
Les citoyens demandent de renouveler
les efforts pour appliquer l’Accord relatif à la qualité de l’eau dans
les Grands Lacs
À
en juger par leur participation,
les citoyens s’intéressent à l’Accord relatif à la qualité de l’eau dans les
Grands Lacs (AQEGL). L’an dernier, des centaines de citoyens ont
assisté aux réunions publiques et participé au dialogue Web, et des milliers
d’autres ont envoyé courriels, lettres et télécopies pour exprimer leurs attentes
et leurs opinions concernant l’avenir de l’Accord. Les gouvernements des États-Unis et
du Canada ont demandé à la CMI de sonder l’opinion avant qu’ils
n’amorcent l’examen de l’Accord, qu’ils doivent mener tous les six
ans. Les États-Unis et le Canada ont conclu en 1972 cet
accord, dont la dernière révision remonte à 1987.
La
CMI a publié récemment la Synthèse de la consultation publique
qui
résume les commentaires de plus de 4 000 participants à
la consultation publique. Les citoyens exigent une eau de bonne qualité, qui
constitue à leurs yeux un ingrédient essentiel pour la santé future
des lacs et le bien-être socioéconomique des populations et des collectivités riveraines.
Ils appuient solidement l’Accord et incitent tous les ordres de gouvernement à
redoubler d’efforts pour le mettre en oeuvre. Dans l’ensemble du
bassin, on tient à ce que les gouvernements soient tenus de
rendre compte de la concrétisation de leurs engagements.
Bien que de nombreux
participants souhaitaient que les gouvernements examinent l’Accord en profondeur, tous n’estimaient pas
que la portée doive en être élargie. Beaucoup ont proposé que de
nouvelles dispositions soient ajoutées sur divers aspects problématiques pour l’écosystème,
dont les espèces envahissantes aquatiques, l’utilisation du territoire, la gestion du
bassin hydrographique et les transferts d’eau entre bassins.
De l’avis d’autres citoyens, l’Accord
doit rester centré sur les dommages occasionnés par la pollution de
l’eau pour demeurer un outil efficace de progrès.
Par ailleurs, on a beaucoup discuté de la possibilité
d’intégrer des calendriers précis et de renforcer les mécanismes institutionnels nécessaires pour
assurer la responsabilisation quant à l’atteinte des objectifs de l’AQEGL.
De nombreux participants ont souligné le besoin d’intensifier la surveillance pour
mieux évaluer les progrès du rétablissement de l’environnement.
Dans de nombreux commentaires, en particulier
durant le dialogue Web, les participants ont invité les gouvernements et
la CMI à mener des activités de sensibilisation pour renforcer l’appui
du public à la restauration des Grands Lacs, notamment pour que les
citoyens s’occupent davantage des problèmes de qualité
de l’eau dans leurs collectivités. Les plans d’assainissement qui visent à remettre en
état les secteurs préoccupants ont souvent été cités comme une
source très prometteuse d’améliorations tangibles à l’échelle des collectivités, mais aussi comme
une grande source de frustration en raison de la lenteur des
progrès réalisés. Les maires et les représentants des administrations municipales qui ont
participé aux réunions publiques ont affirmé qu’ils voulaient avoir officiellement voix au
chapitre dans la mise en oeuvre de l’Accord. Dans l’ensemble,
le taux de participation élevé et la profondeur des commentaires ont
révélé le fort soutien du public à l’AQEGL.
La CMI a amorcé les consultations publiques par sa réunion biennale,
en juin 2005 à Kingston (Ontario), et a enchaîné à l’automne
avec 14 réunions publiques dans le bassin des Grands Lacs et du
fleuve Saint-Laurent. Un dialogue Web d’une durée de quatre jours, organisé vers
la fin du processus, a permis aux internautes de discuter
des enjeux avec un panel d’experts et avec des citoyens d’autres
parties du bassin et de formuler des commentaires.
La
Commission a établi des partenariats avec les maires du bassin, qui ont
collaboré avec enthousiasme en mettant à sa disposition des salles et de
l’équipement pour les réunions publiques. Un groupe consultatif des
citoyens, formé de 24 grands spécialistes des sciences et des politiques
du Canada et des États-Unis, a aidé la CMI à élaborer une série de
questions aux fins des consultations ainsi qu’une stratégie de
sensibilisation du public. En outre, la Commission a produit le
Guide de l’Accord relatif à la qualité de l’eau dans les Grands
Lacs
, qui contient les renseignements généraux ayant
trait à l’examen de l’Accord par les gouvernements.
