Frequently Asked Questions
- De nombreux commentaires formulés au sujet du plan déploraient qu’il protège une espèce introduite, l'achigan à petite bouche, aux dépens de l'espèce indigène, le gaspareau, lorsque l'achigan ne se reproduit pas bien. Pourquoi ne pas simplement ouvrir entièrement la rivière et surveiller les effets de cette mesure, comme beaucoup de gens le demandent?
- Certains commentaires laissent entendre que le plan de gestion adaptative ne va pas assez loin. Pourquoi ne pas établir des mesures qui pourraient être prises à moyen et à long terme, si le plan réussit, comme l'ouverture de certaines parties du système qui demeureraient fermées pendant la phase initiale?
- N'y a-t-il pas un accord général sur les aspects scientifiques, comme l'indiquent les commentaires formulés par la NOAA, le Fish and Wildlife Service et de nombreux chercheurs?
- La question de savoir si le gaspareau est une espèce indigène est-elle résolue? De nombreux commentaires donnent à penser que d'autres études seraient nécessaires.
- N'existe-t-il vraiment aucune possibilité d'entente concernant un plan de réouverture, comme la lettre du gouverneur du Maine le laisse entendre?
- Quelles sont les prochaines étapes? La CMI rendra t-elle une ordonnance visant à rouvrir les passes à poissons, comme le suggèrent le gouverneur et les principaux législateurs du Maine, la NOAA et de nombreux autres?
- Comment le plan ou des éléments du plan pourraient-ils être mis en œuvre sans qu'un ou plusieurs organismes ne fournissent les ressources nécessaires?
- Le comité de rédaction présentera-t-il un plan modifié à la lumière des commentaires formulés lors de la réunion publique et par écrit?
- Quels efforts ont été déployés pour susciter l'intérêt des collectivités autochtones des États Unis et du Canada au sujet du plan de réouverture de la rivière Ste Croix aux gaspareaux?
- Quel est le but du plan?
- Pourquoi faut-il élaborer un plan pour rétablir les populations du gaspareau?
- De quelle manière le plan protège-t-il la pêche à l’achigan à petite bouche?
- Pourquoi parle-t-on de plan de gestion « adaptative »?
- Pourquoi a-t-on choisi le succès de reproduction de l’achigan comme critère?
- Quelles sont les preuves? Le nombre de jeunes achigans dans le lac Spednic n’a-t-il pas chuté dans les années 1980?
- Le nombre de jeunes achigans dans le lac Spednic n’a-t-il pas augmenté après la fermeture des passes migratoires?
- Dans le plan, il est fait mention de nombres élevés de gaspareaux – 4,45 millions, voire 23 millions. S’agit-il de cibles?
- Qu’arrivera-t-il si 4,45 millions de gaspareaux peuvent migrer dans le bassin selon le plan?
- Comment a-t-on obtenu ce chiffre de six gaspareaux par acre (14,8 par hectare)? Qu’est-ce que cela signifie?
- Pourra-t-on discuter du plan et formuler des commentaires avant que la version définitive ne soit approuvée?
- Expliquera-t-on de façon détaillée ce que le plan comprend?
- Comment la CMI est-elle devenue un acteur dans ce dossier?
- Pourquoi la CMI n’ordonne tout simplement pas la réouverture des passes migratoires aux barrages?
- Quelles sont les autres étapes requises pour mettre en œuvre le plan?
- Est-ce que le plan augmentera le nombre de gaspareaux plus lentement que si les gaspareaux étaient rétablis sans surveillance?
Le plan vise à appliquer les meilleures connaissances scientifiques afin d’atteindre un consensus qui permettrait de mettre en place une législation pour le rétablissement du gaspareau. Une question fondamentale se pose : doit-on appliquer la gestion adaptative ou simplement rouvrir la rivière et laisser la nature faire son œuvre? Les biologistes qui ont élaboré le plan s'entendent pour dire que la gestion est préférable. La réunion publique et les commentaires écrits n'ont pas révélé de terrain d'entente sur ce point élémentaire.
