Dennis Schornack est nommé à la présidence de la section américaine

Dennis L. Schornack, nommé à la présidence de la section américaine de la CMI par le président George W. Bush, a pris son poste le 8 avril 2002. M. Schornack fera profiter la Commission d’une expérience professionnelle de plus de 22 ans au sein de la fonction publique, dans le domaine de l’élaboration et de la mise en oeuvre des politiques relatives à la santé et aux ressources naturelles. M. Schornack a assumé de hautes fonctions auprès du gouverneur de l’État du Michigan, John Engler, notamment celles de conseiller spécial en matière d’initiatives stratégiques, de directeur du Bureau pour la réforme des soins de la santé et l’élaboration des politiques et de conseiller principal en matière de politiques. Auparavant, il avait été adjoint de direction aux affaires législatives attaché au leader de la majorité au Sénat du Michigan (John Engler), analyste des politiques de santé à la Chambre des représentants du Michigan et conseiller à la restauration pour la Greater Lansing Urban League.
M. Schornack a co-dirigé la préparation de l’Annexe 2001, entente liant les huit États des Grands Lacs et deux provinces canadiennes quant à la gestion de l’utilisation et de la dérivation des eaux des Grands Lacs. Pendant toute la durée de ses fonctions auprès du gouverneur Engler, M. Schornack a été membre du conseil de la Great Lakes Protection Fund et commissaire du Low-Level Radioactive Waste au Michigan. Faisant preuve de qualités de chef à la Great Lakes Protection Fund, il fait en sorte que les États des Grands Lacs amorcent la mise au point de nouvelles technologies pour enrayer l’introduction d’espèces étrangères envahissantes dans l’écosystème des Grands Lacs et pour rétablir la circulation naturelle de l’eau dans le bassin. Il a joué un rôle primordial dans l’aménagement du seul sanctuaire aquatique en eau douce qui existe aux États-Unis : celui de Thunder Bay, près d’Alpena, au Michigan.
M. Schornack a obtenu une maîtrise en santé publique de l’Université du Michigan en 1979, une maîtrise en orientation à l’Université de l’État du Michigan en 1976, et deux baccalauréats, l’un en biologie et l’autre en sciences de l’ouïe et de la parole, de l’Université de l’État du Michigan en 1975. Il adore le golf et la plongée sous-marine. Il vit à Williamston, au Michigan, avec sa femme, Linda Gobler. En outre, c’est un membre actif du conseil d’administration de la Potter Park Zoological Society et de l’église luthérienne St. Luke.
Le 15 janvier 2002, la Gouverneure générale en conseil a
nommé M. Herb Gray à la Commission mixte internationale (CMI).
Les commissaires canadiens (MM. Robert Gourd et Jack Blaney) lont ensuite
élu président de la Section canadienne de la CMI et, le
même jour, il a reçu le titre de «très
honorable », titre quil ne partageait, au moment de la
cérémonie, quavec 17 autres Canadiens.
Un mot de la directrice du Bureau régional des Grands Lacs
On se dispute de rares ressources pour régler nombre de problèmes prioritaires, à l’échelle nationale comme régionale. Si les gouvernements veulent obtenir des fonds suffisants pour respecter les engagements qu’ils ont pris en vertu de l’Accord relatif à la qualité de l’eau dans les Grands Lacs, ils doivent définir clairement leurs priorités et affirmer leur volonté de rétablir l’intégrité écologique des Grands Lacs.
La publication récente de la Great Lakes Strategy des États-Unis (http://www.epa.gov/glnpo/gls/index.html) et de l’Accord Canada-Ontario (http://www.on.ec.gc.ca/coa/2001/draft-agreement-f.html), d’une part, indique que l’on progresse dans l’élaboration de stratégies bien définies et d’autre part, contribue à susciter les appuis publics et politiques nécessaires pour soutenir les programmes de remise en état à long terme.
La Great Lakes Strategy des États-Unis a été préparée conjointement par le Policy Committee des États-Unis, forum de hauts représentants d’organismes de gestion des ressources naturelles et de protection de l’environnement relevant de l’administration fédérale, des États et des peuples autochtones.
