OPINIONS SUR LES PROGRéS GÉNÉRAUX ACCOMPLIS EN VERTU DE L’ACCORD
Plusieurs croient que l’Accord a porté fruit en offrant un mécanisme apte à aborder les problè-
mes transfrontaliers de pollution atmosphérique, ce qui a résulté en une réduction du débit de
certains polluants. La conclusion de l’Accord dans le secteur des réductions d’émissions de SO
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est perçue comme une victoire qui n’est que partielle. (17 et 27) Les réductions requises ont été
faites, mais nous demeurons face un problème irrésolu d’acidification dont le public n’est pas
très conscient. Le ministre de l’Environnement du Canada, David Anderson, a souvent fait
mention de cette réalité tout comme l’ont fait des fonctionnaires de l’État de New York. (17)
Ces commentaires ont été renforcés par un autre répondant qui se disait encouragé par les
nombreuses initiatives qui ont été prises et la réduction de certains polluants, mais il mention-
nait aussi qu’il reste beaucoup à faire pour protéger la santé et la qualité de vie de millions de
citoyens des deux pays, ainsi que pour protéger et restaurer l’environnement. Les progrès
accomplis en vue de réduire les niveaux de pollution furent perçus comme étant insuffisants
pour assurer la protection de notre santé et la restauration de l’environnement. (27) L’affirma-
tion tirée du Rapport d’étape à l’effet que « les sciences de la santé ont prouvé que les matiè-
res particulaires et l’ozone sont liés à de sérieux problèmes de santé chez des millions de
citoyens vivant des deux côtés de la frontière Č met en lumière les préoccupations de plusieurs
répondants. (16, 17, 20, 21, 23, 26, 27, 31 et 32)
La conclusion du Rapport d’étape 2002 se lit ainsi : « Les deux pays sont en voie de respecter
leurs obligations de réductions d’émissions. Č Il fut mentionné que le Rapport d’étape 2002 ne
fait pas entièrement la preuve de cette conclusion, particulièrement en ce qui a trait à la con-
formité de l’Ontario aux engagements pris dans l’Annexe sur l’ozone. (8, 9, 10, 11, 12, 13, 14,
17, 21, 24, 26 et 31) L’Association médicale de l’Ontario croit que le Canada et les États-Unis
doivent continuer à déployer des efforts soutenus pour améliorer la qualité de l’air et réduire
l’impact de la pollution atmosphérique sur la santé des citoyens. Ils ont produit à cet effet un
rapport intitulé The Illness Costs of Air Pollution in Ontario – A summary of Findings (juin
2002). (20 et 26)
L’importance de l’Accord est reconnue pour les provinces de l’Atlantique, endroit oť la qualité
de l’air est grandement influencée par les débits d’air transfrontaliers et un transport à longue
distance de la pollution à partir du nord-est des États-Unis et de l’Ontario. Le principe de
sécurité a été mis de l’avant pour déclencher une action significative visant à réduire les émis-
sions. L’initiative de coopération à laquelle ont participé les gouverneurs de la Nouvelle-Angle-
terre et les premiers ministres de l’Est du Canada a été citée en exemple aux autres régions de
l’Amérique du Nord. (27)
On a aussi demandé aux gouvernements d’établir des contrôles plus sévères sur les émissions,
tant de la part des centrales thermiques que des véhicules, incluant les voitures, camions,
véhicules utilitaires sport, VTT et motoneiges. Les émissions en provenance des embarcations à
moteur doivent aussi faire l’objet d’un meilleur contrôle, particulièrement pour celles qui
polluent non seulement l’air, mais l’eau. (2)
De nombreuses personnes sont aussi favorables à l’élargissement des questions mentionnées
dans l’Accord afin d’y inclure les émissions de mercure et de matières particulaires. Bien que
généralement favorables aux efforts qui se font actuellement pour inclure une annexe sur les
matières particulaires, le feu vert a été donné pour inclure le plus rapidement possible cet
élément dans l’Accord. (26)
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