En plus d’avoir tenu
des consultations publiques précoces, la CMI présentera aux gouvernements son
avis au sujet de l’examen de l’Accord dans un rapport distinct. L’avis
de la Commission sera éclairé par les opinions exprimées lors des
consultations publiques et par les recherches, les analyses et les conseils de
ses comités politiques et techniques – Conseil de la qualité de l’eau
des Grands Lacs, Conseil consultatif scientifique des Grands Lacs, Conseil
des gestionnaires de la recherche sur les Grands Lacs et Conseil
consultatif international sur la qualité de l’air, notamment.
On peut obtenir la Synthèse de la consultation
publique en vue de l’examen de l’Accord relatif à la qualité de l’eau
dans les Grands Lacs par les gouvernements fédéraux du Canada et des
États-Unis des bureaux de la CMI et en ligne à www.ijc.org.
Un cédérom de l’archive des commentaires du public est également
disponible. Il est aussi possible de consulter la transcription des réunions
publiques sur le site Web de la Commission.

|
La CMI tient à
remercier les mairesses et les maires suivants et leur personnel
pour leur grande collaboration au
processus de consultation:
M. Herb W. Bergson, maire de Duluth
(Minnesota) Mme Jane Campbell, mairesse de Cleveland
(Ohio) M. Richard M. Daley, maire de Chicago (Illinois) M.
Eddie Francis, maire de Windsor (Ontario) M. William A.
Johnson, Jr., maire de Rochester (New York) M. Robert J.
Katt, maire de Bay City (Michigan) M. Kwame Kilpatrick, maire
de Detroit (Michigan) M. Jean-Paul L’Allier, maire de Québec
(Québec) M. George J. MacDonald, maire de
Midland (Ontario) M. David Miller, maire de Toronto
(Ontario) Mme Lynn Peterson, mairesse de Thunder
Bay (Ontario) M. John Rowswell, maire de Sault Ste. Marie
(Ontario) M. James Schmitt, maire de Green Bay
(Wisconsin) M. Gérald Tremblay, maire de Montréal
(Québec)
|
Les citoyens ont pris la
parole : les États-Unis et le Canada doivent renouveler leurs engagements de
restaurer la qualité de l’eau
Le très honorable Herb Gray et l’honorable Dennis
Schornack
La
participation du public est le rempart de la démocratie. Pour les
commissaires de la CMI, la récente occasion de mobiliser les citoyens
dans le bassin des Grands Lacs et du fleuve Saint-Laurent a constitué un
honneur et un privilège. En juin 2005, les gouvernements fédéraux des
États-Unis et du Canada ont demandé à la CMI de consulter le public de
manière précoce au sujet de l’examen de l’Accord relatif à la qualité de
l’eau dans les Grands Lacs (AQEGL). La Commission a travaillé avec les
maires et diverses organisations pour informer les collectivités et, de
juin à décembre, elle a tenu une conférence, 14 réunions publiques
régionales et un dialogue Web d’une durée de quatre jours. La réponse a
été exaltante : plus de 4 000 personnes ont participé aux réunions ou
formulé des commentaires par lettre, courriel, télécopieur et téléphone.
Leurs opinions sont résumées dans la Synthèse de la consultation
publique
que la CMI vient de
publier.
L’Accord relatif à la qualité de l’eau dans les
Grands Lacs a été signé en 1972, et sa dernière révision remonte à 1987.
