Le Gouvernement canadien nomme deux nouveaux commissaires
Le 30 mars dernier, le gouvernement canadien nommait deux nouveaux commissaires
à la CMI, soit
Mme Mary Gusella
de l'Ontario et
Dr Jack Blaney
de la Colombie-Britannique. Les commissaires canadiens ont ensuite élu Mme
Gusella présidente de la Section canadienne.
Entrée à la Fonction publique fédérale en 1971, Mme
Gusella a occupé des postes de haut niveau dans différents
domaines (développement économique, gestion des ressources
humaines, politiques, coordination et communications gouvernementales). Elle a
été sous-ministre du Réseau du Leadership commissaire
à la Commission de la fonction publique du Canada, présidente de
l'Agence de promotion économique du Canada atlantique ainsi que
présidente de la Société d'expansion du Cap-Breton,
sous-ministre du Multiculturalisme et de la Citoyenneté et
secrétaire adjointe du Cabinet (Communications) au Bureau du Conseil
privé.
Ayant occupé pendant 30 ans des postes de cadre supérieur dans le secteur de
l'enseignement postsecondaire, M. Blaney s'est attaché, avec ses collègues, à
étendre les possibilités d'obtention de diplômes offerts aux adultes de la
Colombie-Britannique et à créer des programmes d'éducation permanente dans les
domaines professionnels, des arts libéraux et des affaires publiques. Il a en
outre fondé le campus du centre-ville de Vancouver et le Centre de dialogue de
cette université. Il a également travaillé de concert avec des partenaires
institutionnels pour faire en sorte que l'ensemble du système d'éducation
supérieure réponde mieux aux besoins des citoyens de la Colombie-Britannique.
La CMI tient à remercier le président sortant de la Section canadienne, M.
Leonard Legault, ainsi que M. Frank Murphy, ex-commissaire, pour leurs bons et
loyaux services.
Venez assister en grand nombre au prochain
Forum public sur la qualité de l'eau des Grands Lacs et du Saint-Laurent
, les 14 et 15 septembre prochains, à Montréal
Atelier sur le transport atmosphérique du mercure à Montréal
Saviez-vous que la pollution amosphérique est directement responsable du dépôt
de plus de 1 100 kilos (2 500 livres) de mercure dans le lac Michigan chaque
année? Cette quantité représente 86% des apports annuels de mercure pour le lac
Michigan! Par ailleurs, saviez-vous que la combustion du charbon et des autres
combustibles fossiles est responsable à elle-seule de près de la moitié des
émissions atmosphériques de mercure aux États-Unis alors que l'incinération des
déchets municipaux et pharmaceutiques est responsable de 40% des émissions
américaines de mercure.
Le transport atmosphérique de produits chimiques toxiques (comme le mercure)
vers les Grands Lacs est maintenant considéré comme l'une des plus grandes
sources de pollution et c'est sans doute celle qui est la plus difficile à
enrayer.
Dans le but de faire avancer le débat sur la question et de passer en revue les
plus récents développements scientifiques pertinents, le Conseil international
sur la qualité de l'air de la CMI se propose d'organiser un atelier en
collaboration avec la Commission nord-américaine de coopération
environnementale. Cet atelier sera présenté dans le cadre du Forum biennal sur
la qualité de l'eau des Grands Lacs et du fleuve Saint-Laurent que la CMI
organisera en septembre prochain.
Cet atelier s'adresse à un large éventail de participants, dont les décideurs,
les scientifiques et les citoyens intéressés. En plus de se pencher sur les
effets délétères du mercure, cet atelier portera également sur les données
portant sur les sources régionales, nord-américaines et mondiales de mercure,
de même que les statistiques des émissions du Canada, des États-Unis et du
Mexique. Des présentations données par des chercheurs de pointe dans le domaine
feront état de l'application de divers modèles qui relient les sources
d'émissions aux dépositions dans les Grands Lacs ainsi que dans d'autres masses
d'eau d'Amérique du Nord. L'information transmise aux participants servira de
point de départ à une discussion des implications politiques de ce travail.