Les rédacteurs ont trouvé que ces commentaires suggérant l'établissement de points de prise de décisions et d'analyse des décisions étaient utiles, dans la mesure où on souhaite procéder à une gestion adaptative. On pourrait aussi effectuer une surveillance sans faire une gestion active, ou encore élaborer un plan de gestion de rechange. Il est important de se demander si ces solutions attireraient davantage l'appui du public.
Sur la plupart des aspects, oui. Il ne fait aucun doute parmi les rédacteurs du plan (qui sont des spécialistes des pêches) et au sein du reste de la communauté scientifique que le gaspareau est indigène dans la rivière Ste-Croix et qu’il est très important de réintégrer une espèce indigène dans un bassin versant, afin de rétablir des relations essentielles sur le plan de l'environnement et de l'habitat qui ont été perturbées par les activités humaines. La question qui se posait demeure la même : quelle est la meilleure façon de procéder dans ce bassin versant en particulier? Le rétablissement du gaspareau ne pourrait-il pas être fait tout en tenant compte des autres intérêts importants?
Au sein de la communauté scientifique, on s'entend pour dire que des preuves historiques et fossiles confirment que le gaspareau est une espèce indigène de ce bassin versant. Le Conseil est heureux de communiquer le lien vers la documentation disponible à ce sujet, dont il est fait mention dans l'ébauche du plan de gestion : http://www.maine.gov/dmr/searunfish/reports/stcroixalewifeflagg07.pdf.
La lettre du gouverneur précise qu'il est peu probable que les tentatives d'engager des discussions sur un projet législatif soient plus fructueuses que lors des essais précédents. Le Conseil et les rédacteurs du plan ont fait de leur mieux pour favoriser un débat fondé sur les connaissances scientifiques qui permettrait qu'une solution législative à ce problème soit proposée. Toutefois, l'affirmation du gouverneur selon laquelle on ne semble pas s'entendre sur les meilleures avenues à explorer repose sur des faits, si l'on considère les points de vue diamétralement opposés présentés à la réunion publique et exprimés dans les commentaires reçus, et l'absence presque totale de propositions pour faire le pont entre ces idées.
Les rédacteurs du plan ont présenté un rapport au Conseil, et ce dernier a exposé à la CMI les résultats de la réunion publique, à laquelle deux des six commissaires et du personnel de la CMI ont assisté. Le Conseil a passé en revue la centaine et plus de commentaires qu'il a reçus, et a informé les commissaires des principaux points soulevés. Les commissaires ont demandé que le Conseil poursuive ses discussions avec les Autochtones, les organismes chargés des ressources naturelles et les autres parties intéressées afin d'éclairer la Commission sur la suite à donner, qui pourrait inclure des discussions d'ordre juridique avec les gouvernements des États-Unis et du Canada.
Le Conseil considère cette question comme un réel problème. Plusieurs organismes ont précisé qu'ils n'étaient pas en mesure de fournir les ressources nécessaires pour appuyer le plan. On ignore quels organismes seraient capables de fournir les ressources pour aider à élaborer ou à mettre en place un plan modifié. En soi, l'ouverture des passes à poissons ne nécessite pas beaucoup de ressources humaines ou financières. Cependant, il serait impossible de procéder, si on le souhaitait, à la surveillance de la remonte des gaspareaux et des effets de la présence des gaspareaux sur la population d'achigans et à de nouvelles mesures de gestion adaptative ou autres, en l'absence de ressources suffisantes.
Après avoir examiné les commentaires reçus, les rédacteurs ont décidé que les changements qui pourraient être apportés au plan seraient plutôt des précisions que des modifications. Vu l'absence apparente de consensus concernant l'application de ce genre de plan de gestion adaptative pour rétablir le gaspareau dans la rivière Ste-Croix, les rédacteurs ont jugé peu utile de réviser en profondeur l'ébauche du plan.