L’Accord exprime l’engagement des deux pays à rétablir et à préserver
l’intégrité chimique, physique et biologique des eaux de l’écosystème du
bassin des Grands Lacs, et il a suscité une collaboration et des progrès
remarquables. Les citoyens américains et canadiens
ont indiqué qu’ils incitaient tous
les
ordres de gouvernement à redoubler
d’efforts pour atteindre les objectifs de l’Accord. Ils ont formulé un
message fort, parce qu’ils estiment que de l’eau de bonne qualité
est non seulement essentielle pour un écosystème en santé mais aussi pour
leur travail et leur qualité de la vie et pour la santé
et le bien-être des populations et des collectivités riveraines. La plupart voulaient que
l’examen de l’Accord dépasse la question de la pollution chimique
et qu’il porte sur des enjeux importants tels que les espèces
envahissantes et la conservation des milieux humides. La seule chose permanente,
c’est le changement, et l’Accord doit changer si les États-Unis et le
Canada souhaitent poursuivre les progrès réalisés depuis 30 ans. Mais les citoyens
n’envisagent l’élargissement de la portée de l’Accord que si l’Accord demeure centré sur
la restauration de la qualité de l’eau. Aucun participant aux consultations ne voulait que
la portée de l’Accord soit large au point de le rendre inefficace. En
fait, de nombreux citoyens ont demandé des objectifs et des échéanciers plus
précis ainsi que le renforcement des mécanismes pour assurer la
responsabilisation.

Le 20 avril 2006, Herb
Gray et Dennis Schornack, coprésidents de la CMI, accompagnés des
commissaires Jack Blaney, Irene Brooks et Allen Olson, lancent le Synthèse de la consultation publique
à une cérémonie au parc Dieppe, à Windsor (Ontario), au bord de
la rivière Detroit en face de la ville de Detroit
(Michigan).
Les
deux gouvernements fédéraux ont amorcé récemment l’examen de l’AQEGL. La restauration
et la conservation de la qualité de l’eau dans
l’écosystème du bassin des Grands Lacs et du fleuve Saint-Laurent exigeront de chaque
pays beaucoup de volonté politique et une étroite collaboration entre les deux
pays. Les citoyens américains et canadiens ont exprimé leur appui
au renouvellement et au renforcement de cet accord essentiel. Il
est temps maintenant de définir les engagements qui guideront le Canada et les
États-Unis dans leur collaboration à restaurer les eaux du principal écosystème d’eau
douce du monde.
Les gouvernements lancent
l’examen de l’Accord relatif à la qualité de l’eau dans les Grands Lacs
En mars 2006, les gouvernements du Canada
et des États-Unis ont amorcé l’examen officiel de l’Accord.
Ils se sont engagés dans un processus d’examen ouvert, transparent et inclusif
qui permet la participation de tous les intéressés.
Un Comité d’examen de l’Accord (CEA), établi par le
Comité exécutif binational (CEB) des gouvernements, dirigera et
coordonnera l’examen. Le CEA, coprésidé par Environnement Canada et
l’Environmental Protection Agency des
États-Unis, compte des représentants d’organismes fédéraux, provinciaux, étatiques, autochtones
et municipaux. Une des responsabilités du CEA est d’élaborer une stratégie de
consultation publique au début du processus de l’examen.
Le CEA
a créé dix groupes de travail pour faciliter l’examen
de l’Accord. Ces groupes se composent d’experts, y compris d’observateurs de la
CMI, qui se pencheront sur les sujets suivants:
- portée et objet, objectifs et
fonction
- produits chimiques toxiques
- plans d’assainissement et plans d’aménagement panlacustre
- phosphore et pollution diffuse
- questions liées aux sédiments
- dispositions relatives à la recherche et à la surveillance
- annexes sur la Garde côtière
- questions liées aux eaux souterraines
- examen par un tiers des dispositions de gouvernance et des institutions
- questions spéciales
Les groupes de travail de l’examen ont commencé leurs travaux
à la fin d’avril 2006 et les poursuivront jusqu’à la fin de l’année
civile 2006. Durant le processus, le CEA surveillera les progrès réalisés,
apportera de l’aide et règlera des problèmes au besoin. À la fin
de l’examen de l’Accord, il fera la synthèse des résultats
et des recommandations de chaque groupe de travail et de toute autre analyse
dans une ébauche de rapport sur l’examen de l’Accord
qu’il présentera au CEB.
Le Comité exécutif binational approuvera l’ébauche et la publiera pour une consultation
publique de 60 jours. Il faudra peut-être que les organismes et
ministères compétents de chaque gouvernement examinent et approuvent l’ébauche. Le CEB recommandera
ensuite officiellement à Affaires étrangères Canada et au Département d’État
des États-Unis les suites à donner à l’examen. Les gouvernements se pencheront ensuite
sur les résultats et les recommandations du CEB et
détermineront les prochaines étapes.
