La CMI adopte un nouveau logo
L'emblème que vous pouvez voir sur le présent numéro de Focus est le nouveau
logo de la CMI. L'unifolié et le Stars and Stripes représentent les deux pays.
Les cinq barres bleues ondulées représentent les cours d'eau limitrophes et
leur nombre évoque le nombre de Grands Lacs. La couronne souligne le travail
conjoint entre le Canada et les États-Unis alors que le parchemin et les plumes
rappelle la signature du Traité relatif aux eaux limitrophes en 1909.
La CMI collabore avec les gouvernements en vue de recueillir l'information
essentielle à la régénération des secteurs préoccupants des Grands Lacs
Un peu moins d'une décennie après que le Canada et les États-Unis ont signé la
version révisée de l'Accord de 1978 relatif à la qualité de l'eau dans les
Grands Lacs ayant pour objet « de rétablir et de conserver l'intégrité
chimique, physique et biologique des eaux de l'écosystème du bassin des Grands
Lacs », les deux pays ont convenu de donner la priorité aux zones les plus
dégradées. Par la suite, 43 de ces zones ont été déclarées secteurs
préoccupants en raison de la présence de sédiments contaminés, de la pollution
due aux eaux usées urbaines, d'une pollution diffuse, de l'existence de sites
contaminés à l'intérieur ou d'une dégradation de l'habitat supérieure à celle
observée ailleurs dans le bassin des Grands Lacs. Vingt
-deux secteurs préoccupants se trouvent uniquement aux États-Unis, 12 au Canada
et cinq dans les voies navigables communes aux deux pays.
Maintenant, 15 ans après avoir défini les secteurs
préoccupants, la CMI a entrepris de dresser un bilan complet des
progrès accomplis et a publié Le point sur les activités
de restauration dans les secteurs préoccupants des Grands Lacs : Rapport
spécial
. Au cours de la dernière année, la CMI a recueilli de
l'information des gouvernements canadien et américain, a demandé
aux fonctionnaires compétents et à des représentants des
communautés de mener des études sur les activités de
restauration, la gestion et la responsabilité du processus ainsi que sur
les enjeux clés et les réussites. D'octobre à
novembre 2002, ces gouvernements ont collaboré avec la CMI pour
combler les lacunes de l'information. La Commission est très
reconnaissante de l'aide fournie par les deux gouvernements qui lui ont ainsi
permis de préparer le Rapport spécial.
La CMI a constaté l'ampleur des travaux effectués pour remettre
en état les secteurs préoccupants des Grands Lacs. Deux
régions canadiennes ne figurent plus sur la liste des secteurs
préoccupants et un secteur dans chacun des pays est reconnu comme
étant sur la voie de son rétablissement. À ce jour,
environ 33 millions de dollars (canadiens) ont été
consacrés à la décontamination des sédiments et 270
millions de dollars (canadiens), à l'infrastructure d'évacuation
et de traitement des eaux usées dans les secteurs préoccupants du
Canada. Aux États-
Unis, environ 160 millions de dollars (américains) ont
été dépensés pour la décontamination des
sédiments et plusieurs milliards de dollars pour l'infrastructure
d'évacuation et de traitement des eaux usées dans les secteurs
préoccupants. La CMI a également précisé les enjeux
clés que doivent relever les gouvernements, y compris l'obtention des
ressources nécessaires, la définition de cibles en matière
de restauration, l'établissement des priorités et la surveillance
de la remise en état.
L'information recueillie sur l'état d'assainissement de chaque secteur
préoccupant, qui est présentée au moyen d'indicateurs des
progrès, est réunie dans le Rapport spécial et
affichée sur le site Web de la CMI. Celle-ci recommande aux deux
gouvernement de mettre à jour les indicateurs des progrès et les
invite à maintenir une documentation Web en constante évolution
à l'intention du public.
On peut se procurer des copies du document
Le point sur les activités de restauration dans les secteurs préoccupants des
Grands Lacs : Rapport spécial
sur le site Web de la CMI, à
http://www.ijc.org
, ou en communiquant avec un des bureaux de la CMI.
