COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Publication: le 29 octobre 1999
La CMI rend public un plan de travail sur la
régulation du lac Ontario et du fleuve Saint-Laurent
La Commission mixte internationale (CMI) a aujourd'hui rendu public un
plan de travail donnant
le détail des travaux nécessaires pour permettre la revue de la régulation des niveaux d'eau dans
le système du lac Ontario et du fleuve Saint-Laurent.
La CMI avait préparé en 1995 un sommaire des travaux décrivant de façon plus générale les
étapes nécessaires à la mise sur pieds d'un nouveau plan de régulation de ce système. La CMI a
également tenu un bon nombre d'audiences publiques sur la question avant de soumettre le
document aux gouvernements fédéraux du Canada et des États-Unis en 1996.
Au mois d'avril dernier, la CMI a indiqué aux gouvernements du Canada et des États-Unis qu'il
devenait de plus en plus urgent de procéder à une révision du plan de régulation des eaux du lac
Ontario et du fleuve Saint-Laurent à la lumière des dissensions et de l'insatisfaction
grandissantes au sein des usagers de ces cours d'eau et également en raison de certaines
questions environnementales dont le changement climatique.
Cet été, la CMI a formé un groupe de travail chargé de transformer le sommaire des travaux de
1996 en un plan de travail détaillé. Ce groupe de travail était composé d'un nombre égal de
représentants canadiens et américains. Ces représentants provenaient en majeure partie des
agences qui seraient en bout de ligne chargée de mener les travaux à terme.
Le 15 octobre dernier, la CMI a transmis le plan de travail ainsi développé aux gouvernements du
Canada et des États-Unis et a demandé l'aide de ceux-ci afin d'isoler les ressources nécessaires
pour assurer la conduite des travaux. Les études décrites dans le plan de travail de la CMI sont
complexes. Elles comprennent des études techniques, des études d'impact et des évaluations
d'alternatives. La CMI a également tenu à souligner dans son plan de travail que la tenue
d'activités de consulation sur chacune des phases des travaux serait une partie importante de ce
processus. Le budget total demandé par la CMI pour l'ensemble de ses activités se chiffre à 15.8
millions de dollars canadiens et une contrepartie équivalente des États-Unis, soit 10.1 millions de
dollars américains.
La reconnaît d'emblée que les coûts d'un tel projet sont importants et qu'en bout de ligne le
nouveau plan de régulation ne résoudera pas toutes les questions actuellement en litige.
Toutefois, il faut reconnaître qu'il s'est écoulé près d'un quart de siècle (1955-1999) depuis
l'achèvement des premières études d'impact et la mise en oeuvre du plan de régulation actuel. La
CMI est d'avis que le plan de travail qu'elle a mis de l'avant constitue une approche raisonnable
à la révision du plan de régulation.
La Commission mixte internationale a été créée en vertu du Traité des eaux limitrophes afin de
prévenir et de résoudre les différends relativement à l'utilisation de l'eau le long de la frontière
entre le Canada et les États-Unis. Ses responsabilités comprennent l'approbation de certains
projets qui pourraient modifier les niveaux de l'eau de l'autre côté de la frontière, comme le projet
hydroélectrique international de Massena (New York) et de Cornwall (Ontario). Si elle autorise
le projet, les ordres d'approbation de la Commission pourraient exiger que les débits nécessaires
au projet respectent certaines conditions afin de protéger les intérêts touchés dans les deux pays.
Pour plus d'information, visitez le site internet de la Commission (www.ijc.org).
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