Le Plan

Prolongation de la période de commentaire jusqu’ au 17 septembre 2010


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  • Le gaspareau est un poisson anadrome qui joue un rôle essentiel dans les réseaux trophiques des écosystèmes d’eau douce et des écosystèmes marins et terrestres du bassin de la rivière Ste-Croix. Comme il fraie en rivière, les obstacles imposés à son passage depuis 1987 en ont réduit la population dans le bassin au point où elle n’est plus autosuffisante (p. 1-2).
  • La Commission mixte internationale (CMI) et son Conseil international de la rivière Ste Croix (le Conseil) ont demandé au Comité directeur des pêches de la rivière Ste Croix, organe interorganisme binational, de proposer un plan de gestion adaptative pour rouvrir le bassin au gaspareau (p. 2 et suiv.).
  • L’objectif du projet de plan est de rétablir une population autosuffisante du gaspareau, tout en maintenant ou en augmentant la pêche de l’achigan à petite bouche. On prend grand soin de protéger la pêche sportive pendant la réintroduction du gaspareau dans le système (p. 1).
  • Le lac Spednic, le lac West Grand et toutes les eaux en amont ont été exclus de la zone qui est rouverte au gaspareau. Le tiers de l’habitat naturel estimatif de fraie du gaspareau serait rouvert selon le plan (p. 1, p. 4-8).
  • Cette exclusion reconnaît les préoccupations des amateurs de pêche sportive suscitées par la baisse rapide de la population d’achigan du lac Spednic il y a 25 ou 30 ans, même si d’autres facteurs que le gaspareau ont pu jouer sur cette baisse (p. 8-10).
  • La gestion adaptative suppose qu’on surveillera le succès de reproduction de l’achigan pour déterminer le rythme auquel reconstituer la population de gaspareau. Une fois atteint le chiffre de six gaspareaux par acre (14,8 par hectare), le nombre de gaspareaux autorisés à passer (l’échappée) sera augmenté uniquement si l’achigan se reproduit bien ou il sera maintenu si la reproduction de l’achigan est faible. Si l’achigan à petite bouche ne se reproduit pas, on ralentira la reconstitution de la population de gaspareau – même si d’autres facteurs comme des températures basses à l’époque de la fraie sont la cause de la diminution de la population de l’achigan (p. 10-15).
  • Un groupe interorganisme mettrait en œuvre le plan et examinerait les modifications proposées au cours des années à venir. Les rédacteurs du plan proposent une répartition théorique du travail et des frais entre les organismes fédéraux et les organismes étatiques et provinciaux des deux côtés de la frontière, qui seraient appuyés par la Commission mixte internationale (p. 16-18).
  • Les rédacteurs se sont fondés sur les dizaines d’années d’expérience et de connaissances qu’ils cumulent concernant le bassin, ainsi que sur la documentation scientifique pertinente (bibliographie, p. 19-21).
  • Par comparaison avec une réouverture sans restriction, le plan ajoute en moyenne dix ans au temps requis pour atteindre l’objectif d’échappée – voire plus, si la population d’achigan ne croît pas comme prévu (p. 21-23).