La CMI présente au Parlement une communication sur les espèces exotiques
envahissantes
Le 11 février, la CMI s'est présentée devant le Comité permanent des pêches et
des océans de la Chambre des communes du Canada. Les commissaires ont décrit
« l'urgence biologique et économique » de la menace constituées par les espèces
aquatiques exotiques envahissantes qui continuent de s'introduire dans
l'écosystème des Grands Lacs.
Une espèce envahissante, la moule zébrée, a coûté à elle seule aux économies du
Canada et des États-Unis environ 10 milliards de dollars depuis son apparition
dans les Grands Lacs il y a 15 ans. Les espèces envahissantes ont également
causé des dommages écologiques inouïs en perturbant les réseaux trophiques et
en mettant en péril la biodiversité. Certains chercheurs parlent d'ailleurs
d'un phénomène synergique qu'ils appellent « invasional meltdown ».
Le président de la Section canadienne de la CMI, M. Herb Gray, a décrit le
problème dès le début. « Les torts causés affectent autant l'environnement que
l'économie. De plus, comme les effets de la pollution biologique sont souvent
irréversibles, n'importe quelle introduction d'espèce exotique envahissante
peut altérer de façon permanente l'intégrité biologique et la biodiversité du
réseau des Grands Lacs, le plus important réseau d'eau douce au monde. »
Dans leur exposé, les commissaires ont également décrit les trois voies
d'entrée empruntées par les espèces envahissantes :
In their briefing, the commissioners also detailed the three
"doorways" to invasion:
-
la porte principale – les eaux de lest non traitées qui sont rejetées par les
navires étrangers et qui se déplacent d'un lac à l'autre sous l'effet de la
circulation maritime;
-
la porte latérale – le canal de Chicago qui relie les bassins du Mississippi
et des Grands Lacs;
-
la porte arrière – les marchés de poissons vivants, la vente d'appâts vivants
et les poissons provenant d'aquariums et de l'aquaculture.
La présentation de la CMI a particulièrement mis en lumière le risque que
présente la carpe asiatique – un « aspirateur aquatique » – qui pourrait
transformer les Grands Lacs en étangs à carpes si on ne fait pas obstacle à sa
progression dans le canal de Chicago, puis le lac Michigan, et qui pourrait
éliminer les revenus générés par la pêche, qui sont de l'ordre de 4,5 milliards
de dollars, et être responsable de la disparition de 75 000 emplois.
En vue de lutter contre ces envahisseurs exotiques, la CMI a formulé sept
recommandations clés, dont une demande aux gouvernements canadien et américain
de lui confier le mandat de coordonner et d'harmoniser les efforts binationaux
visant à mettre fin à cette menace constante à l'économie et à l'intégrité
biologique des Grands Lacs.
La CMI a également formulé les recommandations suivantes :
- Le Canada et les États-Unis doivent joindre leurs efforts pour harmoniser et
resserrer les règles commerciales.
- Les décisions doivent avoir un fondement scientifique.
- Nos deux pays doivent soutenir des recherches additionnelles – sur la
conception des navires, l'évaluation des risques, la rapidité d'intervention et
les techniques de traitement des eaux de lest.
- Nous devons avoir la possibilité de mettre à l'essai les techniques mises au
point en laboratoire à bord de navires.
- Nous devons élaborer un système d'aide à la décision permettant de suivre
l'itinéraire des
navires de passage et d'évaluer le risque qu'ils présentent en ce qui concerne
la propagation des espèces envahissantes.
- Il nous faut une norme viable en matière de traitement des eaux de
lest et les moyens de l'appliquer.
Le président de la Section américaine de la CMI, M. Dennis Schornack, a conclu
la présentation de la CMI par les remarques suivantes : « ...en 1978, le Canada
et les Étas-Unis ont convenu d'établir une norme visant l'interdiction des
rejets de substances toxiques persistantes dans les Grands Lacs et la
quasi-élimination de ces substances. Maintenant, 25 ans plus tard, ces deux
pays doivent être guidés par la même vision afin de stopper la contamination
biologique, qui est tout aussi persistante et tout aussi dangereuse que la
contamination chimique. »
On peut trouver le texte intégral des exposés des présidents Gray et Schornack
et du commissaire Robert Gourd sur le site
http://www.ijc.org
.