Cette stratégie propose une vision à long terme des Grands Lacs, où :
- le bassin des Grands Lacs sera un milieu naturel sain pour les espèces sauvages et les êtres humains;
- toutes les plages des Grands Lacs seront ouvertes pour la baignade;
- tous les poissons des Grands Lacs pourront être consommés sans danger;
- les Grands Lacs seront protégés à titre de réserves d’eau potable .
À mon avis, le fait que le gouvernement fédéral, les diverses autorités, les peuples autochtones et le public aient réussi à définir cette vision commune et à établir des objectifs précis représente un grand pas en avant. Je me réjouis à l’idée d’une planification et d’une coordination améliorées, qui faciliteront l’application de mesures d’assainissement et de protection.
Je souligne également ce que le Canada et l’Ontario ont accompli, c’est-à-dire la signature d’un nouvel Accord Canada-Ontario concernant l’écosystème du bassin des Grands Lacs (ACO), par lequel les deux parties s’entendent sur une vision de cet ensemble hydrographique. Cette vision consiste à parvenir à « un écosystème sain, prospère et durable dans le bassin des Grands lacs, pour le bénéfice des générations actuelles et futures ». J’escompte donc que la mise en œuvre de l’ACO amènera une intensification des efforts de remise en état des Grands Lacs.
Selon moi, les résidants du bassin des Grands Lacs devraient se sentir encouragés en voyant que les parties à l’Accord relatif à la qualité de l’eau dans les Grands Lacs et les autorités de chacun des pays sont capables de s’entendre sur les secteurs d’application de leurs programmes respectifs de restauration et de conservation de l’écosystème du bassin des Grands Lacs. J’engage chacun à profiter de l’occasion pour recentrer ses efforts sur l’assainissement des secteurs préoccupants et pour accélérer celui-ci. Merci de concourir à la grandeur de nos Lacs.
On a réussi à réduire de 90 p. 100 le rejet de déchets dangereux dans la rivière Niagara
Les mesures correctrices prises par l’État de New York et par l’EPA des États-Unis à l’égard de nombreux sites d’enfouissement de déchets dangereux ont permis de réduire de 90 p. 100 l’introduction potentielle de ces déchets dans la rivière Niagara. C’est l’une des multiples constatations que fait la CMI dans son évaluation récente des activités entreprises par les gouvernements des pays, des provinces et des États pour remettre en état la rivière Niagara; la CMI souligne, dans ce document, les réussites et les difficultés associées aux efforts déployés de façon soutenue dans le cadre des plans d’assainissement pour restaurer et protéger cette voie navigable internationale et ce, de part et d’autre de la frontière.
Il s’agit d’une évaluation de la situation actuelle en ce qui a trait aux mesures de restauration mises en œuvre par les autorités responsables, et non d’une vérification environnementale de l’état présent de la rivière Niagara. Les commissaires, le Conseil consultatif scientifique de la CMI et le personnel de cette dernière ont rencontré les résidants ainsi que les représentants des organismes gouvernementaux, des industries, des municipalités, des organisations non gouvernementales et des médias de la région afin de rassembler des informations pour mener à bien cette évaluation.

On peut consulter le rapport en ligne, à l’adresse www.ijc.org/php/publications/html/niagstatf.html
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Les résultats de vingt-quatre années de recherche sur les Grands Lacs maintenant accessibles en ligne
Dans le souci de mieux faire connaître les raisonnements scientifiques à la base des politiques publiques, l’Association internationale de recherche sur les Grands Lacs (AIRGL) a converti les archives imprimées des 24 années de publication du Journal of Great Lakes Research en format électronique; il en résulte une base de données équipée d’un moteur de recherche, que l’on peut consulter à partir du site Web de l’AIRGL. Il s’agit là d’une collection multidisciplinaire d’articles fiables qui exposent toute une variété de points de vue sur les Grands Lacs en matière scientifique, mais également au chapitre de la gestion et des politiques.
L’AIRGL pense que de permettre au public d’accéder aux informations scientifiques quand bon lui semble rapprochera science et politique dans le bassin des Grands Lacs et contribuera à améliorer la gestion de cet écosystème. On peut consulter les divers numéros du Journal à l’adresse www.iaglr.org/jglr/db/search.php (en anglais seulement).