Pendant l'élaboration du plan, le comité de rédaction a, de façon régulière, tenu informés la Maine Indian Tribal-State Commission (MITSC) et les chefs des trois bandes de la région de Passamaquoddy. Avant la tenue de la réunion publique, les coprésidents du Conseil ont rencontré des représentants de la MITSC ainsi que deux des trois chefs de bande de la région de Passamaquoddy; ils n'ont pas réussi à rencontrer le troisième chef de bande, mais ce dernier a assisté à la réunion publique. En outre, à cette réunion, le coprésident du Conseil pour les États Unis a souligné l'importance que le Conseil accorde à la participation des Autochtones, et a invité ces derniers à discuter du plan plus en détail. Le Conseil souhaite concourir à la tenue d’une réunion à cet égard et continue d'accorder une grande importance à la participation des Autochtones.
Le but du plan est de rétablir le gaspareau anadrome, espèce de poisson indigène, dans le bassin de la rivière Ste-Croix tout en maintenant la pêche à l’achigan à petite bouche à son niveau actuel ou à un niveau plus élevé. Étant donné que le gaspareau doit remonter les cours d’eau pour frayer, il joue un rôle crucial dans les réseaux trophiques et les cycles nutritifs des habitats d’eau douce et des habitats marins et terrestres du bassin. Comme poisson-appât, il contribue à soutenir les pêches côtières et la pêche au homard. Des fossiles révèlent que le gaspareau était présent dans le bassin aux temps préhistoriques.
Le gaspareau n’a plus accès à presque tout son habitat de fraie en amont depuis 1987, en raison de son rôle présumé dans le déclin rapide de la population de l’achigan à petite bouche. Une loi adoptée par le Maine a entraîné la fermeture des passes à poissons de tous les barrages, sauf celui le plus en aval (Milltown), en 1995. La loi a été modifiée en 2008 afin de permettre la réouverture du barrage de Woodland juste en amont, mais le gaspareau n’a tout de même accès qu’à 2 % de son habitat indigène dans le bassin.
Le plan assure la protection de l’achigan de plusieurs manières. En premier lieu, le gaspareau n’aura pas accès à l’ensemble du bassin. Seulement le tiers de l’habitat naturel de fraie du gaspareau serait accessible. Les lacs West Grand et Spednic ainsi que toutes les eaux situées en amont ne seront pas accessibles au gaspareau. En second lieu, le rythme auquel le gaspareau aura de nouveau accès au bassin sera fonction du succès de reproduction de l’achigan.
La gestion « adaptative » suppose l’adoption d’une approche de précaution. Les résultats obtenus, y compris le succès de reproduction de l’achigan à petite bouche, feront l’objet d’un suivi chaque année, et le taux de migration (« échappée ») du gaspareau par les passes à poissons sera modifié en conséquence. L’échappée n’augmentera que s’il existe des preuves que l’achigan continue de se reproduire avec succès.
Les passes migratoires du gaspareau dans la rivière Ste-Croix ont été fermées entre le début et le milieu des années 1980 en raison du rôle présumé de l’espèce dans le déclin rapide des jeunes achigans de l’année (individus d’un an ou moins) dans le lac Spednic à peu près à la même époque. Bien que les preuves d’interférence passée ne soient pas concluantes, l’adoption d’une approche de précaution pour guider le rétablissement du gaspareau préviendrait le risque d’effets négatifs sur l’achigan.
Une baisse statistiquement significative du nombre de jeunes achigans de moins d’un an a été constatée dans le lac Spednic au moment où la population du gaspareau augmentait dans la rivière Ste-Croix. Toutefois, une telle baisse n’a pas été observée dans d’autres lacs de l’Est du Maine. D’autres facteurs que le gaspareau – variations du niveau du lac, basses températures à l’époque de la fraie – ont vraisemblablement contribué au déclin des jeunes achigans de l’année dans le lac Spednic.
À l’époque où les passes migratoires ont été fermées, des achigans à petite bouche ont été ensemencés dans le lac, les pêcheurs ont été obligés de remettre à l’eau les achigans qu’ils capturaient, et l’exploitant du barrage a laissé s’écouler un plus grand volume d’eau dans le lac durant la saison de fraie. Étant donné que plusieurs mesures correctrices ont été prises simultanément, on ne peut évaluer la part de chaque facteur potentiel dans le déclin des jeunes achigans de moins d’un an dans le lac Spednic au cours des années 1980 ni déterminer quel facteur a joué un rôle clé dans l’augmentation subséquente du succès de reproduction de l’achigan.
