Commission mixte internationale
Printemps/été 2003
Volume 28, Numéro 1


La CMI adopte un nouveau logo



L'emblème que vous pouvez voir sur le présent numéro de Focus est le nouveau logo de la CMI. L'unifolié et le Stars and Stripes représentent les deux pays. Les cinq barres bleues ondulées représentent les cours d'eau limitrophes et leur nombre évoque le nombre de Grands Lacs. La couronne souligne le travail conjoint entre le Canada et les États-Unis alors que le parchemin et les plumes rappelle la signature du Traité relatif aux eaux limitrophes en 1909.



La CMI collabore avec les gouvernements en vue de recueillir l'information essentielle à la régénération des secteurs préoccupants des Grands Lacs

Un peu moins d'une décennie après que le Canada et les États-Unis ont signé la version révisée de l'Accord de 1978 relatif à la qualité de l'eau dans les Grands Lacs ayant pour objet « de rétablir et de conserver l'intégrité chimique, physique et biologique des eaux de l'écosystème du bassin des Grands Lacs », les deux pays ont convenu de donner la priorité aux zones les plus dégradées. Par la suite, 43 de ces zones ont été déclarées secteurs préoccupants en raison de la présence de sédiments contaminés, de la pollution due aux eaux usées urbaines, d'une pollution diffuse, de l'existence de sites contaminés à l'intérieur ou d'une dégradation de l'habitat supérieure à celle observée ailleurs dans le bassin des Grands Lacs. Vingt -deux secteurs préoccupants se trouvent uniquement aux États-Unis, 12 au Canada et cinq dans les voies navigables communes aux deux pays.

Maintenant, 15 ans après avoir défini les secteurs préoccupants, la CMI a entrepris de dresser un bilan complet des progrès accomplis et a publié Le point sur les activités de restauration dans les secteurs préoccupants des Grands Lacs : Rapport spécial

. Au cours de la dernière année, la CMI a recueilli de l'information des gouvernements canadien et américain, a demandé aux fonctionnaires compétents et à des représentants des communautés de mener des études sur les activités de restauration, la gestion et la responsabilité du processus ainsi que sur les enjeux clés et les réussites. D'octobre à novembre 2002, ces gouvernements ont collaboré avec la CMI pour combler les lacunes de l'information. La Commission est très reconnaissante de l'aide fournie par les deux gouvernements qui lui ont ainsi permis de préparer le Rapport spécial.

La CMI a constaté l'ampleur des travaux effectués pour remettre en état les secteurs préoccupants des Grands Lacs. Deux régions canadiennes ne figurent plus sur la liste des secteurs préoccupants et un secteur dans chacun des pays est reconnu comme étant sur la voie de son rétablissement. À ce jour, environ 33 millions de dollars (canadiens) ont été consacrés à la décontamination des sédiments et 270 millions de dollars (canadiens), à l'infrastructure d'évacuation et de traitement des eaux usées dans les secteurs préoccupants du Canada. Aux États- Unis, environ 160 millions de dollars (américains) ont été dépensés pour la décontamination des sédiments et plusieurs milliards de dollars pour l'infrastructure d'évacuation et de traitement des eaux usées dans les secteurs préoccupants. La CMI a également précisé les enjeux clés que doivent relever les gouvernements, y compris l'obtention des ressources nécessaires, la définition de cibles en matière de restauration, l'établissement des priorités et la surveillance de la remise en état.

L'information recueillie sur l'état d'assainissement de chaque secteur préoccupant, qui est présentée au moyen d'indicateurs des progrès, est réunie dans le Rapport spécial et affichée sur le site Web de la CMI. Celle-ci recommande aux deux gouvernement de mettre à jour les indicateurs des progrès et les invite à maintenir une documentation Web en constante évolution à l'intention du public.

On peut se procurer des copies du document Le point sur les activités de restauration dans les secteurs préoccupants des Grands Lacs : Rapport spécial sur le site Web de la CMI, à http://www.ijc.org , ou en communiquant avec un des bureaux de la CMI.



La CMI présente au Parlement une communication sur les espèces exotiques envahissantes

Le 11 février, la CMI s'est présentée devant le Comité permanent des pêches et des océans de la Chambre des communes du Canada. Les commissaires ont décrit « l'urgence biologique et économique » de la menace constituées par les espèces aquatiques exotiques envahissantes qui continuent de s'introduire dans l'écosystème des Grands Lacs.