Pour obtenir plus d'information sur le Forum public de Montréal, consultez le
site Internet de la CMI
(www.ijc.org)
et cliquez sur le bouton
« Forum public de Montréal »
.
Le Conseil sur la qualité de l'eau des Grands Lacs de la CMI dépose un rapport
sur les espèces exotiques envahissantes
Les Grands Lacs font face à une invasion biologique qui peut forcer
d'importantes migrations chez les espèces autochtones, nuire aux besoins
en eau de la population humaine et contribuer à un problème qui
pourrait coûter des milliards à corriger. Les espèces
exotiques envahissantes (EEE) sont des plantes ou des animaux provenant des
quatre coins du monde et qui ont été introduits, par inadvertance
ou non, dans l'écosystème des Grands Lacs. Bien que toutes les
espèces exotiques ne réussissent pas à s'adapter à
leur nouvel environnement, celles qui le font peuvent ensuite s'installer et se
développer en l'absence des facteurs modérateurs naturels qui
leur sont propres comme les prédateurs, les pathogènes et les
conditions environnementales défavorables.
Au mois de mai 2001, le Conseil sur la qualité de l'eau des Grands Lacs
publiait un document de travail dans lequel il recommandait à la CMI des
solutions aux problèmes posés par les EEE. Ce document de travail du Conseil
faisait suite à une requête de la CMI lui demandant de passer en revue les
différents programmes réglementaires portant sur le contrôle de l'introduction
de nouvelles EEE dans le bassin des Grands Lacs.
Parmi les sources d'EEE du bassin des Grands Lacs on compte : l'aquaculture,
les évasions d'aquariums, les jardins aquatiques ornementaux, les
laboratoires de recherche ou scolaires, les canaux de navigation et de
dérivation ou encore les apâts vivants. Toutefois, la plus
importante source de ces espèces est sans aucun doute le vidange dans
les Grands Lacs de l'eau de ballast de navires en provenance de
l'extérieur des eaux canadiennes ou américaines.
Des dispositions législatives et réglementaires sont déjà en place afin
d'assurer la protection des Grands Lacs contre les EEE. Les navires étrangers
qui veulent accéder aux Grands Lacs doivent changer leurs eaux de ballast dans
des eaux ayant plus de 2 000 mètres de fond et à plus de 200 miles des côtes
canadiennes ou américaines.
Malheureusement, environ 80% des navires arrivant dans les Grands Lacs
déclarent qu'ils ne sont pas équipés de ballast et ne sont donc pas assujettis
à cette réglementation. Ces navires n'en contiennent pas moins une certaine
quantité d'eau de lest et de sédiments qui peuvent abriter des organismes
vivants. Ces organismes, s'ils sont rejetés dans les eaux des Grands Lacs,
peuvent causer des catastrophes environnementales et économiques considérables.
Le Conseil sur la qualité de l'eau des Grands Lacs recommande que de
nouvelles normes de contrôle des eaux de ballast soient
immédiatement développées et mise en oeuvre pour
l'ensemble des Grands Lacs. Le Conseil croit également qu'il est
nécessaire d'investir dans le développement de nouvelles
méthodes de traitement des eaux de lest afin de régler ce
problème à long terme. En attendant la mise en oeuvre de ces
solutions, le Conseil recommande l'application de mesures à court terme
comme, par exemple, le traitement chimique des eaux de lest. Selon le Conseil,
il est essentiel pour le Canada et les États-Unis de travailler de
concert avec l'industrie maritime dans le but de favoriser la modification des
navires actuels et les méthodes de conception des navires
futurs.
Le document de travail du Conseil souligne aussi des lacunes au niveau des
plans d'urgence en cas déversement accidentel d'eau de lest non-traitée et des
mesures à prendre en cas de découverte de nouvelles EEE. Les données
disponibles sur la question ne semblent pas favoriser une solution unique, mais
plutôt un ensemble de mesures. Pour cette raison, le Conseil réitère que seule
une approche binationale axée sur la prévention peut résoudre tout le problème
des EEE de façon efficace, tant sur le plan environnemental qu'économique.