Le bas niveau des eaux dans le bassin de la rivière Sainte-Croix soulève des inquiétudes
Entre le ruisseau Monument, qui l’alimente en amont, et son estuaire à marée, dans la baie Passamaquoddy, la rivière Sainte-Croix parcourt 180 kilomètres (110 milles); cette voie d’eau navigable internationale trace, sur une certaine portion, la frontière entre le Nouveau-Brunswick et l’État du Maine. L’économie de la région et le mode de vie des gens qui y vivent, tant en milieu urbain que rural, reposent sur la rivière Sainte-Croix. En été, l’industrie des loisirs devient l’une des principales activités économiques dans le secteur. Pour la pêche et le canotage ainsi que pour les chalets et les camps établis dans la région, le niveau de la rivière doit être assez haut, et son débit, suffisant.
À l’été et à l’automne 2001 et au début de 2002, les gens vivant près des lacs et des rivières de la partie supérieure du bassin, aussi bien du côté canadien que du côté américain de la frontière, se sont montrés extrêmement préoccupés par le bas niveau de l’eau, qui s’expliquait en grande partie par la sécheresse ayant sévi trois années de suite. Les effets de celle-ci étaient particulièrement visibles dans les lacs peu profonds, en amont du système de la rivière Sainte-Croix; en effet, à ces endroits, la baisse du niveau de l’eau avait mis à nu d’importantes zones et menaçait l’habitat de l’achigan et les aires de reproduction du saumon. Les résidants de la région ont fait part de leurs inquiétudes aux autorités publiques, à Domtar, propriétaire et exploitant des barrages du secteur, ainsi qu’à la Commission mixte internationale. Cependant, sans précipitations, on pouvait difficilement remédier à la situation.
Heureusement, les pluies printanières de cette année ont permis aux conditions des eaux de surface des cours d’eau, des lacs et des réservoirs de revenir à la normale, ou presque. Les lacs East Grand et Spednic, où les effets de la sécheresse étaient les plus flagrants, étaient remplis à 80 p. 100 dès la mi-mai. Néanmoins, le retour du temps chaud et sec pourrait ramener les problèmes d’approvisionnement en eau que la Sainte-Croix a connu dernièrement.
Certaines responsabilités réglementaires incombent à la CMI quant aux barrages situés à Forest City, à Vanceboro, à Grand Falls et à Milltown. Au moment d’approuver la construction de ces barrages, la CMI a établi des normes relativement au débit sortant et au niveau du réservoir, visant à répondre aux besoins des utilisateurs en amont comme en aval des ouvrages, de même qu’à prévenir les inondations. Le Conseil international de la rivière Sainte-Croix, attaché à la CMI, surveille l’exploitation des barrages pour voir à ce que les conditions imposées par la CMI soient respectées et pour donner des avis quand le niveau de l’eau est tellement haut ou tellement bas qu’il devient difficile de se conformer aux exigences établies par la CMI. Si l’approvisionnement en eau est supérieur ou inférieur à ce qu’il était dans le passé, les barrages de Forest City et de Vanceboro doivent être actionnés de façon à soulager le plus possible les problèmes ressentis dans les lacs East Grand et Spednic et en aval de ces deux plans d’eau, et aussi de manière à ce que le niveau et le débit de l’eau n’atteignent pas des valeurs plus exceptionnelles que si les ouvrages n’avaient pas été construits.
Les résidants de la région de la rivière Sainte-Croix auront l’occasion de partager leurs préoccupations au sujet de la sécheresse et du bas niveau de l’eau lors de la rencontre publique annuelle du Conseil international de la rivière Sainte-Croix, en août; ils pourront aussi s’exprimer en novembre, moment où le Conseil prévoit organiser un atelier pour discuter de diverses questions liées au bassin de la rivière Sainte-Croix. Les détails relatifs à ces rencontres seront annoncés dans la région et dans le site Web de la CMI.
Intervenants
La CMI souhaite la bienvenue aux derniers membres nommés à ses conseils.