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La CMI renouvelle son appel à la ratification de la convention de l'OMI afin de combattre les espèces aquatiques envahissantes

Nimègue, Pays-Bas, le lundi 24 septembre 2007, 11 h 00

Le très honorable Herb Gray, président canadien de la Commission mixte internationale (CMI) des États Unis et du Canada, a recommandé aujourd'hui, dans ses observations formulées durant la séance d'ouverture plénière de la 15e Conférence internationale sur les espèces aquatiques envahissantes, que les participants demandent à leurs gouvernements de passer de la parole aux actes dans la lutte contre les espèces envahissantes, notamment en ratifiant la Convention internationale pour le contrôle et la gestion des eaux et sédiments de ballast des navires, proposée par l'Organisation maritime internationale (OMI) en 2004.

M. Gray a dit aux participants à la Conférence qu'il imaginait que bon nombre d'entre eux jugent le statu quo tout simplement inacceptable et souhaitent que les gouvernements agissent concrètement dès maintenant. Il a ensuite réitéré la recommandation formulée par la CMI à l'automne 2004 que les gouvernements du Canada et des États Unis ratifient rapidement la convention de l'OMI. Il a aussi demandé que les gouvernements prennent d'autres mesures pour combattre les espèces aquatiques envahissantes, et que les participants à la Conférence communiquent les résultats de leurs travaux aux gouvernements pour les pousser à agir.

En date du 31 août de cette année, seulement dix pays, qui comptent pour 3,42 % de la jauge brute mondiale, avaient ratifié la convention. Celle-ci ne pourra entrer en vigueur que lorsqu'un minimum de 30 pays réunissant au moins 35 % de la jauge brute mondiale l'auront ratifiée. Le Canada, les États-Unis et l'Union européenne ne l'ont pas encore fait.

La Convention internationale pour le contrôle et la gestion des eaux et sédiments de ballast des navires de 2004 adoptée par l'OMI vise à réduire les risques de transfert, par l'entremise des eaux et sédiments de ballast des navires, d'organismes aquatiques et d'agents pathogènes nocifs pour l'environnement, la santé humaine, les biens et les ressources. La convention comporte aussi une clause qui permet aux pays signataires d'adopter des normes plus strictes que les siennes.

Il y a maintenant au moins 185 espèces envahissantes dans les Grands Lacs. Certains scientifiques prévoient qu'on peut s'attendre en moyenne à l'arrivée d'un nouvel organisme envahissant toutes les 28 semaines environ. Depuis la 14e Conférence, la présence de deux nouvelles espèces, soit la crevette rouge sang (" bloody-red shrimp ", Hemimysis anomala) et l'agent de la septicémie hémorragique virale (SHV), a été confirmée dans les Grands Lacs. On estime que ces espèces envahissantes ont dans la région un impact négatif pouvant se chiffrer à plusieurs milliards de dollars.

Pour obtenir de plus amples renseignements ou le texte intégral des observations de M. Gray, prière de communiquer avec :

Greg McGillis
613-947-1420
McGillisG@ottawa.ijc.org

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