Bienvenue aux nouveaux commissaires
de la Section américaine :
Mme Irene Brooks et M. Allen Olson
Mme Irene B. Brooks
a été nommée commissaire à la Section
américaine de la Commission mixte internationale par le président
George W. Bush. Elle est entrée en fonctions le 3 décembre 2002.
Avec sagesse et perspicacité, Mme Brooks a su relever d'importants
défis et réaliser un impressionnant parcours à titre de
gestionnaire, de négociatrice et de dirigeante. M. Tom Ridge, gouverneur
de la Pennsylvanie, l'a nommée représentante à toutes les
commissions de bassins hydrographiques frontaliers intéressant le
Commonwealth de l'État. De 1995 à 2002, Mme Brooks a
été commissaire de la Pennsylvanie et directrice
générale de l'Office for River Basin Cooperation (office de
coopération entre bassins hydrographiques) du département de la
Protection de l'environnement de l'État. Elle a assuré la
coordination avec le Secrétariat du département et le cabinet du
gouverneur de divers dossiers faisant intervenir d'autres États, dont
l'élaboration de plans à long terme et l'adoption de politiques,
ainsi que la réglementation relative aux ressources en eau de millions
de citoyens de quinze États et de deux provinces canadiennes. Mme Brooks
a été vice- présidente de 1996 à 1998, et
présidente de 1998 à 2000, de la Commission des Grands Lacs.
En 1989, le président Bush a nommé Mme Brooks commissaire des
États-Unis à la Delaware River Basin Commission (Commission du
bassin du fleuve Delaware), un organe de réglementation quasi judiciaire
formé de cinq membres qui assure la gestion des ressources en eau du
bassin, d'une étendue de 33 700 kilomètres carrés (13 000
milles carrés). En cette qualité, Mme Brooks a contribué
à l'élaboration de politiques fédérales,
coordonné l'action concertée de tous les organismes
fédéraux présents dans le bassin, collaboré avec
des comités du Congrès, des membres du Congrès et leur
personnel ainsi qu'avec des représentants d'États et de
l'Administration américaine.
Auparavant, les membres de la Court of Common Pleas (cour des plaids communs)
avaient, à l'unanimité, nommé Mme Brooks commissaire du
comté de Chester, poste qu'elle a occupé par voie élective
par la suite. Mme Brooks a élaboré et mis en oeuvre à
l'échelle du comté un vaste plan de protection de
l'environnement, des terres agricoles et des espaces verts, le premier du genre
en Pennsylvanie. D'autres comtés d'un bout à l'autre du pays ont
adopté le programme des espaces verts du comté de Chester, qui a
valu à ses instigateurs plusieurs distinctions présidentielles.
Mme Brooks a obtenu un baccalauréat en science politique et en
administration publique (avec distinction) de la West Chester University.
L'American Water Resources Association lui a décerné la
médaille Mary H. Marsh en reconnaissance de ses remarquables
réalisations à la Commission des Grands Lacs, l'Interstate
Council on Water Policy lui a remis le Leadership Award et The Nature
Conservancy a reconnu sa contribution exceptionnelle à la conservation
des ressources naturelles. Ce ne sont que quelques exemples des marques de
reconnaissance que Mme Brooks a reçues.
M. Allen I. Olson
a été nommé commissaire à la Section
américaine de la Commission mixte internationale par le président
George W. Bush. Il est entré en fonctions le 3 décembre 2002.
M. Olson entre à la Commission mixte internationale avec une
impressionnante feuille de route témoignant d'une distinguée
carrière tant dans le secteur public que dans le secteur privé.
Depuis 1988, il est président et chef de la direction d'Independent
Community Bankers of Minnesota. Il a été expert-conseil à
plein temps pour le régime de soins de santé des médecins
du Minnesota et de sociétés affiliées et il est avocat en
pratique privée à Minneapolis (Minnesota).
M. Olson a occupé les postes de gouverneur (1980-1984) et de
secrétaire à la Justice (1972-1980) du Dakota du Nord.
Auparavant, il a été associé principal dans un cabinet
d'avocats de Bismarck et directeur adjoint du conseil législatif de cet
État. Il a servi dans l'Armée américaine à titre
d'avocat plaideur, au sein du Judge Advocate General's Corps (1963-1967), et de
chef de la justice militaire à Munich, en Allemagne (1967).
