AVIS PUBLIC
Le mercredi 6 mars 2002
La
CMI rend public un rapport sur les
effets
des opérations régulatrices dans la rivière St. Marys et
invite le public à lui faire parvenir ses commentaires
La
Commission mixte internationale (CMI) a rendu public
aujourd’hui le rapport technique qu’elle a commandé à
son Conseil international de contrôle du lac Supérieur (le
Conseil) sur la question des opérations régulatrices dans
la rivière St. Marys. Dans ce rapport, le Conseil
recommande à la CMI de lui donner plus de temps afin d’évaluer
les impacts des opérations régulatrices dans la rivière
St. Marys. La CMI se propose d’acquiescer à cette
recommandation et invite le public à faire valoir ses
commentaires avant de trancher définitivement à cet effet
le 14 mars 2002.
Contexte:
Les sociétés productrices
d’électricité Edison Sault Electric Company et Great
Lakes Power Limited mènent des opérations régulatrices
dans le but de stocker de l’eau durant les périodes hors
pointe et d’accroître la production d’électricité
durant les périodes de pointe. Ces opérations influent sur
la variation des débits horaires à l’intérieur du débit
journalier moyen ainsi que sur la variation des débits
journaliers à l’intérieur du débit hebdomadaire moyen
(c.-à-d. que les débits sont plus élevés les jours de
semaine et moins élevés les fins de semaines).
Les deux producteurs
d’hydroélectricité sont autorisés à exploiter l’eau
de la rivière St. Marys en vertu des ordonnances
d’approbation de la CMI, qui contiennent des dispositions
visant à protéger les groupes et les secteurs d’activité
qui pourraient être touchés par les variations des niveaux
et des débits naturels au Canada et aux États-Unis. Les débits
sortants du lac Supérieur sont établis mensuellement en
vertu du plan de régularisation approuvé par la CMI, soit
le plan 1977A, sous la supervision du Conseil international
de contrôle du lac Supérieur.
Les bas niveaux actuels et
des études récentes ont amené la CMI à s’intéresser
aux opérations régulatrices dans la rivière St. Marys. La
CMI a informé les producteurs d’hydroélectricité que
ses ordonnances d’approbation n’autorisent pas d’écart
par rapport au débit mensuel fixé dans ce plan ni les opérations
régulatrices. Néanmoins, elle les a autorisés, à titre
provisoire, à mener de telles opérations jusqu’au 20 mars 2002,
sous la supervision du Conseil international de contrôle du
lac Supérieur. Des audiences publiques ont eu lieu le 28
janvier dernier à Sault Ste. Marie (Michigan et Ontario) à
ce sujet.
Conclusions du
Conseil:
Le Conseil a recueilli les avis de
différents groupes d’intérêts et a analysé les données
pertinentes disponibles. Il en a conclu qu’aux pieds des
écluses, les opérations régulatrices entraînent, en
moyenne, des fluctuations de 16 centimètres du niveau de la
rivière St. Marys pour chaque fluctuation de 1,000 m
3
/s
des débits du lac Supérieur.
Cette relation entre les niveaux et
les débits tend à ce dissiper graduellement le long de la
rivière St. Marys et sont négligeables à Rock Cut, près
du lac Huron. Les impacts des opérations régulatrices se
dissipent également rapidement dans le North Channel et
elles n’affectent à peu près pas les niveaux en amont de
Sault Ste.
Marie.
Le Conseil a également
noté que la combinaison des facteurs naturels ayant une
incidence sur les niveaux de l’eau (le vent, les
changements de pression barométrique, les niveaux du lac
Huron) peut faire fluctuer les niveaux de 6 centimètres à
Sault Ste. Marie.
Les opérations régulatrices dans la
rivière St. Marys permettent une gestion plus efficace de
l’eau servant à la production d’hydroélectricité.
Bien que les débits plus importants qu’entraînent
ces opérations peuvent être bénéfique à la navigation
commerciale, la réduction prolongée de ceux-ci peut nuire
au passage des navire entre le lac Huron et le lac Supérieur.
Le Conseil n’a pu établir d’effets négatifs sur
l’environnement.