Le texte intégral du document de travail du Conseil est disponible à l'adresse
suivante:
http://www.ijc.org/php/publications/html/ais01may.html
(anglais seulement).
Étude sur la régulation du lac Ontario et du Saint-Laurent : la
parole aux citoyens
par Dalton Foster et Fred Parkinson
CMI a commandé récemment une étude sur la régulation des niveaux d'eau du lac
Ontario et du fleuve Saint-Laurent qui durera cinq ans. Depuis l'ouverture de
la voie maritime du Saint-Laurent, en 1959, la régulation des niveaux d'eau a
pour but premier de répondre aux besoins des secteurs de l'énergie
hydroélectrique et de la navigation commerciale et des riverains. Or, depuis
quelques années, un certain nombre de gens, tant à titre individuel que par le
biais d'associations, font des démarches pour que le plan de régulation des
eaux tienne également compte de leurs intérêts et préoccupations, qui ont
principalement trait à l'environnement, à l'érosion des rives, à la navigation
de plaisance et au tourisme.
Reconnaissant la légitimité de ces points de vue, la CMI a formé un groupe
consultatif sur l'intérêt public (GCIP), qui assurera la liaison entre la
population et les groupes de travail techniques et scientifiques qui mènent les
études. Tous les membres du GCIP sont des bénévoles, et nombre d'entre eux
participent depuis longtems aux efforts déployés pour examiner la régulation du
lac Ontario et du Saint-Laurent en vue de l'améliorer s'il y a lieu.
Ces bénévoles appartiennent à différents secteurs de la société et proviennent
de diverses régions. Certains exploitent des commerces, d'autres ont une
formation scientifique, beaucoup se préoccupent surtout de questions
environnementales, tandis que d'autres sont simplement des citoyens engagés.
Leurs lieux de résidence sont divers, depuis l'extrême ouest du bassin du lac
Ontario jusqu'au bas Saint-Laurent, dans l'Est. Douze des 24 membres du groupe
vivent au Canada et douze aux États-Unis.
Le GCIP a pour mandat d'assurer de façon active la communication entre la
population d'une part et la CMI et les groupes de travail techniques et
scientifiques d'autre part. En soi, il s'agit d'une tâche colossale. Dans un
récent numéro de la revue Science, Sir Robert May, président de la Royal
Society de Londres, aborde cette question dans un éditorial intitulé « Science
and Society ». Il pose la question suivante : comment établir un dialogue
fructueux, qui suscite la confiance, entre les responsables des politiques
gouvernementales et la population - ce qui nous ramène aux fondements mêmes de
la démocratie - sur des questions scientifiques complexes? En guise de réponse,
Sir Robert donne les conseils suivants aux décideurs : mener de larges
consultations et s'entourer des meilleurs collaborateurs, mais aussi veiller à
ce que tous les points de vue soient entendus, reconnaître et admettre
l'incertitude et, par-dessus tout, faire preuve d'ouverture et diffuser toutes
les propositions.
Ce sont des défis de taille à relever. La subjectivité inhérente à l'être
humain exerce une grande influence sur la perception de l'information reçue et
des phénomènes observés sur le lac Ontario et le Saint-Laurent. Les membres du
GCIP sont conscients que les habitants des deux bassins ont des perceptions
diverses, parfois même conflictuelles, selon leur région et la nature de leurs
préoccupations quant aux niveaux d'eau. Le GCIP devra assurer le dialogue non
seulement entre la population d'un côté et la CMI et les groupes de travail
techniques et scientifiques de l'autre, mais aussi entre les gens des diverses
régions et des divers groupes d'intérêt au sein de la population.
