débuté des recherches sur les effets de l’ozone sur la santé de la forêt, car l’ozone n’affecte pas
uniquement la santé des résidents permanents, mais aussi la végétation de ce fragile écosys-
tème. Ils sont à faire des évaluations de dommages sur les lichens des troncs d’arbre sensibles à
l’ozone. Les travaux effectués semblent vouloir démontrer l’important impact de l’ozone, et les
études se poursuivront au cours des quatre ou cinq prochaines années.
Le district régional de la vallée du Fraser a indiqué que les travaux de mise en œuvre de l’An-
nexe sur l’ozone ne sont faits que dans la région transfrontalière, incluant le sud de l’Ontario,
le sud du Québec et 18 États du nord-est. La pollution atmosphérique transfrontalière est aussi
une question vitale pour les résidents de la vallée du Fraser. Le district régional de la vallée du
Fraser incite grandement le gouvernement du Canada et les États-Unis à amender l’Annexe sur
l’ozone de façon à y inscrire le bassin d’air de la vallée du bas Fraser comme région
transfrontalière en 2004. L’importance des centrales électriques thermiques est invoquée
comme motif crucial d’inclusion de cette région dans l’Annexe sur l’ozone. (28)
La nation Stó:lo, dont le territoire est situé dans le sud-ouest de la Colombie-Britannique, cite
de récentes études d’impacts de l’ozone et du smog sur la santé du grand public et sur l’agri-
culture. Ses représentants ont aussi souligné que les polluants du smog ont un effet défavora-
ble sur les herbes traditionnelles, les extraits de plantes et les baies cultivées par la nation. Les
plantes jadis utilisées en médecine traditionnelle ou destinées aux magasins d’alimentation sont
devenues difficiles à trouver ou alors, comme le découvre peu à peu le peuple Stó:lo, la puis-
sance de ses herbes médicinales va en diminuant. (30)
OPINIONS SUR LES MATIéRES PARTICULAIRES
Plusieurs répondants ont incité le Canada et les États-Unis à centrer davantage leur attention
sur les matières particulaires (MP) et à accélérer le développement d’une annexe sur les MP qui
aborderait les impacts sur la santé subis des deux côtés de la frontière. L’Association de santé
publique de l’Ontario (ASPO) a observé des augmentations évidentes et cohérentes de décès
non traumatiques et d’hospitalisations relevées quotidiennement à des niveaux respectifs de
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MP  et MP
aussi bas que 25 et 15 ”g/m . Ces niveaux sont fréquemment dépassés dans les
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2.5
communautés habitant près de la frontière sud de l’Ontario (voir pages 21 et 22 du rapport de
l’ASPO intitulé « Beyond Coal Č). L’ASPO met en évidence la contribution significative des
centrales alimentées au charbon situées des deux côtés de la frontière à l’augmentation des
niveaux de matières particulaires dans l’air. (21) L’Association médicale de l’Ontario a beaucoup
fait pour quantifier l’impact de l’ozone et des matières particulaires sur la société et indique
qu’il y a un besoin de resserrer les contrôles d’ozone et de développer une annexe sur les
matières particulaires devant être ajoutée à l’Accord. (26)
À l’été 2001, le contrôle des matières particulaires dans le secteur de la baie Georgienne
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révélait des mesures approchant ou excédant la norme pancanadienne de 30 µg/m  proposée
par le Conseil canadien des ministres de l’environnement (CCME). Ces niveaux étaient similai-
res à ceux des particules fines mesurées en d’autres endroits du sud de l’Ontario et laissaient
entendre que la partie est du secteur de la baie Georgienne pouvait subir de hauts niveaux de
particules fines au cours des périodes de smog. L’Association de la baie Georgienne indique que
le contrôle et l’établissement de rapports sur les MP devraient débuter dans la partie est de la
baie Georgienne. De plus, un détecteur de dépôts situé près de Parry Round aiderait à identifier
les dépôts acidifiants et toxiques pouvant contribuer au déclin de la pêche autochtone. (23)
Le district régional de la vallée du Fraser souligne que l’analyse des études de recherche en
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