Pas de « solution miracle » aux problèmes d'inondation de la
rivière Rouge
Le 6 décembre 2000, la Commission mixte internationale publiait son
rapport final
A Vivre le long de la rivière Rouge: Rapport aux gouvernements du Canada et des États-Unis sur les mesures d'atténuation des impacts des inondations dans le bassin de la rivière Rouge
. Ce rapport fait suite au renvoi des gouvernements à la Commission
portant sur les inondations dévastatrices de 1997. Par ce renvoi, les
gouvernements demandaient à la Commission d'élaborer des
recommandations pour éviter ou atténuer les dommages
résultant des prochaines inondations de la rivière Rouge. Les
inondations de 1997 ont causé des dommages évalués
à près de 5 milliards de dollars américains. La
rivière Rouge s'écoule vers le nord le long de la
frontière entre le Minnesota et le Dakota du Nord et se rend
jusquau lac Winnipeg; le bassin de la rivière Rouge comprend aussi
une petite partie du Dakota du Sud.
La Commission a noté qu'il y aura à nouveau de graves inondations
dans le bassin de la rivière Rouge. Linondation de 1997
nest pas une première : le bassin a connu de graves inondations en
1979, 1950 et 1897. La crue la plus importante jamais répertoriée
à Winnipeg a eu lieu en 1826.Dans son rapport, la Commission a
traité des risques d'inondation pour les grands centres urbains du
bassin. Par exemple, la ville de Winnipeg a évité de justesse la
catastrophe lors de l'inondation de 1997. D'autres travaux sont
nécessaires afin que ses 600 000 habitants soient protégés
tout en respectant les intérêts des populations à
l'extérieur de la ville qui pourraient être touchées par
des mesures de protection contre les inondations.La Commission a de plus
noté que l'écosystème de la vallée de la
rivière Rouge sera menacé à moins que l'on tienne compte
de la nécessité de le protéger dans l'élaboration
de mesures visant à atténuer les impacts des inondations.
Le défi consiste à préparer le bassin afin
déviter les dommages résultant des inondations et à
s'occuper des inondations qui se produiront dans lavenir. La Commission a
noté qu'il y existe plusieurs approches à la réduction des
dommages liés aux inondations - le stockage dans de vastes
réservoirs, les digues, lexpropriation préventive, le
microstockage, la restauration des zones humides - et qu'aucune d'entre elles
ne saurait à elle seule représenter une solution à tous
les problèmes. Il n'y a pas de solution miracle. Les biens et la
population du bassin de la rivière Rouge seront sujets à risque
inacceptable jusqu'à ce que des solutions globales,
intégrées et binationales soient élaborées et mises
en oeuvre.
Photo : Ville de Winnipeg
Le Groupe de travail international sur le bassin de la rivière Rouge,
mis sur pied par la Commission afin de se pencher sur des moyens à
prendre afin d'atténuer ou d'éliminer les dommages
résultant de graves inondations, a mis au point de nombreux outils qui
serviront encore longtemps dans le bassin. Ces outils comprennent des
modèles hydrauliques pour l'analyse des eaux de crues, des
données topographiques et d'utilisation du terrain pour certaines zones
menacées, ainsi que la structure d'un réseau virtuel reliant la
population, les données et les modèles pour le bassin de la
rivière Rouge. En bout de ligne, la Commission recommande une plus
grande collaboration des deux côtés de la frontière pour
relier les gens d'un bout à l'autre du bassin. Cela permettrait le
partage d'information en temps réel, l'éducation en ligne et
laccès à des bases de données et des modèles
intégrés par les gestionnaires des ressources hydriques à
travers le bassin. La Commission prie très instamment les gouvernements
d'apporter leur soutien au travail nécessaire au développement de
ces outils.
Des mécanismes institutionnels binationaux sont également
nécessaires pour s'occuper des problèmes transfrontaliers
liés aux inondations dans lavenir. En conséquence, la
Commission a recommandé que certaines fonctions soient dévolues
à son Conseil international sur la rivière Rouge et que les
gouvernements oeuvrent avec le onseil et les organismes bilatéraux en
place ou sur le point de lêtre pour s'assurer qu'il y ait des
mécanismes appropriés de coordination et de mise en oeuvre des
mesures de préparation aux inondations et d'atténuation des
impacts de celles-ci, et pour la mise en oeuvre des recommandations du rapport
de la Commission. La Commission tiendra des audiences publiques en janvier
prochain sur la proposition d'une directive pour son Conseil international sur
la rivière Rouge qui comprendrait des fonctions reliées aux
inondations transfrontalières, lesquelles viseraient à venir en
aide aux gouvernements pour accroître les efforts de préparation
aux inondations dans le bassin de la rivière Rouge.Les dates et les
lieux des audiences publiques seront affichés sur le site Internet de la
Commission
(
www.ijc.org
)
en décembre prochain. Le rapport
A Vivre le long de la rivière Rouge
est disponible sur le site Internet de la Commission ou à l'un de ses
bureaux.