Une espèce envahissante, la moule zébrée, a coûté à elle seule aux économies du Canada et des États-Unis environ 10 milliards de dollars depuis son apparition dans les Grands Lacs il y a 15 ans. Les espèces envahissantes ont également causé des dommages écologiques inouïs en perturbant les réseaux trophiques et en mettant en péril la biodiversité. Certains chercheurs parlent d'ailleurs d'un phénomène synergique qu'ils appellent « invasional meltdown ».

Le président de la Section canadienne de la CMI, M. Herb Gray, a décrit le problème dès le début. « Les torts causés affectent autant l'environnement que l'économie. De plus, comme les effets de la pollution biologique sont souvent irréversibles, n'importe quelle introduction d'espèce exotique envahissante peut altérer de façon permanente l'intégrité biologique et la biodiversité du réseau des Grands Lacs, le plus important réseau d'eau douce au monde. »

Dans leur exposé, les commissaires ont également décrit les trois voies d'entrée empruntées par les espèces envahissantes :

In their briefing, the commissioners also detailed the three "doorways" to invasion:

  • la porte principale – les eaux de lest non traitées qui sont rejetées par les navires étrangers et qui se déplacent d'un lac à l'autre sous l'effet de la circulation maritime;
  • la porte latérale – le canal de Chicago qui relie les bassins du Mississippi et des Grands Lacs;
  • la porte arrière – les marchés de poissons vivants, la vente d'appâts vivants et les poissons provenant d'aquariums et de l'aquaculture.

La présentation de la CMI a particulièrement mis en lumière le risque que présente la carpe asiatique – un « aspirateur aquatique » – qui pourrait transformer les Grands Lacs en étangs à carpes si on ne fait pas obstacle à sa progression dans le canal de Chicago, puis le lac Michigan, et qui pourrait éliminer les revenus générés par la pêche, qui sont de l'ordre de 4,5 milliards de dollars, et être responsable de la disparition de 75 000 emplois.

En vue de lutter contre ces envahisseurs exotiques, la CMI a formulé sept recommandations clés, dont une demande aux gouvernements canadien et américain de lui confier le mandat de coordonner et d'harmoniser les efforts binationaux visant à mettre fin à cette menace constante à l'économie et à l'intégrité biologique des Grands Lacs. La CMI a également formulé les recommandations suivantes :

  • Le Canada et les États-Unis doivent joindre leurs efforts pour harmoniser et resserrer les règles commerciales.
  • Les décisions doivent avoir un fondement scientifique.
  • Nos deux pays doivent soutenir des recherches additionnelles – sur la conception des navires, l'évaluation des risques, la rapidité d'intervention et les techniques de traitement des eaux de lest.
  • Nous devons avoir la possibilité de mettre à l'essai les techniques mises au point en laboratoire à bord de navires.
  • Nous devons élaborer un système d'aide à la décision permettant de suivre l'itinéraire des navires de passage et d'évaluer le risque qu'ils présentent en ce qui concerne la propagation des espèces envahissantes.
  • Il nous faut une norme viable en matière de traitement des eaux de lest et les moyens de l'appliquer.

Le président de la Section américaine de la CMI, M. Dennis Schornack, a conclu la présentation de la CMI par les remarques suivantes : « ...en 1978, le Canada et les Étas-Unis ont convenu d'établir une norme visant l'interdiction des rejets de substances toxiques persistantes dans les Grands Lacs et la quasi-élimination de ces substances. Maintenant, 25 ans plus tard, ces deux pays doivent être guidés par la même vision afin de stopper la contamination biologique, qui est tout aussi persistante et tout aussi dangereuse que la contamination chimique. »

On peut trouver le texte intégral des exposés des présidents Gray et Schornack et du commissaire Robert Gourd sur le site http://www.ijc.org .



La CMI tiendra la conférence-réunion biennale sur les Grands Lacs 2003 en septembre


Les 19 et 20 septembre 2003, vous êtes invités au campus de l'Université du Michigan, à Ann Arbor, pour deux journées d'ateliers et de discussions sur les dossiers urgents qui concernent les Grands Lacs.