La CMI tiendra la conférence-réunion biennale sur les Grands Lacs 2003 en
septembre
Les 19 et 20 septembre 2003, vous êtes invités au campus de l'Université du
Michigan, à Ann Arbor, pour deux journées d'ateliers et de discussions sur les
dossiers urgents qui concernent les Grands Lacs.
Visitez notre site Web, à
http://www.ijc.org/rel/2003biennial/index.php
, pour vous inscrire et obtenir les renseignements les plus récents sur les
conférenciers, l'ordre du jour des ateliers et des séances, le matériel fourni
et les autres activités qui doivent se dérouler d'ici septembre.
À ne pas rater :
- Pour faire le point sur les plans d'assainissement et les plans de gestion
panlacustre, un atelier spécial préalable à la réunion biennale le jeudi
18 septembre
- Des ateliers spécialisés sur neuf enjeux cruciaux qui se posent maintenant
dans le bassin des Grands Lacs
- Restore the Greatness! Des organisations de partout dans le bassin présentent leurs plans en vue de
contribuer à la renaissance des Grands Lacs
- La possibilité de renouer avec des amis et de se constituer un réseau de
personnes-ressources au sein de la communauté des Grands Lacs
Inscrivez-vous dès maintenant!
La CMI rend hommage à ses bénévoles
Gail Krantzberg, Directrice,
Bureau régional des Grands Lacs
Rien de grand ne se fit jamais
sans enthousiasme.
- Ralph Waldo Emerson
L'année 2001 a été proclamée Année internationale des volontaires par
l'Organisation des Nations Unies. Mais l'année 2003 mérite tout autant cet
honneur. Certains de nos lecteurs ne connaissent peut-être pas parfaitement le
fonctionnement de la Commissions mixte internationale et le rôle clé de ses
bénévoles. Dans l'exercice de ses responsabilités, la Commission peut compter,
en effet, sur les analyses et les avis éclairés de nombreux conseils, bureaux
et groupes de travail composés de bénévoles. Ces conseils se penchent sur les
dossiers que la Commission estime prioritaires. Les recommandations formulées
visent une action gouvernementale et éclairent les questions scientifiques et
politiques en matière d'environnement qui sont débattues publiquement. Pour ce
qui est des Grands Lacs, ces entités offrent une expertise indépendante à la
Commission qui évalue les progrès accomplis par rapport aux engagements de
l'Accord relatif à la qualité de l'eau dans les Grands Lacs et informe les deux
gouvernements à ce sujet. Ces avis se distinguent par la solide érudition dont
témoignent les analyses présentées par des bénévoles provenant du milieu
gouvernemental, du monde universitaire, de l'industrie et d'autres secteurs.
Les travaux binationaux qui se rapportent au bassin des Grands Lacs réunissent
à eux seuls plus de 100 bénévoles. D'un océan à l'autre, plus d'une centaine de
personnes participent également à 14 conseils et à divers groupes de travail
pour le compte de la CMI des deux côtés de la frontière. Je remercie les
dirigeants des organisations pour lesquelles ces bénévoles travaillent.
Beaucoup d'entre vous comprennent bien l'importance d'offrir généreusement une
partie de son temps La Commission tient les membres de ces conseils en haute
estime. Les avis exprimés font autorité et sont éminemment respectés. Les
conseils favorisent la recherche et le dialogue sur les questions scientifiques
et politiques dans une atmosphère d'érudition permettant de partager librement
les vues d'une myriade d'administrations binationales, nationales, régionales
et locales. Outre la valeur que lui accorde la Commission, un tel environnement
enrichit les connaissances des membres des conseils et contribue au rayonnement
intellectuel de l'organisation dont ils relèvent.
