Découvrez les activités récentes de la CMI dans son rapport annuel 2025

Julien Houle
IJC

Cette année a été riche en événements dans nos bassins transfrontaliers, et le rapport annuel d’activités 2025 récemment publié par la Commission mixte internationale (CMI) en témoigne! Nos 15 conseils permanents ont eu fort à faire pour relever toutes sortes de défis, allant de graves sécheresses et de conditions météorologiques extrêmes à des pressions écologiques en constante évolution.

L’un des jalons les plus importants que nous célébrons aujourd’hui est l’avancement des travaux du Groupe d’étude international sur la pollution de l’eau dans le bassin Elk-Kootenai/y. Ce projet marque une première historique pour la CMI, car il s’agit du tout premier renvoi de la part des gouvernements canadien et américain qui intègre une proposition élaborée en partenariat avec la nation Ktunaxa. Une telle collaboration témoigne de notre engagement continu à intégrer directement les savoirs autochtones dans la gestion de nos eaux communes. Nous avons poursuivi sur cette lancée à Ottawa en octobre 2025 en tenant notre deuxième réunion en présentiel du Cercle d’experts autochtones afin de discuter de la manière dont la CMI peut renforcer sa collaboration avec les nations autochtones dans les bassins hydrographiques transfrontaliers. 

Nous avons également assisté à une formidable réussite écologique dans l’est, soit dans le bassin hydrographique de la rivière Sainte-Croix. Le barrage de Milltown ayant été définitivement mis hors service et démantelé, nous avons officiellement clôturé l’ordonnance de 1934 qui le visait. Il s’agit d’une excellente nouvelle pour la santé de la rivière, car l’élimination de cet ancien obstacle rouvre des voies de migration essentielles et historiques permettant aux poissons anadromes de remonter le courant pour aller frayer.

Plus à l’ouest, les conditions climatiques ont obligé nos conseils locaux de gestion des eaux à agir rapidement. La chaleur et la sécheresse ont posé de sérieux défis, mais le Conseil international du bassin du lac des Bois et de la rivière à la Pluie et le Conseil international du bassin de la rivière Rouge y ont fait face avec détermination. Ils ont eu recours à des simulations de faible débit pour protéger les habitats locaux et ont adopté une nouvelle directive prévoyant des sièges réservés aux membres autochtones au sein du comité des niveaux d’eau du lac des Bois et de la rivière à la Pluie. Par ailleurs, dans le bassin hydrographique du lac Osoyoos, la sécheresse a nécessité une gestion minutieuse du niveau du lac afin de garantir un débit suffisant en aval pour préserver les espèces de poissons menacées. Parallèlement, des défaillances structurelles des siphons le long des rivières St. Mary et Milk ont rendu cette année de sécheresse encore plus difficile pour les agriculteurs locaux pratiquant l’irrigation. Le Groupe d’étude international des rivières St. Mary et Milk travaille d’arrache-pied à l’élaboration de mesures structurelles et administratives visant à renforcer la résilience du système; un rapport final à ce sujet est attendu au courant de l’année.

En plus de toutes ces initiatives locales, nous avons adopté une vision globale de la sécurité hydrique régionale dans le cadre de notre plus récente évaluation décennale, décrite dans le rapport intitulé Protection des eaux des Grands Lacs : Rapport de 2025 sur les dérivations et utilisations de l’eau. Ce rapport traite des pressions actuelles qui pèsent sur notre approvisionnement en eau et présente des recommandations visant à protéger le bassin contre l’essor de nouvelles industries à forte consommation d’eau, telles que les centres de données en pleine expansion. Afin d’apporter un soutien concret aux communautés locales, nos conseils consultatifs des Grands Lacs ont également publié un guide d’adaptation au changement climatique destiné aux petites municipalités, un nouveau cadre de gestion des risques permettant de suivre et de gérer la pollution par les microplastiques, ainsi qu’une évaluation des moyens d’améliorer les activités de surveillance scientifique hivernale.

Aucune de ces réalisations n’aurait été possible sans le soutien des membres de notre communauté. Si nos trois bureaux assurent le bon fonctionnement de nos activités, le véritable moteur de notre mission réside dans le dévouement et l’expertise exceptionnels de plus de 200 membres siégeant à nos conseils, comités et groupes de travail. Ces personnes consacrent généreusement leur temps à veiller à la santé et à la vitalité de nos eaux transfrontalières au bénéfice des générations futures.

Vous pouvez consulter le rapport complet sur cette page Web : https://ijc.org/fr/rapport-annual-dactivites-de-la-cmi-2025

Julien Houle
IJC

Julien Houle is a communications adviser for the IJC’s Canadian Section in Ottawa, Ontario.