M. Olson détient un doctorat en droit du College of Law - ainsi qu'un
baccalauréat ès sciences et un baccalauréat ès arts
du College of Business and Public Administration - de l'Université du
Dakota du Nord. Il est également diplômé de la U.S. Army
Judge Advocate Generals School (Université de la Virginie).
Il a rempli de nombreuses autres fonctions, dont les suivantes : membre de
l'initiative internationale visant à atténuer les dommages
causés par les inondations dans le bassin de la rivière Rouge,
président du conseil de Red River Trade Council Inc. et administrateur
de la Higher Learning Commission de la North Central Association of Colleges
and Schools. De plus, M. Olson fait partie de la Citizens League, un organisme
qui promeut la participation des citoyens à l'élaboration des
politiques gouvernementales.
La dépollution du bras Severn confirmée par la CMI
En octobre 2002, la CMI a rencontré le ministre de lEnvironnement
du Canada, M. David Anderson, et le Secrétaire dÉtat
à lAmérique latine, à lAfrique et à la
Francophonie, M. Denis Paradis, pour leur présenter une lettre
confirmant le rétablissement de lécosystème du bras
Severn, en Ontario.
En vertu du Protocole de 1987 à lAccord relatif à la
qualité de leau dans les Grands Lacs, on a dressé la liste
des affluents et des baies les plus pollués des Grands Lacs, qui forment
ce quon appelle des secteurs préoccupants. Les gouvernements du
Canada et des États-Unis ont élaboré des plans
dassainissement (appelés plans daction correctrice dans
lAccord) dans le but de rétablir la qualité de leau
dans chacun de ces secteurs. À lheure actuelle, la liste comprend
43 secteurs préoccupants. Lorsquon constate le
rétablissement de lensemble des utilisations
bénéfiques des ressources en eau aux termes de lAccord, le
gouvernement responsable peut retirer le secteur préoccupant en question
de la liste. Le secteur du bras Severn est le deuxième à
être rayé de la liste, après celui du port de Collingwood,
en Ontario.
(De gauche à droite) Mme Anita Dubeau, maire de la ville de
Penetanguishene (représentant les présidents de huit conseils
municipaux); M. Duncan McLaren, président du Comité consultatif
public du PA du bras Severn; l'honorable Paul DeVillers, ministre d'État
au sport amateur et député de Simcoe-Nord; l'honorable David
Anderson, ministre de l'Environnement et représentant du gouvernement du
Canada; le très honorable Herb Gray, coprésident canadien de la
Commission mixte internationale; M. Garfield Dunlop, député
provincial de Simcoe-Nord et représentant du gouvernement de l'Ontario;
M. Bill Thompson, président de l'Association environnementale du bras
Severn; et M. Keith Sherman, coordonnateur du PA du bras Severn.
Déclaration des opérations intensives d’élevage
En août, le Conseil international de la rivière Rouge (CIRR) de la
CMI a adopté un protocole de déclaration visant à
réduire les effets de part et dautre de la frontière
canado-américaine des opérations intensives délevage
menées au Manitoba, au Minnesota et au Dakota du Nord. En vertu du
protocole, une personne désignée par le CIRR dans cette province
et chacun de ces États doit avertir ses homologues de toute proposition
détablissement dune ferme industrielle à moins de
huit kilomètres (cinq milles) de la frontière. Ceux-ci pourront
ainsi prévoir les éventuels problèmes dans leur territoire
respectif et, de concert avec lorganisme émetteur de permis
compétent, semployer à les prévenir avant la
construction et lexploitation des installations délevage
proposées.
Les fermes industrielles sont dénormes exploitations où
lon pratique lélevage de milliers souvent même
de dizaines de milliers de porcs, de bovins ou de poulets. Dans le
passé, on considérait quune ferme familiale était
importante si lon y élevait de 50 à 70 animaux. La logique
des affaires qui régit lindustrie agricole depuis quelques
dizaines dannées a entraîné une croissance
exponentielle des exploitations. Le protocole adopté par le CIRR
prescrit la déclaration des projets de construction des fermes
délevage de plus de 300 têtes.