Visitez notre site Web, à http://www.ijc.org/rel/2003biennial/index.php , pour vous inscrire et obtenir les renseignements les plus récents sur les conférenciers, l'ordre du jour des ateliers et des séances, le matériel fourni et les autres activités qui doivent se dérouler d'ici septembre.

À ne pas rater :

  • Pour faire le point sur les plans d'assainissement et les plans de gestion panlacustre, un atelier spécial préalable à la réunion biennale le jeudi 18 septembre
  • Des ateliers spécialisés sur neuf enjeux cruciaux qui se posent maintenant dans le bassin des Grands Lacs
  • Restore the Greatness! Des organisations de partout dans le bassin présentent leurs plans en vue de contribuer à la renaissance des Grands Lacs
  • La possibilité de renouer avec des amis et de se constituer un réseau de personnes-ressources au sein de la communauté des Grands Lacs

Inscrivez-vous dès maintenant!



La CMI rend hommage à ses bénévoles

Gail Krantzberg, Directrice,
Bureau régional des Grands Lacs

Rien de grand ne se fit jamais
sans enthousiasme.

- Ralph Waldo Emerson

L'année 2001 a été proclamée Année internationale des volontaires par l'Organisation des Nations Unies. Mais l'année 2003 mérite tout autant cet honneur. Certains de nos lecteurs ne connaissent peut-être pas parfaitement le fonctionnement de la Commissions mixte internationale et le rôle clé de ses bénévoles. Dans l'exercice de ses responsabilités, la Commission peut compter, en effet, sur les analyses et les avis éclairés de nombreux conseils, bureaux et groupes de travail composés de bénévoles. Ces conseils se penchent sur les dossiers que la Commission estime prioritaires. Les recommandations formulées visent une action gouvernementale et éclairent les questions scientifiques et politiques en matière d'environnement qui sont débattues publiquement. Pour ce qui est des Grands Lacs, ces entités offrent une expertise indépendante à la Commission qui évalue les progrès accomplis par rapport aux engagements de l'Accord relatif à la qualité de l'eau dans les Grands Lacs et informe les deux gouvernements à ce sujet. Ces avis se distinguent par la solide érudition dont témoignent les analyses présentées par des bénévoles provenant du milieu gouvernemental, du monde universitaire, de l'industrie et d'autres secteurs.

Les travaux binationaux qui se rapportent au bassin des Grands Lacs réunissent à eux seuls plus de 100 bénévoles. D'un océan à l'autre, plus d'une centaine de personnes participent également à 14 conseils et à divers groupes de travail pour le compte de la CMI des deux côtés de la frontière. Je remercie les dirigeants des organisations pour lesquelles ces bénévoles travaillent. Beaucoup d'entre vous comprennent bien l'importance d'offrir généreusement une partie de son temps La Commission tient les membres de ces conseils en haute estime. Les avis exprimés font autorité et sont éminemment respectés. Les conseils favorisent la recherche et le dialogue sur les questions scientifiques et politiques dans une atmosphère d'érudition permettant de partager librement les vues d'une myriade d'administrations binationales, nationales, régionales et locales. Outre la valeur que lui accorde la Commission, un tel environnement enrichit les connaissances des membres des conseils et contribue au rayonnement intellectuel de l'organisation dont ils relèvent.



La Commission tente constamment de trouver de nouvelles façons de reconnaître pleinement le travail des bénévoles et d'agir en fonction des recommandations et des avis formulés. Elle tient à exprimer ouvertement sa reconnaissance et son respect aux bénévoles. Au nom de la Commission, je profite de cette occasion pour exprimer ma reconnaissance à tous ceux d'entre vous qui ont travaillé ensemble en vue d'atteindre l'objectif commun de prévenir et de résoudre les différends sur l'utilisation des eaux limitrophes. L'énergie dont a fait preuve chaque membre des conseils dans les réunions, les déplacements, les téléconférences, les écrits, la recherche, la coordination et la formulation de conseils est incommensurable. Sans vous, nous ne pourrions pas conseiller les gouvernements et la population sur les progrès accomplis en vertu de l'Accord relatif à la qualité de l'eau dans les Grands Lacs, ni nous acquitter de nos autres mandats. Les commissaires et moi sommes résolus à répondre aux besoins des conseils et à favoriser leurs activités. Je fais appel aux communautés des bassin des eaux transfrontalières et des Grands Lacs pour qu'elles vous témoignent leur reconnaissance et soutiennent votre détermination à viser l'excellence.

Si rien n'a d'intérêt pour toi, rien ne s'améliorera. Rien. - Dr Seuss



Des conseillers de la CMI examinent les nouveaux enjeux liés aux Grands Lacs

En février, un petit groupe de chercheurs principaux, de responsables des orientations politiques et de commissaires de la CMI à tenu au Wingspread Conference Centre de Racine, au Wisconsin, une réunion d'experts sur les nouveaux enjeux liés aux Grands Lacs. Le Conseil consultatif scientifique des Grands Lacs de la CMI, en collaboration avec le Conseil de la qualité de l'eau des Grands Lacs, le Conseil consultatif international sur la qualité de l'air et le Conseil des gestionnaires de la recherche des Grands Lacs, a animé la réunion conjointement avec l'Environmental Protection Agency américaine, Environnement Canada et la Johnson Foundation. Les participants poursuivaient les principaux objectifs suivants :

  • cerner les principaux enjeux qui se présenteront dans les 25 prochaines années;
  • faciliter les échanges binationaux et multidisciplinaires entre les chercheurs principaux et les responsables des orientations politiques;
  • définir les possibilités futures de progrès les plus prometteuses en vertu de l'Accord relatif à la qualité de l'eau dans les Grands Lacs.

Un des résultats intéressants de cette réunion est qu'aucun nouveau risque pour les Grands Lacs ne devrait se présenter. Les problèmes actuels, avec quelques nouvelles variantes, existeront probablement encore, surtout parce qu'on ne leur a toujours pas trouvé de solution adéquate. Ces problèmes sont, entre autres, les contaminants chimiques et leurs effets, les quantités excessives d'éléments nutritifs, le changement climatique, les espèces exotiques, les changements subis par la biocénose, l'aménagement des rives et la prolifération des banlieues. Bien que ces problèmes existent déjà, les discussions ont porté sur les aspects pouvant présenter un intérêt dans l'avenir.

Les enjeux cernés n'étaient pas tous de nature scientifique. Ainsi, deux questions institutionnelles ont été soulevées au cours de plusieurs séances : la nécessité de coordonner les rôles et les responsabilités de la gestion des Grands Lacs entre tous les paliers gouvernementaux afin d'améliorer la prise de décisions et la reddition de comptes, ainsi que la nécessité d'investir des sommes importantes dans l'infrastructure scientifique afin d'améliorer la surveillance et d'appuyer l'élaboration de prévisions sur l'écosystème. Les discussions semblaient également revenir à un certain nombre de questions clés, par exemple : Comment pouvons-nous prendre des décisions éclairées lorsque l'information est restreinte? Comment pouvons-nous mettre à profit les nouvelles technologies pour « prendre une longueur d'avance »? Comment faire pour adopter une approche écosystémique?

Les résultats et les recommandations de la réunion d'experts sur les nouveaux enjeux liés aux Grands Lacs figureront dans le rapport de la CMI sur les priorités relatives aux Grands Lacs 2001-2003. Ce rapport sera public cet été, avant la réunion biennale qui se tiendra à Ann Arbor, au Michigan, les 19 et 20 septembre 2003. Les organisateurs de la réunion ont également l'intention de publier les actes de la réunion, y compris des articles scientifiques, dans une section spéciale du Journal of Great Lakes Research. .



La CMI révise son ordonnance d'approbation pour le lac Duck

La CMI a amorcé le processus de révision de son ordonnance d'approbation pour le lac Duck en février en invitant le public à formuler ses commentaires quant aux aspects qui devraient être examinés. Le lac Duck, un projet qui couvre 4 000 acres (1 619 hectares), est situé en Colombie-Britannique, près de la frontière de l'Idaho, à l'extrémité amont du lac Kootenay. Il est isolé du lac Kootenay par un réseau de digues approuvé par la CMI dont la construction remonte à 1949. Les digues autour du lac Duck permettent d'élever les niveaux d'eau dans la rivière Kootenay aux États -Unis, à l'occasion de quelques rares inondations, d'environ quatre ou cinq pouces (10 à 13 centimètres) à la frontière des deux pays et d'environ la moitié de cette quantité à Bonners Ferry, dans l'Idaho. La construction des barrages Duncan et Libby en amont du lac Duck a également réduit le risque que surviennent ces rares inondations.

