OPINIONS SUR L’ANNEXE 1 – OBJECTIFS SPÉCIFIQUES CONCERNANT LE
DIOXYDE DE SOUFRE ET LES OXYDES D’AZOTE
Règle générale, les répondants ont reconnu les progrès significatifs qui ont été faits relative-
ment aux réductions des niveaux de dioxyde de soufre. Ces réductions sont considérées
comme étant la réalisation maîtresse de l’Accord, même si elles n’ont pas suffi à restaurer
complètement les lacs et rivières et à protéger la santé et l’environnement. (17) Le Power
Workers’ Union mentionne que les progrès accomplis prouvent que des améliorations substan-
tielles peuvent encore être apportées tout en conservant la valeur inhérente des centrales de
production existantes. (29) Par ailleurs, les répondants s’interrogent sur l’affirmation suivante :
les deux pays continuent à respecter l’échéancier quant à l’atteinte des objectifs de réduction
de SO  et de NO , car cette situation ne rend pas justice à l’état actuel des choses – de plus
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grandes réductions sont nécessaires. (27) Le succès dont il est fait mention en ce qui a trait à la
réduction des niveaux de sulfate est à tout le moins incomplet. « Le dépôt d’acides est consi-
déré comme l’histoire d’une réussite étant donné que les niveaux de sulfate ont été réduits
dans la plupart des espaces sensibles Č, constitue une affirmation précise mais terriblement
incomplète. Il est maintenant clair que les réductions réalisées jusqu’à maintenant n’ont pas été
suffisantes pour protéger et restaurer de nombreux espaces sensibles. Les deux pays doivent
faire beaucoup plus. (17 et 27)
Le rôle des émissions d’oxyde d’azote, tant au niveau de l’acidification que des problèmes de
smog, est reconnu par les deux parties. Les objectifs révisés concernant l’acidification, telles les
charges critiques d’azote, devraient être définis le plus tôt possible afin de guider non seule-
ment l’évaluation des problèmes transfrontaliers, tel que mentionné dans le Rapport d’étape,
mais aussi les plans d’action menant à une plus grande réduction des niveaux de NO . De plus
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grands efforts sont requis à tous les niveaux pour réduire les émissions de NO , compte tenu
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du rôle qu’elles jouent avec les COV dans la formation d’ozone/smog. (27)
Le Power Workers’ Union indique que le programme de réduction des émissions (représentant
un investissement de 1,8 milliard de dollars depuis 1984) de l’Ontario Power Generation’s
(OPG) annoncé récemment représente un investissement additionnel de 25 millions de dollars
pour l’installation d’une technologie de réduction catalytique sélective qui diminuera de 80 %
les émissions d’oxyde d’azote en provenance des centrales affectées. Le PWU insiste sur le fait
que des améliorations aussi importantes sont réalisables, car elles sont essentielles, si l’on tient
compte de l’économie qu’elles constituent par rapport aux autres approches proposées pour
améliorer la qualité de l’air. Par exemple, selon l’Ontario Clean Air Alliance, la conversion au
gaz réduirait les émissions d’oxyde d’azote de 90 %, soit 10 % de plus. La conversion au gaz
des centrales existantes alimentées au charbon de l’OPG cožterait approximativement cinq
milliards de dollars. Et même si l’on s’attend à ce que le prix du charbon demeure stable,
puisque les réserves sont suffisantes pour plusieurs centaines d’années, le remplacement du
charbon par le gaz au prix actuel cožterait des centaines de millions de dollars additionnels par
an. Les cožts d’immobilisations du capital associés au remplacement de la capacité de produc-
tion des centrales alimentées au charbon de l’Ontario par des technologies renouvelables sont
aussi extraordinairement élevés. L’utilisation d’une source d’énergie renouvelable moins což-
teuse exigerait environ 6 000 éoliennes d’un mégawatt chacune fonctionnant à pleine capacité
pour produire 25 % de l’énergie requise en Ontario durant la période estivale. Ces 6 000
mégawatts nécessiteraient un investissement de 1,5 million de dollars par mégawatt, pour un
cožt total de neuf milliards de dollars. (29)
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