À partir de l’analyse des données
des quatre dernières années et des qu’il en a tirés, le
Conseil a recommandé à la Commission de permettre la
poursuite des opérations régulatrices pour une autre année
sous diverses conditions. Au cours de cette année, le
Conseil suivra de près la fluctuation des niveaux de la
rivière, évaluera les opérations régulatrices et
collectera des données pertinentes aux différents impacts
connus. À la fin de l’année, le Conseil soumettra un
nouveau rapport à la Commission.
Le rapport du Conseil peut être téléchargé
à partir du site Internet du Conseil au :
../../conseil_board/superior_lake/fr/superior_home_accueil.htm
Le Conseil organisera une séance
d’information publique par le biais d’un appel conférence
le 11 mars prochain à 14h (heure de l’Est) afin de
recevoir les commentaires du public au sujet de son rapport.
Veuillez contacter les secrétaires du Conseil pour
savoir comment vous joindre à cet appel:
|
M.
John W. Kangas
Tél.:
(312) 353-4333
Fax:
(312) 353-3138
Courriel : John.W.Kangas@usace.army.mil
|
M.
Peter Yee
Tél.:(613) 938-5725
Fax:
(613) 937-1302
Courriel : peter_yee@pch.gc.ca
|
Décision de
la CMI
En tenant compte des recommandations
de son Conseil, la CMI se propose de permettre aux
compagnies productrices d’hydroélectricité de poursuivre
leurs activités régulatrices pendant un an selon la
directive suivante :
« Jusqu’au 20 mars 2003, les compagnies
productrices d’électricité pourront poursuivre leurs
activités régulatrices sous la supervision du Conseil
internationale de contrôle du lac Supérieur. Ces opérations
devront être approuvées par le Conseil au début de chaque
mois et devront suivre les le mode d’opération détaillé
dans les mémoires que ces compagnies ont soumis à la CMI
et qui sont datés du 8 février 2002. Les compagnies
devront coordonnés leurs activités régulatrices entre
elles et avec l’approbation du Conseil. Au début de
chaque mois, le Conseil aura la possibilité d’interdire
les opérations régulatrices pour le mois ou une partie de
celui-ci s’il est d’avis que les niveaux aux pieds des
écluses pourraient baisser sous le zéro des cartes pendant
des périodes prolongées les fins de semaines. Le Conseil
pourra également suspendre ou modifier ses directives en
cas d’urgence, comme des bris d’équipement aux
barrages, des accidents de navigation, des difficultés des
systèmes électriques, des conditions météorologique extrêmes
ou autres. Autre que les déviations ci-haut mentionnées,
l’aval de la CMI devra être obtenu par le Conseil avant
toute autre déviation au Plan de régulation 1977-A. »
La CMI a reçu des soumissions de
Great Lakes Power Limited et de Edison Sault Electric
Company visant à permettre la poursuite des opérations régulatrices
indéfiniment. La CMI a décidé de surseoir étant donné
qu’elle permettait aux compagnies de poursuivre ce type
d’opérations pendant une autre année.
La CMI décidera du permis temporaire
des opérations régulatrices le 20 mars 2002, date à
laquelle le précédent permis temporaire viendra à terme.
Toute personne intéressée à faire valoir son point de vue
sur cette question peut le faire d’ici midi le 14 mars
2002, et ce aux adresses suivantes :
Gerald Galloway
Secrétaire, Section américaine
Commission mixte internationale
1250 23rd Street NW, Suite 100
Washington, DC 20440
Fax: (202) 467-0746
|
Murray Clamen
Secrétaire, Section canadienne
Commission mixte internationale
234 avenue Laurier Ouest, 22e étage
Ottawa, ON K1P 6K6
Fax (613) 993-5583
|
La
Commission mixte internationale, créée en vertu du Traité
des eaux limitrophes de 1909, a pour mandat de prévenir et
de résoudre les différends ayant trait à l’utilisation
des eaux partagées par le Canada et les États-Unis. On
peut obtenir des renseignements supplémentaires à son site
Web :
www.ijc.org
.
Contacts: