POUR PUBLICATION IMMÉDIATE : LE 22 JUILLET 1998
LES GOUVERNEMENTS CANADIEN ET AMÉRICAIN DOIVENT REMPLIR LEURS
OBLIGATIONS AFIN DE RESTAURER ET DE PROTÉGER LES GRANDS LACS
Les gouvernements fédéraux du Canada et des États-Unis d'Amérique doivent renouveler leurs
engagements et remplir leurs obligations en vertu de l'Accord relatif à la qualité de l'eau dans les
Grands Lacs afin de restorer et de conserver la qualité de l'eau des Grands Lacs. C'est ce que
conclut la Commission mixte internationale dans son
Neuvième Rapport biennal sur la qualité de
l'eau dans les Grands Lacs.
Le but du Rapport est de relancer l'action de la part des gouvernements pour résoudre certaines
questions concernant les Grands Lacs. Dans son Neuvième rapport biennal, la Commission formule 19
recommandations assorties d'échéanciers dont les principales visent à:
- Initier et compléter la décontamination des sédiments contaminés;
- Réduire graduellement jusqu'à éliminer les sources de pollution atmosphérique contenant des
substances toxiques spécifiques ainsi que des substances toxiques persistantes;
- Réduire la pollution des Grands Lacs émanant de l'utilisation des terres agricoles;
- Financer la recherche sur les perturbations endocriniennes chez l'humain ainsi que chez les
animaux;
- Adopter une politique sur les furanes et les dioxines;
- Éliminer certaines utilisations du mercure;
- Développer un plan d'action visant la destruction systématique des BPC, et,
- Surveiller les centrales nucléaires, les produits chimiques toxiques utilisés dans ces centrales
ainsi que les effets de certains éléments radioactifs.
L'Accord a été renégocié deux fois au cours des 26 dernières années afin d'y inclure certaines questions
d'actualité ainsi que pour lutter contre les substances toxiques persistantes. Bien que l'Accord doive être
revu cette année, la Commission est d'avis que l'Accord est sain, efficace et qu'il laisse une certaine
latitude aux gouvernements afin de mieux leur permettre de faire face à leurs obligations. De l'avis de la
Commission, l'Accord n'a pas à être amendé cette année; il suffira que les parties renouvellent leur
engagement et se concentrent sur l'application de l'Accord, ce qui inclut la revue des arrangements
institutionnels dans le but de réaliser les buts de l'Accord.
L'Accord relatif à la qualité de l'eau dans les Grands Lacs est un engagement formel de la part du Canada et des
États-Unis de restorer et de conserver la qualité de l'eau dans les Grands Lacs. Plusieurs signes encourageants
découlant directement de la mise en oeuvre de l'Accord semblent indiquer que les Grands Lacs sont en meilleure
santé. Ces progrès reflètent le courage et la détermination des deux gouvernements au sujet de la conservation
des Grands Lacs et servent également, dans le contexte des questions environnementales, d'exemple de
collaboration internationale de premier ordre. Toutefois, malgré ces signes encourageants, le Canada et les États-Unis ne peuvent se permettre de se retirer de leurs engagements respectifs car il est impératif pour les deux pays
de protéger cette ressource commune.
Des gains considérables ont été enregistrés dans le but d'accomplir les objectifs de l'Accord. Cependant, malgré
des décennies d'efforts en ce sens, le Rapport conclu qu'il reste encore beaucoup à faire. La question des
substances toxiques persistantes n'a pas été résolue et la Commission souligne une fois de plus l'importance de
leur élimination. Selon la Commission, il existe de nombreuses preuves à l'effet que certaines substances
toxiques persistantes altèrent les capacités intellectuelles, modifient le comportement, endommagent le système
immunitaire et compromettent la capacité reproductive de l'humain. Le Rapport souligne qu'à moins que la
société ne réagisse promptement, de tels dommages à la santé se poursuivront dans le futur.
En plus de continuer à mettre l'accent sur les substances toxiques dans les Grands Lacs, la Commission reconnaît
d'autres sources de problèmes potentiels. Au nombre de ceux-ci, on retrouve les modèles d'utilisation des terres,
le développement des terrains côtiers, les modifications aux habitats naturels, la contamination biologique et le
déversement de nutriments dans l'eau. La Commission juge toutes ces questions importantes et souhaite que les
ressources allouées pour chacune d'entre elles ne soient pas transférées de l'une vers l'autre.
Le Rapport reconnaît que les gouvernements fédéraux devraient être les chefs de file dans le domaine de la
protection des Grands Lacs mais insiste également sur l'importance des rôles et des responsabilités de chacun des
intervenants, y compris les gouvernements provinciaux, et de chacune des parties intéressées pour que la
protection et la restoration des Grands Lacs devienne réalité.
La Commission mixte internationale est un organisme bilatéral établi en 1909 par le Traité des eaux limitrophes
afin de prévenir et de résoudre les différends qui pourrait survenir entre le Canada et les États-Unis par rapport à
l'utilisation des eaux limitrophes le long de la frontière Canado-américaine. Le Rapport sur la qualité de l'eau
dans les Grands Lacs de la Commission est publié sur une base bisannuelle tel que requis par l'Accord sur la
qualité de l'eau dans les Grands Lacs.
Pour obtenir une copie du Rapport, veuillez vous addresser à l'un des bureaux ci-dessous ou le commander à
l'addresse internet http://www.ijc.org/php/publications/html/9br/coverf.html.
Section américaine
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