Protection des eaux des Grands Lacs – Revue des trois dernières années. (24) Il a été men-
tionné que les auteurs des rapports sont tellement soucieux d’éviter la controverse politique
qu’ils pourraient être accusés de décevoir le public. (17) Plusieurs croient que cette lacune est
particulièrement évidente dans le contexte de la réalisation par l’Ontario de la conformité à ses
exigences relatives au secteur de l’électricité, en vertu de l’Annexe sur l’ozone. Prétendre que
tout va bien concernant la conformité aux normes de l’Annexe sur l’ozone, compte tenu de la
controverse publique suscitée par cette problématique, limite la crédibilité du rapport. (16 et
17) Le fait que ces problématiques publiques n’aient pu être réglées a été considéré comme
l’omission la plus flagrante du Rapport. La description du Plan d’action anti-smog de l’Ontario
en page 15 laisse croire que des progrès sont faits, alors qu’en réalité, il n’y a eu aucune réu-
nion du comité de campagne depuis plus d’un an. (16)
Un répondant a observé qu’en l’absence de toute analyse critique, il était impossible de
conclure à partir de ce rapport que l’Accord avait porté fruit. Il fut donc suggéré d’y
faire les ajouts suivants :
une analyse d’écarts;
une conclusion évaluant de façon critique les progrès accomplis (« Comment allons-
nous?) Č;
une discussion sur les options de politiques;
étapes suivantes.
D’autres étaient d’avis que le rapport bénéficierait d’une certaine « vision Č sur la façon dont
les questions abordées pourraient s’inscrire dans une discussion plus élargie sur les problémati-
ques de la pollution de l’air. (4, 16 et 24) Un nombre croissant de jours de smog et la plausibi-
lité accrue d’épisodes de pollution de l’air urbain résultant des changements climatiques ont été
donnés à titre d’exemples. (16) Le Rapport du groupe de travail sur les émissions acidifiantes
de 1997, une discussion sur la façon de regrouper ces éléments et une compréhension de
l’Accord à la lumière des changements climatiques reliés à la ratification du Protocole de Kyoto
par le Canada sont des éléments réclamant une attention immédiate. On a laissé entendre que
les avantages mutuels associés aux initiatives visant à remplacer le charbon par le gaz comme
source d’énergie pourraient avoir d’importantes répercussions sur l’application de l’Accord et,
de ce fait, sur la qualité de l’air. De plus, les divergences de position du Canada et des États-
Unis sur le Protocole de Kyoto ont été perçues comme indicatrices d’un besoin d’analyse
critique de nos engagements respectifs face aux gaz à effet de serre et aux autres questions
relatives à la qualité de l’air. Effectivement, l’assouplissement par l’administration américaine
des règles du programme connu sous le nom de New Source Review a provoqué un certain
remous et des inquiétudes ont été exprimées quant à la pollution atmosphérique
transfrontalière, spécialement pour les communautés vivant à la frontière sud de l’Ontario. (24)
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