Pour de plus amples renseignements, visitez www.binational.net ou communiquez
avec Mark Elster, Environmental Protection Agency des États-Unis, par
téléphone au (312) 353-2018 ou par courriel à elster.mark@epa.gov, ou avec
Monica Lim, Environnement Canada, par téléphone à (416) 739-4787 ou par
courriel à monica. lim@ec.gc.ca.
Une étude sera consacrée aux niveaux d’eau du lac
Osoyoos
Comme son ordonnance d’approbation pour le barrage
Zosel, situé dans l’État de Washington en aval de la décharge du lac
Osoyoos, cesse d’avoir effet en 2013, la CMI se prépare à la renouveler. Au début d’avril, le Conseil
international de contrôle du lac Osoyoos a présenté à la CMI un plan
d’étude des questions liées à la régularisation des niveaux d’eau dans le lac Osoyoos,
entre autres plusieurs questions qui ont été soulevées au cours
des dernières années par les populations du bassin hydrographique lors des réunions publiques
annuelles du Conseil. Parmi ces questions, mentionnons la gestion des
niveaux d’eau durant les années de sécheresse
et le calendrier des activités d’exploitation estivale et hivernale du barrage.
En février, le Conseil a tenu aussi deux
réunions publiques au sujet de l’ébauche du plan d’étude. Les participants à
la réunion à Osoyoos (Colombie-Britannique) ont répété leurs grandes préoccupations en
ce qui concerne la qualité de l’eau du lac et les impacts
possibles de la régularisation des niveaux d’eau. Les participants à
la réunion à Oroville (Washington) étaient tout aussi préoccupés au sujet de
l’approvisionnement en eau.

Le lac Osoyoos chevauche la frontière entre la
Colombie-Britannique et l’État de Washington et il est d’une importance
capitale pour les intérêts agricoles dans
la région. De plus, le lac sert aux activités de
loisirs et fournit l’eau pour usage domestique. Les débits sortants du
lac sont régularisés par le barrage Zosel, qui est situé
sur la rivière Okanogan à 2,7 kilomètres (1,7 mille) en aval du
lac. Le Conseil a été établi pour assurer l’application de l’ordonnance
d’approbation de la CMI de 1946 ayant trait à l’exploitation du barrage
Zosel. En 1982, la Commission a approuvé la construction d’un nouveau barrage Zosel
pour remplacer l’ancien ouvrage et, en 1985, elle a délivré une ordonnance
d’approbation supplémentaire. Le barrage est exploité par le district d’irrigation d’Oroville et de
Tonasket, en vertu d’un contrat avec le ministère de l’Écologie
de l’État de Washington, qui est propriétaire du barrage.
Le Conseil international de contrôle du lac
Osoyoos tient une réunion annuelle et présente à la CMI un rapport
chaque année en avril. Il produit aussi des rapports mensuels des
niveaux d’eau et des débits journaliers pour assurer la conformité avec
les ordonnances d’approbation de la CMI. Par ailleurs, le Conseil a
recommandé à la CMI d’adopter le plan d’étude et de prendre les mesures
nécessaires pour le financer et le mettre en oeuvre. Il lui a aussi
recommandé de prendre des mesures supplémentaires pour répondre à court
terme aux préoccupations des collectivités. La CMI examine l’information
et l’avis présentés par le Conseil. Pour de plus amples renseignements
sur celui-ci, visitez le site Web de la Commission, sous l’onglet «
Conseils », à www.ijc.org [en anglais
seulement].
Le public appuie les
progrès réalisés en matière
de qualité de l’air mais se préoccupe des
effets sur la santé
En
mars, la CMI a publié la Synthèse des commentaires du public au
sujet du Rapport d’étape 2004 concernant l’Accord Canada– États-Unis sur
la qualité de l’air
. Aux termes de l’Accord de
1991, la Commission doit inviter le public à commenter chacun
des rapports d’étape du Comité de la qualité de l’air canado-américain,
qui est dirigé par Environnement Canada et l’Environmental Protection
Agency. La CMI a reçu 35 commentaires écrits au sujet
du rapport d’étape de 2004, et 15 autres ont été
formulés au cours de deux réunions de consultation. Beaucoup
proviennent d’organismes provinciaux, étatiques et municipaux et de groupes
de professionnels.