La révision amorcée par la CMI a été dictée par les inquiétudes publiques quant aux effets de la gestion des niveaux d'eau sur l'achigan. On a aussi demandé à ce que la gestion des niveaux d'eau du lac Duck soit transférée aux administrations locales. Compte tenu des inquiétudes publiques et du fait que l'ordonnance n'avait pas été examinée depuis 30 ans, et étant donné la possibilité moindre mais permanente de répercussions transfrontalières, la Commission a décidé de réviser l'ordonnance pour le lac Duck sous toutes réserves du résultat final.

Suite aux commentaires du public, la CMI déterminera si des études s'imposent cet été et les entamera si les fonds le permettent. Des réunions publiques sont prévues pour l'automne 2003. La population sera alors de nouveau invitée à formuler ses commentaires, notamment sur le déroulement du processus jusque-là et sur tout résultat ou proposition éventuels.



La CMI participe au sommet sur le bassin de la rivière Rouge

En janvier, les commissaires Herb Gray, Dennis Schornack, Jack Blaney, Irene Brooks et Allen Olson ont assisté au 20 <+> e sommet international annuel sur le bassin de la rivière Rouge qui s'est tenu à Winnipeg, au Manitoba. Le colloque, parrainé par la Red River Basin Commission, aide à définir les orientations des activités de gestion du bassin hydrographique et attire des représentants et des intervenants clés de toute la région. Dans son discours liminaire, au déjeuner du jeudi, le président Gray a mis en lumière le rôle de la Commission en ce qui concerne le bassin de la rivière Rouge et a encouragé les organisations de la région à poursuivre leurs interventions visant l'atténuation des inondations.

Le personnel de la Commission a parrainé une discussion de travail entre des représentants clés du Manitoba, du Dakota du Nord et du Minnesota ainsi que des membres du Conseil international de la rivière Rouge, qui relève de la Commission. Les participants y ont discuté d'approches pour l'élaboration d'un plan binational complet d'atténuation des inondations qui prendra en considération tout le bassin hydrographique, comme le demandait la Commission en 2000 dans son rapport intitulé Vivre le long de la rivière Rouge. Le Conseil international de la rivière Rouge rendra compte cet été des mesures prises à tous les paliers gouvernementaux pour ce qui est des recommandations qui y sont formulées par la Commission. Ce rapport devrait être utile à l'élaboration d'un plan complet d'atténuation des inondations.



Reconnaissance spéciale

M. Anders Andren est professeur au sein du Programme civil de l'environnement et d'hydrochimie de l'University of Wisconsin, à Madison. Il a été nommé au Conseil consultatif scientifique des Grands Lacs (CCSGL) de la Commission mixte internationale en 1987 où il a rempli ses fonctions jusqu'en 2002. Dans le cadre de sa charge, M. Andren a participé à la rédaction de huit rapports annuels et biennaux pour le compte du CCSGL et a été le co-président américain du Groupe de travail sur l'élimination virtuelle de 1990 à 1993. Parmi tous ceux et celles qui ont été membres du Conseil, il possède les états de service les plus longs.

M. Andren est reconnu pour son engagement scientifique. Il est aussi depuis longtemps un ardent défenseur de l'idée selon laquelle une meilleure connaissance et compréhension des Grands Lacs sont essentielles pour assurer l'assainissement et la préservation de l'intégrité des eaux et atteindre les objectifs de l'Accord relatif à la qualité de l'eau dans les Grands Lacs.

Même s'il ne siégera plus au CCSGL, M. Andren fera partie du Groupe de travail sur les nouveaux enjeux et travaillera en étroite collaboration avec le Conseil des gestionnaires de la recherche des Grands Lacs à l'élaboration d'un système intégré d'observation et de surveillance des Grands Lacs. Un tel système pourrait consolider sensiblement le rôle de la science dans l'élaboration des politiques et la prise des décisions de gestion.

M. Kelly Burch a été membre actif du Conseil de la qualité de l'eau des Grands Lacs de la Commission de 1996 à 2002. Pendant cette période, M. Burch a piloté, entre autres, le Groupe de travail sur l'application des indicateurs, le Projet de modélisation du lac Érié, le Comité d'action prioritaire sur les sédiments et le Groupe de travail sur l'annexe 2.

