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Avis public

La CMI recommande d'enlever le pont-jetée de la baie Missisquoi et d'investir davantage dans la réduction des apports de phosphore

La Commission mixte internationale a publié aujourd'hui, dans le cadre de conférences de presse tenues à St-Armand/Philipsburg, au Québec, et à Swanton, au Vermont, son rapport portant sur les répercussions transfrontalières du pont-jetée de la baie Missisquoi et du projet de construction d'un nouveau pont.

La Commission appuie la conclusion du Groupe de travail, selon laquelle l'enlèvement du pont-jetée n'aurait que des répercussions négligeables sur les concentrations de phosphore dans la baie, mais reconnaît également l'importance de l'opinion prédominante parmi résidents locaux, selon laquelle le pont-jetée contribue de façon significative aux problèmes de la baie.

« Dans le cas qui nous occupe, les préoccupations sociales et esthétiques doivent être prises en compte de pair avec les résultats scientifiques. Par conséquent, la Commission affirme être convaincue que l'enlèvement du pont-jetée tiendra lieu d'élément catalyseur permettant d'accélérer et d'intensifier le déploiement d'efforts de part et d'autre de la frontière en vue d'améliorer la qualité de l'eau dans la baie Missisquoi », a affirmé le président de la section américaine, Dennis Schornack.

« Cependant, a ajouté le commissaire canadien Robert Gourd, nous recommandons également aux gouvernements du Canada et du Québec de consacrer un montant équivalent au coût de l'enlèvement du pont-jetée à des initiatives visant à réduire les concentrations de phosphore dans la baie Missisquoi et le lac Champlain et à réaménager l'habitat des tortues-molles à épines. »

À la lumière du rapport du Groupe de travail et des résultats des consultations publiques, la Commission se dit convaincue que le pont-jetée n'a aucune répercussion sur les niveaux d'eau au Canada. Elle affirme que ni le pont-jetée existant, ni les travaux liés au projet de construction du nouveau pont ne causent de pollution susceptible de porter atteinte à la santé ou aux biens.

Néanmoins, la Commission en arrive à la conclusion que la qualité de l'eau dans la baie Missisquoi est inacceptable et « porte atteinte à la santé et aux biens dans les deux pays ». Dans son rapport, elle exhorte l'État et la province à investir davantage et à accélérer le déroulement de leurs programmes respectifs afin de réduire les concentrations de phosphore dans la baie.

En mai 2004, les gouvernements fédéraux du Canada et des États-Unis ont demandé à la Commission mixte internationale (CMI) d'évaluer les répercussions transfrontalières du projet présenté par l'État du Vermont visant à moderniser le pont Alburg-Swanton. La CMI a mis sur pied le Groupe de travail international de la baie Missisquoi et a tenu des consultations publiques en août et en décembre.

Pour obtenir plus de renseignements, notamment le texte complet du rapport des commissaires, consultez le site Web de la Commission à l'adresse www.ijc.org (Conseils > Groupes de travail en cours > Groupe de travail international de la baie Missisquoi ou www.ijc.org/conseil_board/missisquoi_bay/fr/missbay_home_accueil.htm.

La Commission mixte internationale est un organisme international canado-américain constitué en vertu du Traité des eaux limitrophes de 1909. La Commission aide les gouvernements à gérer les eaux limitrophes dans l'intérêt des deux pays en faisant appel à différents moyens, notamment en examinant les questions qui lui sont soumises par les gouvernements fédéraux de ces deux pays.

Pour obtenir plus de renseignements, notamment le texte complet du rapport de la Commission, consultez le site Web de la Commission.

Personnes-ressources :

Canada Paula Fedeski-Koundakjian (613) 995-0088
États-Unis Frank Bevacqua (202) 736-9024

 

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