Les répondants étaient généralement satisfaits des
progrès réalisés par les deux pays au chapitre de la réduction des
émissions de dioxyde de soufre, d’oxydes d’azote
et de composés organiques volatils dans l’est du continent. Cela dit,
selon nombre d’entre eux, les objectifs de réduction actuels relatifs
au dioxyde de soufre et aux oxydes d’azote ne favorisent
pas le rétablissement intégral des écosystèmes ni la pleine protection de
la santé humaine. Alors que les répondants estiment que l’information
sur les réductions d’émissions contenue dans le rapport d’étape est utile,
plusieurs soulignent que les incidences sur la santé humaine
et l’environnement n’ont pas été assez examinées. Pour d’autres, il
manque des données pour appuyer la conclusion du rapport d’étape
de 2004 selon laquelle la santé humaine et l’environnement
ont grandement bénéficié des progrès accomplis dans le cadre
de l’Accord.
Selon plusieurs personnes, divers enjeux non abordés
par l’Accord actuel doivent l’être, notamment l’adoption d’objectifs
précis en ce qui concerne le transport transfrontalier des particules,
du mercure et d’autres substances chimiques toxiques persistantes. On
peut obtenir la Synthèse des commentaires du public au sujet du
Rapport d’étape 2004 concernant l’Accord Canada–États-Unis sur la
qualité de l’air
des bureaux de la CMI ou sur le site Web à
www.ijc.org.
Le rôle de la CMI dans
le bassin de la rivière Souris continue à
évoluer
Le processus de consolidation des activités
internationales de surveillance et de rapport du bassin de
la rivière Souris se
poursuit avec les récentes mesures visant à fusionner le Groupe bilatéral
de surveillance de la qualité de l’eau de
la rivière Souris et le Conseil international de contrôle de
la rivière Souris.
D’une longueur totale de près de 705
kilomètres (435 milles), la rivière Souris prend sa source en
Saskatchewan, traverse le Dakota du Nord et bifurque vers le Manitoba
avant de se jeter dans la rivière Assiniboine. En 1940, les
gouvernements des États-Unis et du Canada ont demandé à la CMI
d’examiner la régularisation, l’utilisation et les débits de la rivière
Souris et de ses tributaires ainsi que la répartition des ressources en
eau entre les deux pays. Les gouvernements ont approuvé les mesures
provisoires recommandées par la CMI à l’égard de la répartition
transfrontalière des eaux de la rivière Souris, et la Commission a créé
le Conseil international de contrôle de la rivière Souris qui surveille
le respect des mesures provisoires.
Dans le cadre de l’Initiative
internationale sur les bassins hydrographiques et dans le but d’assurer
une approche plus écosystémique, la CMI a créé en 2002 le Conseil
international de la rivière Souris en combinant le Conseil international
de contrôle de la rivière Souris et les éléments relatifs à la rivière
Souris du Conseil technique international des rivières Souris et Rouge.
En plus de surveiller la répartition des eaux selon les mesures
provisoires, le Conseil international de la rivière Souris fait rapport
de l’utilisation de l’eau et des activités d’aménagement dans le bassin
de la rivière qui pourraient entraîner des impacts transfrontaliers.
En 2005, les gouvernements des États-Unis
et du Canada ont dissous le Groupe bilatéral de surveillance de la
qualité de l’eau de la rivière Souris et ont transféré à la CMI la
responsabilité d’établir des rapports sur la qualité de l’eau dans la
rivière Souris. Le Conseil international de contrôle de la rivière
Souris ébauche une directive qu’il soumettra à la CMI et dans laquelle
seront définies les responsabilités d’offrir des conseils pour la
surveillance de la qualité de l’eau et les objectifs en la matière et
d’établir un rapport annuel sur la qualité de l’eau dans la rivière
Souris. Le Conseil international de contrôle de la rivière Souris
travaille aussi avec l’ancien groupe de surveillance à proposer des
nouveaux membres pour le Conseil.