La Commission tente constamment de trouver de nouvelles façons de reconnaître
pleinement le travail des bénévoles et d'agir en fonction des recommandations
et des avis formulés. Elle tient à exprimer ouvertement sa reconnaissance et
son respect aux bénévoles. Au nom de la Commission, je profite de cette
occasion pour exprimer ma reconnaissance à tous ceux d'entre vous qui ont
travaillé ensemble en vue d'atteindre l'objectif commun de prévenir et de
résoudre les différends sur l'utilisation des eaux limitrophes. L'énergie dont
a fait preuve chaque membre des conseils dans les réunions, les déplacements,
les téléconférences, les écrits, la recherche, la coordination et la
formulation de conseils est incommensurable. Sans vous, nous ne pourrions pas
conseiller les gouvernements et la population sur les progrès accomplis en
vertu de l'Accord relatif à la qualité de l'eau dans les Grands Lacs, ni nous
acquitter de nos autres mandats. Les commissaires et moi sommes résolus à
répondre aux besoins des conseils et à favoriser leurs activités. Je fais appel
aux communautés des bassin des eaux transfrontalières et des Grands Lacs pour
qu'elles vous témoignent leur reconnaissance et soutiennent votre détermination
à viser l'excellence.
Si rien n'a d'intérêt pour toi,
rien ne s'améliorera. Rien.
- Dr Seuss
Des conseillers de la CMI examinent les nouveaux enjeux liés aux Grands Lacs
En février, un petit groupe de chercheurs principaux, de responsables des
orientations politiques et de commissaires de la CMI à tenu au Wingspread
Conference Centre de Racine, au Wisconsin, une réunion d'experts sur les
nouveaux enjeux liés aux Grands Lacs. Le Conseil consultatif scientifique des
Grands Lacs de la CMI, en collaboration avec le Conseil de la qualité de l'eau
des Grands Lacs, le Conseil consultatif international sur la qualité de l'air
et le Conseil des gestionnaires de la recherche des Grands Lacs, a animé la
réunion conjointement avec l'Environmental Protection Agency américaine,
Environnement Canada et la Johnson Foundation. Les participants poursuivaient
les principaux objectifs suivants :
- cerner les principaux enjeux qui se présenteront dans les 25 prochaines
années;
- faciliter les échanges binationaux et multidisciplinaires entre les
chercheurs principaux et les responsables des orientations politiques;
- définir les possibilités futures de progrès les plus prometteuses en vertu de
l'Accord relatif à la qualité de l'eau dans les Grands Lacs.
Un des résultats intéressants de cette réunion est qu'aucun nouveau risque pour
les Grands Lacs ne devrait se présenter. Les problèmes actuels, avec quelques
nouvelles variantes, existeront probablement encore, surtout parce qu'on ne
leur a toujours pas trouvé de solution adéquate. Ces problèmes sont, entre
autres, les contaminants chimiques et leurs effets, les quantités excessives
d'éléments nutritifs, le changement climatique, les espèces exotiques, les
changements subis par la biocénose, l'aménagement des rives et la prolifération
des banlieues. Bien que ces problèmes existent déjà, les discussions ont porté
sur les aspects pouvant présenter un intérêt dans l'avenir.
Les enjeux cernés n'étaient pas tous de nature scientifique. Ainsi, deux
questions institutionnelles ont été soulevées au cours de plusieurs séances :
la nécessité de coordonner les rôles et les responsabilités de la gestion des
Grands Lacs entre tous les paliers gouvernementaux afin d'améliorer la prise de
décisions et la reddition de comptes, ainsi que la nécessité d'investir des
sommes importantes dans l'infrastructure scientifique afin d'améliorer la
surveillance et d'appuyer l'élaboration de prévisions sur l'écosystème. Les
discussions semblaient également revenir à un certain nombre de questions clés,
par exemple : Comment pouvons-nous prendre des décisions éclairées lorsque
l'information est restreinte? Comment pouvons-nous mettre à profit les
nouvelles technologies pour « prendre une longueur d'avance »? Comment faire
pour adopter une approche écosystémique?
