Les secteurs préoccupants - Rapport spécial


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3er chapitre

Introduction

Les sédiments contaminés

Financement de la décontamination des sédiments

Entretien et amélioration des infrastructures d'évacuation et de traitement des eaux usées

Habitat de la faune

Décharges et pollution diffuse

Reddition de comptes et responsabilités eu égard aux plans d'assainissement

L'approche américaine

L'approche canadienne

Alliances communautaires

Suivi des progrès réalisés dans la restauration des secteurs préoccupants

Maintien du cap sur les utilisations bénéfiques

Financement des activités d'assainissement et de planification

Contribution financière du secteur privé aux mesures correctives

 

Progrès réalisés

Habitat de la faune

Les gouvernements ont indiqué le nombre de projets et les coûts qui leur sont associés en ce qui a trait à la restauration de l'habitat faunique dans les secteurs préoccupants. Pour les secteurs préoccupants du Canada, le gouvernement indique que 187 projets ont été exécutés au coût total de 80,26 millions de dollars canadiens. Même si des travaux reliés aux habitats sont en cours dans la portion américaine du bassin des Grands Lacs, le gouvernement américain n'a pas été en mesure de faire état des progrès réalisés pour la majorité des secteurs préoccupants.

Au Canada, la restauration de l'habitat du poisson et d'autres animaux progresse plus rapidement que d'autres projets plus complexes tels que la décontamination des sédiments et l'amélioration des infrastructures. Toutefois, les retombées pour les populations de poissons et d'autres animaux sauvages ne sont pas bien quantifiées et sont très peu souvent indiquées15.

Peu de participants engagés dans l'élaboration et la mise en oeuvre des plans d'assainissement, des deux côtés de la frontière, étaient en mesure de quantifier le taux de rétablissement des habitats, des populations de poissons et d'autres animaux sauvages, et ce malgré le nombre considérable d'amélioration et de protection des habitats. Pour quantifier les progrès accomplis, il faut plus qu'un état des sommes dépensées et du nombre d'hectares ou d'acres d'habitats protégés ou restaurése. En fait, il faut prendre en compte des objectifs de restauration et des résultats attendus clairement définis et évaluer l'atteinte des objectifs fixés.

Étant donné l'absence d'une telle information, et vu que des activités sont en cours, la Commission n'est pas en mesure d'évaluer à quel point les activités déclarées par les gouvernements contribuent au rétablissement complet des utilisations bénéfiques.