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Il est temps de prendre des mesures pour protéger les
Grands Lacs de l’invasion
La CMI et la CPGL insistent sur l’adoption d’une convention stricte
sur les eaux de ballast

Ottawa, le 10 février 2004 – Aujourd’hui, la Commission mixte internationale (CMI) et la Commission des pêcheries des Grands Lacs (CPGL) ont recommandé vivement l’adoption d’une convention internationale stricte régularisant les eaux de ballast. Cette semaine, plus de 160 pays membres de l’Organisation maritime internationale (OMI) se réuniront à Londres (Angleterre) afin d’entamer les négociations finales d’un traité visant à empêcher les espèces envahissantes de se propager dans les eaux de ballast.

« Les Grands Lacs sont particulièrement vulnérables aux invasions, d’où l’urgence d’établir une convention assurant une protection biologique », déclare le très honorable Herb Gray, président de la section canadienne de la CMI. « Grâce à une telle convention, la CMI sera en mesure d’aider le Canada et les États-Unis à élaborer une stratégie de coopération binationale pour préserver la biodiversité et la santé de l’écosystème des Grands Lacs. »

« Il est absolument crucial d’empêcher une prochaine invasion pour protéger les pêcheries des Grands Lacs », affirme Dennis Schornack, président de la section américaine de la CMI. « Le risque que chaque nouvel envahisseur ait un impact dévastateur sur l’écologie et l’économie des Grands Lacs inquiète particulièrement la CMI. »

La CMI et la CPGL ont souligné, dans une correspondance distincte (en anglais seulement) à l’intention des délégués de l’OMI, que la convention devra habiliter les pays signataires à adopter une réglementation stricte qui serait mise en oeuvre le plus tôt possible.

« La réunion de l’OMI qui aura lieu cette semaine représente une excellente occasion pour le Canada, les États-Unis et le monde entier de passer à l’action pour stopper la propagation des espèces envahissantes par les eaux de ballast », déclare Roy Stein (Ph. D.), vice-président de la Commission des pêcheries des Grands Lacs. « Les ressources halieutiques des Grands Lacs sont menacées dès qu’un navire étranger y pénètre. À moins que le traité de l’OMI ne permette aux nations d’imposer des règles plus strictes pour protéger leurs propres eaux, j’ai bien peur que les Grands Lacs ne demeurent vulnérables à de futures invasions. »

Depuis 1988, la CMI et la CPGL ont répandu l’alerte quant à la menace posée par les espèces envahissantes, particulièrement la moule zébrée, et demandé à maintes reprises la mise en œuvre d’une réglementation impérative sur les eaux de ballast des navires passant dans les Grands Lacs et le fleuve Saint-Laurent. Les deux organismes ont également pris des mesures pour empêcher la propagation des espèces envahissantes par d’autres voies, notamment la multiplication de la carpe asiatique par le système maritime de l’Illinois. Ils ont travaillé en étroite collaboration pour empêcher cette espèce d’atteindre le lac Michigan par le Chicago Ship and Sanitary Canal.

Les diverses estimations du coût économique qu’entraînerait la gestion des espèces envahissantes varient entre des centaines de millions à des centaines de milliards de dollars. La menace écologique que constituent les espèces envahissantes en fait l’une des plus importantes menaces à la biodiversité en raison de leur capacité à interrompre la chaîne alimentaire, ce qui pourrait entraîner des conséquences dévastatrices sur les ressources halieutiques des Grands Lacs.

La CMI est un organisme binational établi en vertu du Traité des eaux limitrophes de 1909. Elle a pour mandat d’aider à prévenir et à résoudre les conflits entre le Canada et les États-Unis concernant la conservation et la gestion des eaux transfrontalières. La CPGL est un organisme binational établi en vertu de la Convention sur les pêcheries des Grands Lacs de 1954. Son rôle est de coordonner la recherche sur les pêches, de surveiller la lamproie et de faciliter la mise en œuvre du Joint Strategic Plan for Management of Great Lakes Fisheries. Pour obtenir plus de renseignements sur cet organisme, visitez le www.imo.org.

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Personnes-ressources :
Fabien Lengellé, Ottawa (Ontario) : (613) 995-0088
Frank Bevacqua, Washington DC : (202) 736-9024
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