Les résultats et les recommandations de la réunion d'experts sur les nouveaux
enjeux liés aux Grands Lacs figureront dans le rapport de la CMI sur les
priorités relatives aux Grands Lacs 2001-2003. Ce rapport sera public cet été,
avant la réunion biennale qui se tiendra à Ann Arbor, au Michigan, les 19 et
20 septembre 2003. Les organisateurs de la réunion ont également l'intention de
publier les actes de la réunion, y compris des articles scientifiques, dans une
section spéciale du Journal of Great Lakes Research. .
La CMI révise son ordonnance d'approbation pour le lac Duck
La CMI a amorcé le processus de révision de son ordonnance d'approbation pour
le lac Duck en février en invitant le public à formuler ses commentaires quant
aux aspects qui devraient être examinés. Le lac Duck, un projet qui couvre
4 000 acres (1 619 hectares), est situé en Colombie-Britannique, près de la
frontière de l'Idaho, à l'extrémité amont du lac Kootenay. Il
est isolé du lac Kootenay par un réseau de digues approuvé par la CMI dont la
construction remonte à 1949. Les digues autour du lac Duck permettent d'élever
les niveaux d'eau dans la rivière Kootenay aux États
-Unis, à l'occasion de quelques rares inondations, d'environ quatre ou cinq
pouces (10 à 13 centimètres) à la frontière des deux pays et d'environ la
moitié de cette quantité à Bonners Ferry, dans l'Idaho. La construction des
barrages Duncan et Libby en amont du lac Duck a également réduit le risque que
surviennent ces rares inondations.
La révision amorcée par la CMI a été dictée par les inquiétudes publiques quant
aux effets de la gestion des niveaux d'eau sur l'achigan. On a aussi demandé à
ce que la gestion des niveaux d'eau du lac Duck soit transférée aux
administrations locales. Compte tenu des inquiétudes publiques et du fait que
l'ordonnance n'avait pas été examinée depuis 30 ans, et étant donné la
possibilité moindre mais permanente de répercussions transfrontalières, la
Commission a décidé de réviser l'ordonnance pour le lac Duck sous toutes
réserves du résultat final.
Suite aux commentaires du public, la CMI déterminera si des études s'imposent
cet été et les entamera si les fonds le permettent. Des réunions publiques sont
prévues pour l'automne 2003. La population sera alors de nouveau invitée à
formuler ses commentaires, notamment sur le déroulement du processus jusque-là
et sur tout résultat ou proposition éventuels.
La CMI participe au sommet sur
le bassin de la rivière Rouge
En janvier, les commissaires Herb Gray, Dennis Schornack, Jack Blaney, Irene
Brooks et Allen Olson ont assisté au 20
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sommet international annuel sur le bassin de la rivière Rouge qui s'est tenu à
Winnipeg, au Manitoba. Le colloque, parrainé par la Red River Basin Commission,
aide à définir les orientations des activités de gestion du bassin
hydrographique et attire des représentants et des intervenants clés de toute la
région. Dans son discours liminaire, au déjeuner du jeudi, le président Gray a
mis en lumière le rôle de la Commission en ce qui concerne le bassin de la
rivière Rouge et a encouragé les organisations de la région à poursuivre leurs
interventions visant l'atténuation des inondations.
Le personnel de la Commission a parrainé une discussion de travail entre des
représentants clés du Manitoba, du Dakota du Nord et du Minnesota ainsi que des
membres du Conseil international de la rivière Rouge, qui relève de la
Commission. Les participants y ont discuté d'approches pour l'élaboration d'un
plan binational complet d'atténuation des inondations qui prendra en
considération tout le bassin hydrographique, comme le demandait la Commission
en 2000 dans son rapport intitulé Vivre le long de la rivière Rouge.
Le Conseil international de la rivière Rouge rendra compte cet été des mesures
prises à tous les paliers gouvernementaux pour ce qui est des recommandations
qui y sont formulées par la Commission. Ce rapport devrait être utile à
l'élaboration d'un plan complet d'atténuation des inondations.