La CMI avance l’Initiative internationale sur les bassins
hydrographiques
La CMI fait progresser son Initiative
internationale sur les bassins hydrographiques vers l’obtention de
résultats concrets sur le terrain. Elle propose des projets précis pour
les bassins des rivières Ste-Croix, Rouge et à la Pluie dans un document de discussion, publié
en juin 2005, qui est axé sur
le renforcement des conseils de la CMI et des organisations locales dans
les trois bassins. Dans le document, la CMI et ses
conseils présentent des projets visant à améliorer les efforts de sensibilisation
et le fonds de connaissances dans les
bassins.

rivière Ste-Croix

rivière Ste-Croix
La cartographie numérique du bassin de la rivière Ste-Croix
et la collecte de données pour un modèle hydrologique et
hydraulique dans le bassin de la rivière à la Pluie comptent parmi
les projets qui ont reçu un financement initial.

L’Initiative part du principe que la population
locale, avec une aide adéquate, est la mieux placée pour résoudre les
différends potentiels et les problèmes transfrontaliers locaux. De plus,
la CMI croit que de bonnes capacités de résolution de problèmes à
l’échelle locale contribueront à réduire sensiblement, voire à éliminer,
la nécessité de faire intervenir directement les deux gouvernements
nationaux afin de résoudre les problèmes associés à un bassin
hydrographique international. La CMI espère obtenir du financement
additionnel pour plusieurs des projets. Surveillez les progrès de cette
importante initiative dans les prochains numéros de
Focus.
Les commentaires sur le document de
discussion sont bienvenus. Le document est disponible aux bureaux de la
CMI ou sur son site Web à www.ijc.org, sous l’onglet « Activités ».
Les gens
En octobre, la CMI a accueilli Mme Karen E.
Vigmostad à titre de directrice du Bureau régional des Grands
Lacs à Windsor (Ontario). Mme Vigmostad a travaillé vingt ans aux
politiques et à la conservation des Grands Lacs.
Plus récemment, elle a occupé le poste d’analyste des politiques au
Northeast-Midwest Institute à Washington (D.C.), où elle s’est occupée spécialement
de la restauration des écosystèmes et de la gestion
de l’eau des Grands Lacs. Elle dirige un projet de
collaboration binationale pour la conservation des îles des Grands Lacs
et elle est membre de divers groupes
: groupe des ressources de l’Annexe 2001 du
Conseil des gouverneurs des Grands Lacs, Great Lakes Basin Ecosystem Team
du Fish and Wildlife Service des États-Unis et
comité consultatif de la Conférence sur l’état de l’écosystème des
Grands Lacs (CEEGL).
Mme Vigmostad est née et a grandi à Detroit
(Michigan); elle s’est
intéressée aux Grands
Lacs par la pratique de la navigation de plaisance en
famille sur le lac Sainte-Claire. Elle estime
que son rôle consiste à trouver des façons
nouvelles et créatives de favoriser l’harmonie entre la nature et la
culture. Elle se réjouit d’occuper le poste de
directrice en cette période cruciale pour la CMI et les
Grands Lacs laurentiens.
La CMI souhaite la bienvenue aux personnes qui ont été nommées récemment à ses
conseils et remercie celles qui ont mis leur temps et leur
talent pour aider le Canada et les États-Unis à gérer les
questions environnementales transfrontalières.