À titre de directeur régional du Département de la Protection de l'environnement de la Pennsylvanie, M. Burch a joué un rôle déterminant dans l'élaboration d'un plan d'assainissement pour la baie Presque Isle, qui est maintenant redéfinie comme un secteur préoccupant en voie de rétablissement, et a présidé le Comité consultatif public. Il a participé à l'élaboration du plan de gestion panlacustre du lac Érié, un élément capital de l'annexe 2 de l'Accord relatif à la qualité de l'eau dans les Grands Lacs.

Le 23 décembre 2002, M. Murray Clamen , secrétaire de la Section canadienne de la Commission mixte internationale, a reçu la médaille du Jubilé de la Reine. Cet honneur est décerné à des Canadiens en reconnaissance d'une importante contribution au Canada, à leur communauté ou à leurs compatriotes. M. Clamen avait été sélectionné en raison de sa carrière exemplaire au sein de l'administration fédérale canadienne pendant 25 ans.



Activités

16 juin 2003
Réunion du Groupe d'étude international sur le lac Ontario et le fleuve Saint-Laurent - Groupe consultatif sur l'intérêt public, St. Catharines (Ontario)

19 juin 2003
Réunion publique du Conseil international de contrôle du fleuve Saint-Laurent, Dorval (Québec)

19 juin 2003
Réunion du Groupe d'étude international sur le lac Ontario et le fleuve Saint-Laurent - GCIP, Wilson (New York)

26 juin 2003
Réunion du Conseil international de contrôle du lac Supérieur, Sault Ste. Marie (Ontario)

17 juillet 2003
Réunion du Conseil international de la rivière Rouge, Emerson (Manitoba)

20 aout 2003
Réunion du Conseil international de contrôle de la riviére Saint Croix, Calais, (Maine)

19 et 20 septembre
Réunion biennale sur les Grands Lacs, Ann Arbor (Michigan)



Intervenants

La CMI souhaite la bienvenue aux derniers membres nommés à ses conseils .

Dr. Jan Ciborfowski
Professeur de biologie
Université de Windsor
Counseils des gestionnaires de recherches des Grands Lacs
Dr Robert Andrews
Directeur de recherche sur l'eau potable
Department de génie civil
Université de Toronto
Counseils des gestionnaires de recherches des Grands L acs

Dr Alex Bielak
Directeur, direction de la liaison scientifique
Institut national de recherche sur les eaux
Environnement Canada
Conseil des gestionnaires de recherche des Grands Lacs
Joel Weiner
Directeur général
Région de l'Ontario et du Nunavut
Santé Canada
Conseil de la qualité de l'eau des Grands Lacs
Adel Shalaby
Directeur régional
Santé environnementale et sécutité des consommateurs
Santé Canada
Conseil de la qualité de l'eau des Grands Lacs
Peter Thompson
Directeur régional, Politiques
Région du Centre et de l'Artique
Pêches et Océans Canada
Conseil de la qualité de l'eau des Grands Lacs
Lori Boughton
Chief, Bureau des Grands Lacs
Département de la Protection de l'environnement de la Pennsylvanie
Conseil de la qualité de l'eau des Grands Lacs
Dr. Judith Perlinger
Département de génie civil et de l'environnement
Michigan Technological University
Conseil consultatif scientifique des Grands Lacs
Dr. Joan Rose
École d'agriculture

Michigan State University
Conseil consultatif scientifique des Grands Lacs
Dan Barletta
Co-président américain
Groupe d'étude international sur le lac Ontario et le fleuve Saint-Laurent
Conseil consultatif sur l'intérnet public
Paul Finnegan
Groupe d'étude international sur le lac Ontario et le fleuve Saint-Laurent
Conseil consultatif sur l'intérnet public
Dr. Leon M. Carl
Director
U.S. Geological Survey
Great Lakes Science Center
Counseils des gestionnaires de recherches des Grands L acs
Carr McLeod
Environnement Canada
Co-président canadien

Conseil international de contrôle du lac Supérieur

Conseil international de contrôle de la riviére Niagara

Susan Humphrey
Environnement Canada
Groupe de travail sur l'annexe 2
Don Porteous
Laboratoire régional de la Nouvelle-Angleterre
U.S. Environmental Protection Agency
Co-Président américain
Conseil international de la riviére Sainte-Croix
Bill Appleby
Directeur
Direction de l'environnement atmosphérique
Environnement Canada
Co-président canadien, CIRSC
Conseil international de la riviére Sainte-Croix
Joan Trial
Biologiste principale
Maine Atlantic Salmon Commission
Conseil international de la riviére Sainte-Croix