Reconnaissance spéciale
M. Anders Andren
est professeur au sein du Programme civil de l'environnement et d'hydrochimie
de l'University of Wisconsin, à Madison. Il a été nommé au Conseil consultatif
scientifique des Grands Lacs (CCSGL) de la Commission mixte internationale en
1987 où il a rempli ses fonctions jusqu'en 2002. Dans le cadre de sa charge,
M. Andren a participé à la rédaction de huit rapports annuels et biennaux pour
le compte du CCSGL et a été le co-président américain du Groupe de travail sur
l'élimination virtuelle de 1990 à 1993. Parmi tous ceux et celles qui ont été
membres du Conseil, il possède les états de service les plus longs.
M. Andren est reconnu pour son engagement scientifique. Il est aussi depuis
longtemps un ardent défenseur de l'idée selon laquelle une meilleure
connaissance et compréhension des Grands Lacs sont essentielles pour assurer
l'assainissement et la préservation de l'intégrité des eaux et atteindre les
objectifs de l'Accord relatif à la qualité de l'eau dans les Grands Lacs.
Même s'il ne siégera plus au CCSGL, M. Andren fera partie du Groupe de travail
sur les nouveaux enjeux et travaillera en étroite collaboration avec le Conseil
des gestionnaires de la recherche des Grands Lacs à l'élaboration d'un système
intégré d'observation et de surveillance des Grands Lacs. Un tel système
pourrait consolider sensiblement le rôle de la science dans l'élaboration des
politiques et la prise des décisions de gestion.
M. Kelly Burch
a été membre actif du Conseil de la qualité de l'eau des Grands Lacs de la
Commission de 1996 à 2002. Pendant cette période, M. Burch a piloté, entre
autres, le Groupe de travail sur l'application des indicateurs, le Projet de
modélisation du lac Érié, le Comité d'action prioritaire sur les sédiments et
le Groupe de travail sur l'annexe 2.
À titre de directeur régional du Département de la Protection de
l'environnement de la Pennsylvanie, M. Burch a joué un rôle déterminant dans
l'élaboration d'un plan d'assainissement pour la baie Presque Isle, qui est
maintenant redéfinie comme un secteur préoccupant en voie de rétablissement, et
a présidé le Comité consultatif public. Il a participé à l'élaboration du plan
de gestion panlacustre du lac Érié, un élément capital de l'annexe 2 de
l'Accord relatif à la qualité de l'eau dans les Grands Lacs.
Le 23 décembre 2002,
M. Murray Clamen
, secrétaire de la Section canadienne de la Commission mixte internationale, a
reçu la médaille du Jubilé de la Reine. Cet honneur est décerné à des Canadiens
en reconnaissance d'une importante contribution au Canada, à leur communauté ou
à leurs compatriotes. M. Clamen avait été sélectionné en raison de sa carrière
exemplaire au sein de l'administration fédérale canadienne pendant 25 ans.
Activités
16 juin 2003
Réunion du Groupe d'étude international sur le lac Ontario et le fleuve
Saint-Laurent - Groupe consultatif sur l'intérêt public, St. Catharines
(Ontario)
19 juin 2003
Réunion publique du Conseil international de contrôle du fleuve Saint-Laurent,
Dorval
(Québec)
19 juin 2003
Réunion du Groupe d'étude international sur le lac Ontario et le fleuve
Saint-Laurent - GCIP, Wilson (New York)
26 juin 2003
Réunion du Conseil international de contrôle du lac Supérieur, Sault Ste. Marie
(Ontario)
17 juillet 2003
Réunion du Conseil international de la rivière Rouge, Emerson (Manitoba)
20 aout 2003
Réunion du Conseil international de contrôle de la riviére Saint Croix, Calais,
(Maine)
19 et 20 septembre
Réunion biennale sur les Grands Lacs, Ann Arbor (Michigan)
Intervenants
La CMI souhaite la bienvenue aux derniers membres nommés à ses conseils
.