Non. Les biologistes des pêches qui ont élaboré le plan avaient besoin d’un point de départ pour procéder à l’analyse scientifique du rétablissement du gaspareau. Le chiffre de 23 millions n’est nullement une cible, même à long terme. Ce n’est qu’un point de référence, une estimation du nombre de gaspareaux que la portion du bassin considérée dans le plan pourrait soutenir dans des conditions naturelles – en l’absence d’intervention humaine, c’est-à-dire sans barrages, sans pêche et sans introduction d’espèces – qui n’existent plus depuis des siècles. De la même façon que personne ne propose d’enlever tous les barrages, personne ne propose le chiffre de 23 millions de gaspareaux comme cible.
Les biologistes des pêches utilisent la « capacité de charge » naturelle d’un bassin pour estimer le nombre de géniteurs requis pour stabiliser une population. Pour le gaspareau, ils ont estimé ce nombre à au moins 4,45 millions. Bien qu’il puisse être perçu comme un objectif de rétablissement à long terme, il est important de préciser que ce chiffre n’établit pas la cible d’échappée initiale de six gaspareaux par acre (14,8/ha) – ou 146 316 gaspareaux dans la partie accessible du bassin – ni le taux d’augmentation des échappées.
Bien avant que la population du gaspareau n’atteigne 4,45 millions d’individus, on saurait que l’espèce n’a pas nui à la population de l’achigan à petite bouche. Conformément au plan, pour que 4,45 millions de gaspareaux puissent franchir les passes migratoires, il faudrait que l’achigan se soit reproduit avec succès tout ce temps. La chose la plus importante à retenir au sujet du plan est ceci : le nombre de gaspareaux pouvant emprunter les passes migratoires chaque année n’augmentera que s’il est prouvé que l’achigan se reproduit continuellement avec succès.
Ce chiffre correspond à la densité d’empoissonnement (transfert d’adultes) utilisée dans le Maine pour rétablir une population dans son habitat de fraie historique. Le plan prévoit laisser la population du gaspareau augmenter sans restriction, depuis le niveau de 2009 (10 450 individus) jusqu’à 146 316 individus dans la partie considérée du bassin versant, ou six individus par acre (14,8 pas hectare). Lorsque la population du gaspareau aura atteint ce seuil initial, toute augmentation subséquente sera fonction du succès de reproduction de l’achigan.
Oui. Le Conseil international du bassin de la rivière Ste-Croix consultera les parties prenantes du bassin au sujet du projet de plan et affichera ce dernier sur son site Web dans le but de solliciter des commentaires 50 jours avant sa réunion publique annuelle du début d’août. À la réunion, le public aura alors l’occasion de discuter du plan avec les membres du Conseil, et la période de consultation se poursuivra dix jours après.
Pour l’essentiel, le projet de plan consiste en une explication détaillée, mais quelque peu technique, de la façon dont les critères de prise de décision ont été élaborés et dont le processus décisionnel se déroulera en vue de rétablir la population du gaspareau tout en garantissant que les effets négatifs sur la pêche à l’achigan à petite bouche seront décelés et que des mesures seront prises rapidement. La section du résumé intitulée « En quoi consiste le plan » en décrit les principaux points. Le public pourra poser des questions à ce sujet dans le cadre de la consultation et à la réunion publique annuelle que tiendra le Conseil au début d’août (pour en savoir plus, consulter le site Web de la CMI).
En vertu du Traité des eaux limitrophes de 1909, il incombe à la CMI d’autoriser les utilisations des systèmes lacustres et fluviaux le long de la frontière tout en protégeant les intérêts concurrents conformément aux règles établies par les deux gouvernements dans le Traité. Par exemple, la Commission a rendu des ordonnances d’approbation à l’égard des barrages ou des canaux dans la rivière Ste-Croix, qui est une voie d’eau internationale. La CMI s’intéresse à la migration des poissons dans la rivière Ste Croix depuis les années 1920.