La CMI reçoit des fonds du gouvernement canadien afin
dentreprendre la révision des critères de régulation
du lac Ontario
En novembre 2000, le gouvernement canadien a mis à la disposition de la
CMI des fonds afin de lancer la révision des critères de
régulation du lac Ontario et du fleuve Saint-Laurent. Ces fonds
sajoutent à ceux qui ont été débloqués
par le gouvernement américain plus tôt cette année.
La révision des critères de régulation du lac Ontario et
du fleuve Saint-Laurent aura pour objet dévaluer le cur de
lOrdonnance de 1956 de la CMI qui régit le complexe
hydroélectrique qui se trouve près de Cornwall (Ontario) et de
Massena (New York).
Afin de paver la voie à son Groupe de travail, la CMI a organisé
récemment des rencontres entre plusieurs agences gouvernementales
chargées de lexécution de lordonnance de
régulation du bassin du lac Ontario. Ces rencontres avaient pour but de
recenser les données disponibles comme les études pertinentes aux
activités du Groupe de travail. Des rencontres semblables regroupant des
universitaires sont également prévues.
Au moment de mettre sous presse, la CMI cherchait des candidats pour combler
quelques postes au sein de son Groupe de travail et de son Comité de
consultation publique. Pour de plus amples informations, veuillez consulter le
site Internet de la Commission. Vous pouvez également vous inscrire
à
IJC Announce
afin de recevoir des mises à jour régulières.
Mise à jour sur lAccord relatif à la qualité de
leau des Grands Lacs
Dépositions atmosphériques
Quels sont les outils juridiques disponibles en vertu du droit canadien et
américain afin de contrôler le dépôt
atmosphérique des substances toxiques rémanentes provenant du
bassin des Grands Lacs et de lextérieur?
Cette question a fait lobjet dun débat animé lors
dun atelier organisé par le Conseil consultatif international sur
la qualité de lair de la Commission les 26 et 27 octobre 1999. Le
procès-verbal de cet atelier, qui contient une bonne partie des
arguments présentés comme des discussions qui ont suivies, est
maintenant disponible. (NDLR: ce procès-verbal nest disponible
quen anglais seulement.)
Le procès-verbal de cet atelier a été rédigé
de sorte quil puisse être utile aux juristes comme aux autres
groupes intéressés par la protection de lenvironnement.
Vous pouvez obtenir une copie de ce document intitulé
"The Protection of Great Lakes Water Quality from Atmospheric Contaminant Deposition"
auprès de lun des bureaux de la Commission ou encore sur le site
Internet de la Commission
(
www.ijc.org
)
Nettoyage de la rivière Niagara
Afin de soutenir les efforts de la CMI visant à évaluer
létat de restauration des avantages naturels dans la région
de la rivière Niagara, le Conseil consultatif scientifique de la CMI
organisera une audience publique sur la question le 29 novembre prochain
à Niagara Falls (New York). Cette rencontre permettra à la
population locale déchanger avec des scientifiques sur les
questions qui les préoccupent. Ces discussions aideront également
la CMI à développer des recommandations à lintention
des gouvernements. Dautres sessions du même type seront
organisées par la CMI alors quelle rédigera son rapport sur
létat de la zone préoccupante de la rivière Niagara.
La CMI pense pouvoir rendre ce rapport public dici
lété 2001. Pour de plus amples renseignements, veuillez
vous adresser à M. Bruce Kirschner par courriel (
kirschnerb@ windsor.ijc.org
) ou par téléphone (313) 226-2170, poste 6710.
On peut également obtenir plus de renseignements auprès des
agences qui travaillent à la restauration de la rivière Niagara.
Selon la U.S. EPA, les sites denfouissement de déchets dangereux
sont les sources de pollution diffuse les plus importantes dans la
rivière Niagara. La U.S. EPA et le New York State Department of
Environmental Conservation (NYSDEC) ont identifié pas moins de 26 sites
denfouissement dans la moitié américaine de ce bassin.
Selon ces deux agences, ces sites sont responsables de 99% de la pollution
provenant des sites denfouissement de déchets dangereux
américains. Les deux agences ont complété la construction
de mesures correctives pour 14 de ces sites et ont entrepris la construction de
mesures similaires pour 9 autres. Les mesures correctives auraient permis des
réductions des émissions polluantes allant jusquà
90%. On espère pouvoir achever la construction des mesures correctives
pour tous les sites dici 2003. Les rapports annuels de la U.S. EPA et du
NYSDEC sont disponibles sur lInternet à ladresse suivante :
http://www.epa.gov/glnpo/lakeont/nrtmp/
Pour plus dinformation, veuillez contacter M. Mike Basile par courriel (
nfpio@sysr.com
) ou par téléphone (716) 285 8842.
Intervenants
La CMI souhaite la bienvenue aux derniers membres nommés à ses
conseils.