13 h 30 - 17 h - Vendredi 19 octobre 2001
| 13 h 30 |
Introduction
James W. Ransom, directeur, Groupe de travail haudenosaunee (iroquois) sur l’environnement |
| 13 h 35 |
Les systèmes de connaissances naturalisées
Henry Lickers, directeur, Division de l’environnement, Conseil des Mohawks d’Akwesasne |
Bien souvent, pour les néophytes, le savoir ancestral englobe les connaissances du passé et a une connotation mystérieuse. M. Lickers présentera un exposé sur les « systèmes de connaissances naturalisées »; il expliquera pourquoi il préfère ce terme à l’expression « savoir écologique ancestral » couramment utilisée et comparera les deux notions. Il présentera une description du savoir local, décrira comment s’opère le transfert de connaissances et expliquera pourquoi ce transfert est important.
| 14 h 10 |
La construction du savoir écologique ancestral : enjeux, implications et
points de vue
Leanne Simpson, directrice, Études environnementales autochtones, Université Trent, Peterborough (Ontario) |
Les femmes occupent une place importante dans la culture autochtone. Mme Simpson parlera de ses recherches sur le savoir écologique ancestral et son rôle dans les relations futures entre les Autochtones et la société occidentale dans son ensemble.
| 14 h 40 |
L’écosystème culturel : exemples
Terry Williams, Service des pêches et des ressources naturelles, tribus Tulalip, Marysville (Washington) |
L’utilisation du savoir ancestral dans le monde d’aujourd’hui pose un défi. Lorsqu’il était directeur du American Indian Environmental Office de l’Environmental Protection Agency des États-Unis, M. Williams a produit un guide de l’aménagement des ressources naturelles fondé sur le savoir ancestral. Il décrira comment il met ce guide à profit dans son travail auprès des tribus Tulalip.
| 15 h 15 | Pause |
| 15 h 30 |
Un guide d’évaluation des bassins hydrographiques basé sur le savoir ancestral
Angie Reed, River Network, Houlton (Maine) |
Il est difficile de rendre accessibles les connaissances ancestrales et les connaissances scientifiques contemporaines, de les faire comprendre et d’inciter des non-spécialistes à s’en servir dans un contexte culturel donné. Mme Reed entretiendra les participants du guide qu’elle a réalisé, qui vise à intégrer le savoir ancestral aux évaluations de bassins hydrographiques.
| 16 h |
Le savoir ancestral et la CEEL
Deborah McGregor. Environement Canada, Toronto (Ontario) |
La dernière Conférence sur l’état des écosystèmes lacustres (CEEL), tenue en octobre 2000 à Hamilton, en Ontario, est la première de la série à laquelle ont participé officiellement des représentants des premières Nations. Cette participation visait avant tout à faciliter l’utilisation du savoir écologique ancestral dans les initiatives liées à la CEEL. Il en a résulté un modèle conceptuel de la symbiose possible du savoir écologique ancestral et d’initiatives à caractère scientifique comme la CEEL. Mme McGregor résumera les points saillants de ce modèle et les principales recommandations formulées par les représentants des premières Nations à la CEEL 2000. Elle exposera brièvement le modèle suggéré par ceux-ci, qui est basé sur l’idée de « coexistence », telle que la représente le « double wampum » des Haudenosaunees (Iroquois). L’objectif visé est la participation des premières Nations aux futures initiatives concernant les Grands Lacs (y compris les CEEL) sur la base des recommandations formulées à la CEEL 2000.
| 16 h 30 |
Le savoir ancestral au service de la culture autochtone
Dave Arquette, Groupe de travail sur l’environnement d’Akwesasne |
Il est important de montrer que le savoir ancestral conserve toute son actualité. Le Groupe de travail sur l’environnement d’Akwesasne utilise ce savoir pour renforcer la culture de cette collectivité mohawk. M. Arquette présentera les initiatives de ce groupe, dont la remise en état d’un milieu humide de 20,2 hectares, la promotion de l’aquaculture comme solution de rechange à la pêche dans les eaux contaminées du fleuve Saint-Laurent, la plantation de frênes noirs et de foin d’odeur à l’intention des producteurs de paniers et la promotion de la plantation de semences iroquoises patrimoniales dans les collectivités haudenosaunees.
| 17 h | Allocution de clôture |