QUESTIONS ADDITIONNELLES
Opinions sur le changement et la variabilité climatiques
Les liens entre variabilité et changement climatiques semblent grandement ignorés. Cela est
particulièrement préoccupant en ce qui a trait à l’ozone. (4 et 16) Puisque le smog est causé
par les émissions et le changement climatique, nous devons tenir compte du contexte de
changement climatique et d’ozone au niveau du sol. La formation d’ozone est accélérée par le
réchauffement de l’air et l’augmentation du rayonnement ultraviolet. En interprétant les cartes
et les changements de concentrations d’ozone, tel qu’illustré aux figures 13, 14 et 15 du
Rapport d’étape, il serait pertinent d’avoir une idée des changements au niveau de ces impor-
tants facteurs, ainsi que des émissions de précurseurs d’ozone. Du point de vue du change-
ment climatique, l’ozone troposphérique est considéré comme étant le gaz à effet de serre
produisant la troisième plus grande augmentation de réchauffement à effet radiatif direct
depuis l’ère préindustrielle (troisième Rapport d’évaluation de l’IPCC – La base scientifique). Le
réchauffement climatique mènera vraisemblablement à des périodes plus longues et plus
intenses de pollution atmosphérique dans les régions urbaines. Cependant et de façon globale,
les augmentations moyennes de vapeur d’eau (déjà observées) pourraient avoir tendance à
amortir les augmentations globales d’ozone. Une augmentation du nombre de journées de
chaleur pourrait aussi accroître les émissions biogènes et anthropogènes de COV générées par
une augmentation des émissions générées par les automobiles à moteur à injection. Bref, il ne
semble pas réaliste d’ignorer les variations et changements de climat ni de rayonnement UV
lorsqu’il s’agit d’évaluer la pollution atmosphérique locale et régionale. Cependant et puisque
nous subissons des changements climatiques, il est urgent de réduire la pollution atmosphéri-
que. (4)
Opinions sur les émissions en provenance des centrales thermiques classiques
En novembre 2002, l’ASPO publiait un document intitulé Beyond Coal: Power, Public Health
and the Environment, dans lequel elle faisait part de ses préoccupations face à la contribution
des centrales électriques alimentées au charbon et situées des deux côtés de la frontière à la
pollution atmosphérique, au changement climatique global, aux pluies acides et à la contami-
nation au mercure des aliments. L’ASPO y indiquait que la pollution atmosphérique constitue
un énorme problème dans le sud-ouest de l’Ontario. Tous reconnaissent au Canada que le
couloir Windsor-Montréal est l’un des secteurs du pays susceptible de ne pas pouvoir se con-
former à la norme pancanadienne (Canada-Wide Standard) de 65 ppm d’ozone au niveau du
sol en 2010. Il s’agit aussi d’un secteur qui subit fréquemment des niveaux excessifs d’émis-
sions de matières particulaires fines. Les simulations par ordinateur indiquent qu’un important
pourcentage de l’ozone et des sulfates qui affectent la qualité de l’air dans le sud de l’Ontario
provient des oxydes d’azote et du dioxyde de soufre émanant des États-Unis, dont une grande
partie provient des centrales électriques alimentées au charbon. Il est aussi reconnu que les
centrales électriques alimentées au charbon de l’Ontario contribuent à la piètre qualité de l’air
et aux pluies acides subies par les États américains qui subissent les vents de l’Ontario. (21)
L’Ontario Clean Air Alliance souligne que les efforts de cette province pour contrôler les émis-
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