Nous exprimons notre reconnaissance à ceux et celles que ont consacré leur temps et leurs talents aux divers conseils de la Commission mixte internationale afin d'aider le Canada et les États-Unis à gérer les questions environnementales transfrontaliéres.
David Ladd
Ancien directeur
Bureau des Grands Lacs Département de la Qualité de l'env. du Michigan
Conseil de la qualité de l'eau des Grands Lacs
Colonel Mark A. Roncoli
U.S. Army Corps of Engineers
Conseil international de contrôle du lac Supérieur

Conseil international de contrôle de la riviére Niagara
Conseil international de contrôle de la fleuve St-Laurent

Dr. Nancy milton
Ancienne directirice
U.S. Geological Survey
Great Lakes Science Center
Counseil des gestionnaires de recherche des Grands Lacs
Colonel Ralph Graves
U.S. Army Corps of Engineers

Conseil international de contrôle du lac Kootenay

Conseil international de contrôle du lac Osoyoos




Nouvelles parutions

  • Le point sur les activités de restauration dans les secteurs préoccupants des Grands Lacs : Rapport spécial évalue la mise en oeuvre des plans d'assainissement et les progrès accomplis dans tout le bassin des Grands Lacs. Le rapport est offert sur l'Intérnêt, à www.ijc.org, sur CD-ROM avec le Onzième rapport biennal sur la qualité de l'eau des Grands Lacs, ou sous forme imprimée dans n'importe quel bureau de la CMI.
  • On peut se procurer le Onzième rapport sur la qualité de l'eau des Grands Lacs , qui évalue les progrès accomplis par les États-Unis et le Canada en vue de l'assainissement et de la préservation des Grands Lacs, sur l'Intérnêt, à http://www.ijc.org/php/publications/html/11br/francais/report/index.html , sur CD-ROM ou sous forme imprimée en communiquant avec un bureau de la CMI.
  • Maintenant disponible : Surveiller notre environnement transfrontalier d'un océan à l'autre , une brochure qui décrit les principales responsabilités de la Commission mixte internationale. Offerte en français et en anglais. Plusieurs exemplaires disponibles dans tous les bureaux de la CMI.
  • Maintenant disponible : Carte des activités de la CMI. Cette carte de la frontière canado-américaine illustre les activités de la CMI dans les bassins hydrographiques d'un océan à l'autre. Offerte en français et en anglais. Plusieurs exemplaires disponibles dans tous les bureaux de la CMI.







Restez branchés

La CMI est intéressée à connaître votre opinion sur ses activités. Vous pouvez nos contacter de différentes façons :



    Section
canadienne
  Section
américaine
  Bureau régional
des Grands Lacs

Contacts   Murray Clamen
Secrétaire
Fabien Lengellé
Affaires Publiques
  Gerald Galloway
Secrétaire
Frank Bevacqua
Affaires Publiques
  Dr. Gail Krantzberg
Directeur
Jennifer Day
Affaires Publiques

Couriel   Commission@ottawa.ijc.org   Commission@washington.org   Commission@windsor.org

Courrier   234, avenue Laurier Ouest
22 étage
Ottawa (Ont.)
K1P 6K6
  1250 23rd Street NW
Suite 100
Washington, DC 20440
  100, avenue Ouellette
8e étage
Windsor (Ont.)
N9A 6T3
ou
P.O. Box 32869
Detroit, MI 48232-2869

Télécopieur   613.993.5583   202.467-7046   519.257-6740

Téléphone   613.995.2984   202.736.9000   519.257.6700
ou
313.226.2170

Page d'accueil www.ijc.org




Commissaires



       
  Dennis L. Schornack,
président de la Section américaines

Irene Brooks

Allen Olson

Le très hon. Herb Gray
président de la Section canadienne

Robert Gourd

Jack Blaney

 
       


La Commission mixte internationale prévient et règle les différends entre le Canada et les États-Unis d'Amérique dans le cadre du Traité des eaux limitrophes de 1909 et recherche le bien commun des deux pays en conseillant les deux gouvernements de façon indépendante et objective.