* Conseil des gestionnaires de la recherche sur les Grands Lacs
|
|
Nouveaux membres :
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| |
M. Daniel Bondy
Gestionnaire, Division de la toxicologie environnementale et professionnelle
Bureau des sciences de l’hygiène du milieu
Hygiène du milieu, Santé Canada
M. Saad Y. Jasim
Président-directeur général
Centre de Walkerton pour l’assainissement de l’eau
Mme Janet R. Keough
Directrice adjointe aux sciences
National Health and Environmental Effects Research Laboratory
U.S. Environmental Protection Agency
|
|
Départs :
|
| |
M. Robert Andrews
Université de Toronto
M. David Blakey
Santé Canada
Mme Patricia Chow Fraser
Université McMaster/Association internationale de recherche sur les Grands Lacs
|
* Conseil de la qualité de l’eau des Grands Lacs
|
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Nouveaux membres :
|
| |
M. Alec Denys
Directeur, Direction des Grands Lacs
Ministère des Richesses naturelles de l’Ontario
M. Thomas W. Easterly
Commissaire
Indiana Department of Environmental Management
|
|
Départs :
|
| |
M. Michael Goffin, à titre de coprésident par intérim, Section canadienne
Environnement Canada, Région de l’Ontario
M. David de Launay
Ministère des Richesses naturelles de l’Ontario
|
* Conseil consultatif scientifique des Grands Lacs
|
|
Nouveaux membres :
|
| |
M. C. Scott Findlay
Professeur agrégé
Institut de l’environnement
Université d’Ottawa
M. David R. S. Lean
Professeur auxiliaire
Département de biologie
Université d’Ottawa
Mme. Marcia Valiante
Professeure de droit
Université de Windsor
|
|
Départs :
|
| |
M. Pierre Payment
Michigan Technological University
M. Bruce Krushelnicki
Burlington, Ontario
M. David Stonehouse
Gestionnaire, Intendance et restauration Evergreen
Toronto, Ontario
Mme. Lesbia Smith
Toronto, Ontario
|
* Groupe de travail des professionnels de la santé
|
|
Nouveaux membres :
|
| |
Mme. Monica Campbell
Gestionnaire
Environmental Protection Office
Toronto Public Health
|
* Conseil international de contrôle du lac à la Pluie
|
|
Nouveaux membres :
|
| |
M. Peter Williams, P.Eng.
Thunder Bay, Ontario
|
*
Conseil international de la rivière Rouge
|
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Nouveaux membres :
|
| |
M. Wayne Dybvig, coprésident, Section canadienne
Directeur, Unité des eaux transfrontalières
Région des Prairies et du Nord
Environnement Canada
M. Michael J. Ryan, coprésident, Section américaine
Great Plains Regional Director
Bureau of Reclamation
M. Phil Adkins, ingénieur
Directeur intérimaire
Direction des eaux à usage agricole
Agriculture et Agroalimentaire Canada
– Administration du rétablissement agricole des Prairies
M. Will Haapala
Gestionnaire régional, Northwest Region Office
Minnesota Pollution Control Agency
|
|
Départs :
|
| |
Mme. Maryanne Bach, Bureau of Reclamation
M. Kevin Cash, coprésident intérimaire, Section canadienne
M. Richard Kellow
Environnement Canada
M. Jeff Lewis
Minnesota Pollution Control Agency
M. Alain Vermette
Agriculture et Agroalimentaire Canada
|
* Conseil international de la rivière Souris
|
|
Nouveaux membres :
|
| |
M. Bob Harrison
Hydrologue principal
Direction de la gestion et des sciences de l’eau
Gestion des ressources hydriques Manitoba
|
|
Départs :
|
| |
M. Richard J. Bowering
Gestion des ressources hydriques Manitoba
|
Nouvelles publications
- Synthèse de la consultation publique en
vue de l’examen de l’Accord relatif à la qualité de l’eau dans les
Grands Lacs par les gouvernements fédéraux du Canada et des
États-Unis
, janvier 2006. Le document résume les principaux points de
vue et d’autres opinions exprimés par les participants aux
consultations publiques de la CMI en prévision de l’examen de
l’Accord. On peut l’obtenir des bureaux de la CMI ou en ligne à www.ijc.org
.
- Synthèse des commentaires du public au
sujet du Rapport d’étape 2004 concernant l’Accord Canada– États-Unis
sur la qualité de l’air
, décembre 2005. Le document résume les points
de vue d’organisations et de particuliers au Canada et aux États-Unis
sur les progrès vers les objectifs de l’Accord de 1991 et de ses
annexes. On peut l’obtenir des bureaux de la CMI ou en ligne à www.ijc.org
.
- Priorités 2003-2005, Résumé .Un rapport
soumis à la Commission mixte internationale par ses conseils
consultatifs conformément à l’Accord relatif à la qualité de l’eau
dans les Grands Lacs. Il présente les constatations et les
recommandations relatives aux priorités du cycle 2003-2005. On peut
l’obtenir des bureaux de la CMI ou en ligne à www.ijc.org.
- Document de discussion concernant l’Initiative
internationale sur les bassins hydrographiques
, juin 2005. Le document
propose des projets précis pour développer l’Initiative. On peut
l’obtenir des bureaux de la CMI ou en ligne à www.ijc.org.