courant des recherches entreprises pour effectuer un suivi sur l’impact des stratégies spécifi-
ques de réduction des émissions prescrites par l’Accord sur la santé du grand public et sur
l’environnement. S’il en est ainsi, cela devrait se refléter dans le Rapport d’étape et être étayé
de recommandations d’affectation des ressources appropriées pour débuter la recherche. Si
cette recherche est réellement entreprise, les résultats et progrès devraient être communiqués
aux scientifiques intéressés et aux professionnels de la santé publique. Lorsque l’Accord sera
réexaminé, il sera essentiel de déterminer quels sont les impacts sur la santé des actions entre-
prises par les parties. Un suivi de l’impact sur la santé et des mesures d’établissement de
rapports sont nécessaires pour déterminer les progrès accomplis et à accomplir, et ces processus
doivent être mis en place immédiatement. (26 et 31)
Concernant la même section de l’Annexe 2, l’AMO s’est aussi intéressée aux premières décou-
vertes faites lors de l’analyse des options de réductions d’émissions, à partir de « l’efficacité
énergétique, l’énergie renouvelable, les carburants plus propres et les technologies et appro-
ches alternatives Č. Bien que dans la grande majorité des cas ce type d’initiatives résulte en de
l’air plus propre et plus sain, le Rapport d’étape 2002 ne fournit que très peu d’information à
propos de cet engagement. (26)
En ce qui a trait aux évaluations de pourcentage des réductions totales des émissions qui sera
atteint à la suite des initiatives stipulées dans l’Accord, l’AMO aimerait obtenir plus de détails
sur la façon dont les estimés ont été faits. Des présentations claires et transparentes des trajec-
toires des émissions seraient très utiles. Les progrès accomplis sur les émissions de NO  de-
X
vraient être mis en évidence, une opportunité de les valider devrait être offerte au public,
permettant ainsi d’identifier quelles mesures additionnelles doivent être prises et dans quels
secteurs, afin de réduire davantage les COV; de l’information documentaire devrait aussi être
fournie pour examiner les résultats cliniques. (26)
L’Association de la baie Georgienne (ABG) soutient pleinement le principe de garder propres les
espaces qui le sont et étend ce principe à la qualité de l’air. Dans leurs commentaires, les
représentants de l’ABG fournissent de l’information sur le contrôle de la qualité de l’air dans le
secteur de la baie Georgienne et indiquent que le Rapport d’étape ne fait mention d’aucune
des données transmises par le détecteur de smog de Parry Sound. Ils notent aussi que la locali-
sation de leur détecteur n’apparaît pas sur la carte de l’Annexe C du Rapport d’étape. Les
données de 2002 sont incluses dans leurs réponses qui indiquent un total de 34 jours sur 59,
soit 57 % à ce moment-là, oť les lectures d’ozone à Parry Sound étaient plus élevées que celles
faites à Toronto. Ils indiquent donc que cette omission permet de s’interroger sur les conclu-
sions du rapport. L’Annexe sur l’ozone engage le Canada à soumettre des rapports sur les
concentrations dans l’air ambiant d’ozone, de COV et de NO dans les 500 km avoisinant la
frontière; les données de Parry Sound devraient donc normalement s’y retrouver. Ils soulignent
que l’exposition des résidents à l’ozone pourrait être plus élevée à proximité d’un cottage situé
dans le secteur de la baie Georgienne que dans la ville de Toronto, bien qu’ils espèrent que le
secteur continue à jouir de sa qualité d’air traditionnellement bonne. (23)
L’ABG suggère que le Canada mette en place un programme de prévention de la détérioration
et de protection de la visibilité similaire au programme américain établi en vertu de la Clean Air
Act, car elle a observé un nuage d’ozone près du littoral, au-dessus de la baie Georgienne. Le
Canada et l’Ontario doivent faire quelque chose pour prévenir une grave détérioration de cette
aire naturelle de grande importance pour l’écologie. La protection de la visibilité est une ques-
tion importante pour plus de 4 000 familles. Le remplacement du charbon par un carburant
plus propre pour l’alimentation des génératrices serait déjà un grand pas vers la réduction de la
pollution atmosphérique au niveau du sol et des gaz à effet de serre. La Fondation de l’ABG a
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