La présence dun si grand nombre danimaux au même
endroit crée un grave problème de résidus. Ainsi, une
ferme industrielle typique peut générer autant deffluents
quune localité de moyenne taille, sans toutefois être
équipée dun système de traitement des
déchets. Pour des raisons historiques et politiques, la
réglementation relative aux résidus des fermes industrielles est
peu abondante. Habituellement, ces résidus sont épandus sur le
sol ou stockés dans des bassins, ce qui entraîne le transport des
bactéries et des résidus eux-mêmes dans les eaux
souterraines, latmosphère et les cours deau, en particulier
en période de crue. On comprendra donc que les opérations
délevage industrielles situées sur le bord des cours
deau présentent des risques pour la santé et la
sécurité qui débordent les environs immédiats.
À cet égard, le protocole du CIRR marque un pas important dans la
gestion des incidences des fermes industrielles sur les relations canado-
américaines
La CMI invite le public à réagir
au rapport d’étape sur la qualité de l’air
Les gouvernements du Canada et des États-Unis ont publié le
sixième rapport détape (2002) relatif à
lAccord sur la qualité de lair quils ont conclu en
1991; cest le premier de la série qui traite des nouvelles
prescriptions de lannexe concernant lozone (annexe III)
ajoutée à lAccord en 2000. Le rapport de 2002 expose en
détail les mesures importantes prises pour contrer les
précipitations acides, dont la réduction des émissions de
dioxyde de soufre (SO2) au Canada, qui sont inférieures de 20 % au
plafond national établi, et de 35 % aux États-Unis par rapport au
niveau enregistré dans les années 1980.
En plus de lannexe sur lozone, le rapport renseigne sur les
réductions des émissions de dioxyde de soufre et de dioxyde
dazote, les programmes coopératifs de protection de la
qualité de lair, les mesures de déclaration et
dévaluation ainsi que les recherches sur les milieux aquatiques,
les forêts, les matières et les effets sur la santé
humaine.
La CMI est tenue dinviter les citoyens à formuler des commentaires
sur les rapports annuels et à informer les gouvernements des deux pays
sur les commentaires reçus. Nhésitez pas à faire
connaître votre opinion. Pour le moment, seule la version anglaise du
rapport peut être consultée, à ladresse Web suivante
: www.epa.gov/airmarkets/usca.
Nous vous invitons à nous faire parvenir vos commentaires avant le 28
février 2003 à lune des adresses suivantes :
Au Canada
Le secrétaire
Section canadienne
Commission mixte internationale
234, av. Laurier ouest
22e étage
Ottawa (Ontario) K1P 6K6
Fax : 613-993-5583
Courriel : http://www.ijc.org/fr/contacts/contacts.htm
États Unis
Secretary
United States Section
International Joint Commission
1250 23rd Street, NW, Suite 100
Washington, D. C. 20440
Fax : 202-736-9015
Courriel : bevacquaf@washington.ijc.org
La CMI publie un bilan sur
la pollution atmosphérique transfrontalière
?En juillet, la CMI a publié son bilan 2002 sur la pollution
atmosphérique transfrontalière, préparé par le
Conseil consultatif international sur la qualité de lair. Ce bilan
fait suite au rapport spécial sur la pollution atmosphérique
transfrontalière entre les États-Unis et le Canada publié
en 1998 par la Commission et décrit les mesures prises à
légard de chacune des recommandations formulées dans ce
rapport.
La Commission mixte internationale a pour mandat de porter à
lattention des gouvernements les problèmes de qualité de
lair le long de la frontière. Le rapport spécial de 1998
avait fait ressortir les principaux problèmes de pollution
atmosphérique transfrontalière auxquels sont confrontés
les deux pays et recommandait un certain nombre de mesures correctrices. Le
bilan 2002 est un document complémentaire qui renseigne sur les
progrès accomplis au cours des quatre dernières années.
Bien que des mesures aient été prises pour régler
plusieurs de ces problèmes, il reste encore beaucoup à faire.
La Commission mixte internationale encourage les gouvernements à tirer
pleinement parti de lAccord canado-américain sur la qualité
de lair de 1991 pour encadrer la coopération en matière de
lutte contre la pollution atmosphérique, à intensifier cette
coopération et à appliquer une approche plus
intégrée aux problèmes de qualité de lair
dans les régions transfrontalières. À cet égard, le
bilan 2002 attire lattention sur des problèmes particuliers de
pollution atmosphérique transfrontalière. Le bilan 2002 et le
rapport spécial de 1998 sont accessibles au site Web de la CMI, à
ladresse www.ijc.org.
Collaborateurs
La CMI souhaite la bienvenue aux nouveaux membres de ses conseils.
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