Le GCIP a choisi de s'attaquer d'abord à deux tâches. Premièrement, il a
produit une trousse d'information générale qui vise à mieux expliquer la portée
de l'étude et ses objectifs. Cette information sera présentée à des réunions
publiques comprenant des séances de questions et réponses sur les différentes
situations à l'échelle locale, réunions auxquelles les citoyens sont invités à
participer activement. Deuxièmement, et surtout, le GCIP demandera aux gens de
répondre à des questionnaires afin de décrire les effets, tant positifs que
négatifs, des niveaux d'eau sur leur existence. Les réponses recueillies seront
ensuite prises en compte au cours de l'étude, de sorte qu'en bout de ligne, ses
résultats devraient refléter les intérêts et l'expérience des citoyens.
Dalton Foster et Fred Parkinson sont les deux co-presidents du Groupe
consultatif sur l'interet public. Si vous désirez obtenir de plus amples
renseignements ou tenir une réunion d'information dans votre région, veuillez
communiquer avec Amanda Morelli, chargée d'affaires publiques pour l'Étude sur
la régulation du lac Ontario et du fleuve Saint-Laurent au (613) 992-5727.
Le plan de régulation du lac Osoyoos réagit à la sécheresse
En avril dernier, le Conseil international de contrôle du lac Osoyoos a annoncé
qu'il procédait à une modification de la gestion des débits du lac en raison de
la sécheress qui sévit dans la région située entre la Colombie-Britannique et
l'État de Washington. Cette nouvelle gestion durera jusqu'au 31 octobre 2001 à
moins que les conditions ne changent et que l'avis de sécheresse émis par la
CMI soit levé. Lors d'une sécheresse, l'Ordonnance de la CMI permet au Conseil
de contrôle de maintenir le niveau du lac entre 910.5 et 913.0 pieds (données
du U.S. Coast and Geodetic Survey) afin de permettre l'irrigation normale des
terres. Règle générale, le niveau du lac doit osciller entre 911.0 et 911.5
pieds.
Progrès accomplis dans la zone préoccupante du fleuve Saint-Laurent
Au mois de mars dernier, la CMI organisait une rencontre publique et une
réunion à Cornwall (Ontario) dans le but de lancer son évaluation de la zone
préoccupante du fleuve Saint-Laurent. Plus de 60 personnes y ont participé,
dont des représentants d'Environnement Canada, du U.S. Environmental Protection
Agency ainsi que d'autres agences gouvernementales et organisations locales.
Ces rencontres ont permis de mettre en lumière des progrès dans de nombreux
domaines du côté canadien. La Ville de Cornwall procède à des améliorations de
ses infrastructures pour mieux pouvoir gérer les reflux d'égout. On tente
également de restaurer l'habitat des poissons dans le fleuve, d'étudier le
niveau de contamination au mercure des berges et de prévenir la pollution
agricole provenant de sources diffuses.
Au mois de mai, les membres du Conseil consultatif scientifique de la CMI a
visité les opérations de nettoyage entreprises du côté américain du fleuve. Il
a pu y constater que l'Alcoa East Plant y entamé des travaux de restauration
visant l'excavation et la décontamination de 61,040 à 76,300 mètres cube
(80,000 to 100,000 verges cube) de sédiments contaminés aux BPC qui reposent
dans le lit du fleuve Saint-Laurent.
La CMI en est à sa cinquième évaluation du genre.
Celles-ci se penchent sur les progrès accomplis dans une zone préoccupante,
évaluent les programmes en place et formulent des recommandations sur des
programmes précis qui pourraient se traduire par des progrès substantiels. Ces
évaluation ne se veulent cependant pas des analyses complètes et détaillées.
Elles sont plutôt des évaluation ponctuelles des activités en cours et des
efforts déployés par les divers palers de gouvernement concernés et les
organismes locaux impliqués. Par ces évaluations, la CMI facilite la
collaboration et le dialogue entre tous les intervenants.
Intervenants
La CMI souhaite la bienvenue aux derniers membres nommés à ses conseils.