En 1955, les deux gouvernements fédéraux ont demandé à la CMI de recommander des mesures pour améliorer l’utilisation, la conservation et la régulation des eaux du bassin de la rivière Ste Croix. Le rapport de la CMI comprenait des recommandations pour améliorer la qualité de l’eau de manière à permettre à nouveau la montaison des poissons anadromes, qui quittent les eaux marines pour frayer en eau douce. En 1961, les gouvernements ont officiellement adopté les objectifs de qualité de l’eau recommandés par la CMI et ont convenu de mettre en œuvre des mesures de réduction de la pollution afin de les atteindre. Ils ont également demandé à la CMI de surveiller la pollution des eaux limitrophes par l’entremise d’un conseil consultatif.
Pendant plusieurs années, la Commission et son Conseil international du bassin de la rivière Ste-Croix ont exprimé leurs préoccupations au sujet des obstacles à la migration du gaspareau. Après que le public eut exprimé des préoccupations semblables à la réunion publique du Conseil en 2009, le Conseil, au nom de la CMI, a demandé aux spécialistes du Comité directeur des pêches de la rivière Ste-Croix d’élaborer un plan de gestion adaptative pour le rétablissement du gaspareau.
La CMI a pour mission de prévenir et de résoudre les différends au sujet de l’utilisation des eaux que se partagent le Canada et les États-Unis. À cette fin, la CMI favorise une approche collaborative et s’efforce de dégager un consensus sur des solutions qui comportent de nets avantages pour le bassin versant. La CMI collabore très étroitement avec le Conseil international du bassin de la rivière Ste-Croix, qui rend compte à la Commission sur tous les enjeux relatifs au bassin, dont celui-ci. Le Conseil est le premier conseil de bassin hydrographique à avoir été créé, en 2000, dans le cadre de l’Initiative internationale sur les bassins hydrographiques (IIBH). L’IIBH est l’approche pour le 21e siècle retenue par la CMI pour résoudre les différends en matière d’utilisation de l’eau le long de la frontière internationale. L’IIBH met l’accent sur la participation locale et sur l’adoption d’une perspective globale axée sur le bassin versant qui tient compte des problèmes à la fois de qualité de l’eau et de volume d’eau.
La CMI et le Conseil ont reconnu qu’il était fort souhaitable, sur le plan écologique, de rétablir le gaspareau dans le bassin et ils en ont fait une priorité. Dans le cadre de l’IIBH, la CMI a demandé au Conseil d’élaborer un plan en vue de permettre la migration du gaspareau dans le bassin, en tenant compte des intérêts locaux et des commentaires de la population. Le Conseil a confié aux spécialistes locaux du Comité directeur des pêches de la rivière Ste-Croix le mandat d’élaborer un plan équilibré fondé sur des principes scientifiques. Il en est résulté le présent plan.
Avant d’envisager d’autres mesures d’intervention, la CMI veut permettre au processus consultatif et participatif local, qui est inclus dans le plan, de porter fruit. L’IIBH part du principe que les parties prenantes locales qui sont aux prises avec un problème d’utilisation de l’eau figurent parmi les intervenants les mieux renseignés et les plus aptes à trouver la meilleure solution pour tous. La CMI espère que le plan sera largement accepté, compte tenu qu’il répond à la nécessité écologique de ramener le gaspareau dans le bassin tout en garantissant une protection maximale de la pêche sportive.
Il faudra tenir des consultations avec les organismes fédéraux, étatiques et provinciaux participants, les groupes des parties prenantes de part et d’autre de la frontière, y compris les Autochtones, et le public. Avant que le plan puisse être exécuté, il faudra également que l’État du Maine modifie sa législation pour lever l’interdiction qui empêche le gaspareau de franchir le barrage de Grand-Sault.
Oui, c’est exact. Les personnes qui ont élaboré le plan ont effectué des simulations par ordinateur comportant 1 000 combinaisons possibles d’augmentation du nombre de gaspareaux et de succès de reproduction de l’achigan pendant 50 ans. D’après les résultats obtenus, il faudra entre 10 et 30 ans de plus pour que 4,45 millions de poissons franchissent les barrages si le plan est mis en œuvre que si aucune contrainte n’est imposée à la croissance de la population du gaspareau.
