eau. De plus, la CMI attend les réactions aux recommandations qu’elle a formulées au sujet de l’exécution d’un plan d’étude portant sur les inondations dans le bassin du lac Champlain et la rivière Souris.

Au seuil de sa 105e année d’existence, la Commission comprend bien l’importance et le rôle que joue la communication pour prévoir et éviter les différends. Une intervention concertée en cas de crise – qu’elle soit provoquée par des envahisseurs aquatiques, des sécheresses ou des déluges – repose sur l’investissement dans les relations binationales et les engagements en faveur de la coopération.

Comme toujours, la coopération tient aux personnes qui la concrétisent. Mobilisez-vous, informez-vous et parlez à vos amis. Nos eaux communes ont besoin de vous.