CONSEIL INTERNATIONAL DE CONTRÔLE DU LAC SUPÉRIEUR

Compte rendu de la réunion du 15 septembre 2003

Le Conseil international de contrôle du lac Supérieur s’est réuni le 15 septembre 2003, dans une salle de conférence de l’Old Stone Inn, à Niagara Falls (Ontario). M. McLeod a ouvert la réunion à 13 h. Y étaient présents :

États-Unis Canada
Membres du Conseil
Colonel G.E. Johnston M. C. McLeod
Secrétaires
M. J. Kangas M. R. Caldwell
Représentants chargés de la régularisation
M. S. Thieme (ssupléant) M. S. Moin, Ph.D.
Associés
M. C. Woodruff
M. D. Sawruk
M. T. McAuley

Un citoyen concerné, M. John Dyer, président de la Great Lakes Flood Engineering School, à Montague (Michigan) fait un bref exposé avant la réunion. En examinant les hydrogrammes depuis 1960, M. Dyer a remarqué que les niveaux des lacs Michigan, Huron, Sainte-Claire et Érié semblent augmenter et diminuer ensemble. Pendant une tempête sur le lac Michigan en 1993, M. Dyer a perdu 5 mètres de rive. Se fiant à la maquette hydraulique qu’il a construit, M. Dyer prétend que les ouvrages sur la rivière Niagara retiennent l’eau dans ces lacs. M. Dyer a créé une école afin de renseigner les autres propriétaires riverains sur le contrôle des lacs, pour ce qui est en particulier des niveaux d’eau extrêmes. Le premier numéro d’un bulletin est remis à chacune des personnes présentes.

1. Examen du compte rendu de la réunion de mars

M. Kangas fait observer que la révision officielle de la version anglaise du compte rendu a été effectuée par courrier électronique et que le compte rendu est affiché sur le site Web depuis un certain temps maintenant. M. McAuley déclare que la traduction française est prête à être affichée.

2. Dérivations du Long Lac et d’Ogoki

M. Moin signale que l’Ontario Power Generation a transmis au Conseil des données sur les dérivations de Long Lac et Ogoki. M. Caldwell mentionne que le volume d’eau dérivé par l’ouvrage dans le lac Nipigon (qui se déverse dans le lac Supérieur) s’est élevé en moyenne à 81,0 m3/s (2 900 pi3/s) de mars à août 2003. Au cours de la même période, le volume d’eau dérivé par l’ouvrage du Long Lac s’est établi en moyenne à 35,5 m3/s (1 250 pi3/s). Le volume d’eau des deux dérivations a représenté 69 % de la moyenne pour la période visée. On demande à ce que les moyennes soient incluses dans les rapports futurs, de même que le pourcentage de l’apport total auquel ces chiffres correspondent de façon à ce qu’on puisse avoir un aperçu des répercussions possibles.

3. Conditions actuelles et stratégie de régularisation

M. Moin fait le point sur les conditions actuelles et projetées dans les lacs Supérieur, Michigan et Huron, et présente des diapositives des précipitations, des niveaux d’eau, des apports nets globaux et des prévisions.

  • Les niveaux des lac Supérieur, Michigan et Huron sont inférieurs à la moyenne et à ce qu’ils étaient l’an dernier. Le niveau du lac Supérieur était inférieur de 11 cm (4 po) à ce qu’il était au début de septembre l’an dernier, alors que le niveau des lacs Michigan et Huron était inférieur de 31 cm (12 po). Au début de septembre, les niveaux s’élevaient à 183,28 m (601,3 pi) et à 175,99 m (577,4 pi) respectivement.
  • En août, les apports d’eau dans les lacs Supérieur, Michigan et Huron ont été inférieurs à la moyenne 84 % du temps (mois très sec).
  • M. Moin présente au Conseil des projections quant aux débits et aux niveaux d’eau des six prochains mois, ainsi que des diapositives où sont comparés les niveaux de 2003 et ceux des deux années précédentes. Si les apports d’eau sont moyens, le niveau du lac Supérieur, d’une part, et celui des lacs Michigan et Huron, d’autre part, devraient descendre de 17 cm (7 po) et de 24 cm (9 po) sous le zéro des cartes d’ici février. Selon toute probabilité, le niveau du lac Supérieur atteindra de nouveau le zéro des cartes cet automne. Les niveaux des lacs Michigan et Huron resteront probablement sous le zéro des cartes et l’apport d’eau pourrait atteindre des limites minimales record.
  • M. Moin montre au Conseil une diapositive sur les débits sortants du lac Supérieur au cours des six derniers mois – débits du plan, débits approuvés et débits sortants réels. Les débits étaient conformes à ceux fixés dans le plan de régularisation 1977-A, sauf en mai et en juin, suite à la rupture de barrage sur la rivière Dead, ainsi qu’en août, suite à l’énorme panne d’électricité dans le Nord-Est (le 14 août) et à l’interruption de service programmée par la Great Lakes Power Limited (GLPL) pour l’inspection d’un câble sous-marin (le 30).
  • Le Conseil débat longuement des méthodes de prévision des niveaux d’eau.
  • Le Conseil convient de maintenir les débits sortants aux valeurs fixées dans le plan de régularisation.

4. Réaction du Conseil aux situations d’urgence hydroélectrique

  1. Urgence de mai 2003 dans la péninsule nord

    M. Thieme donne des renseignements généraux sur l’urgence hydroélectrique qui a suivi la défaillance du barrage sur le lac Silver le 15 mai 2003 (due aux fortes pluies). La défaillance a entraîné la fermeture de la centrale hydroélectrique Presque Isle (la principale productrice d’électricité de la région) sur la rivière Dead, près de Marquette (Michigan). Suite aux téléconférences du Conseil les 23 et 27 mai, l’Edison Sault Electric Company (ESEC) a été autorisée à maintenir un fort débit sortant de façon à fournir de l’électricité pour contribuer à la stabilisation du réseau électrique dans la péninsule nord du Michigan. Afin d’assurer la répartition équitable de l’eau, le Conseil a également autorisé la GLPL à maintenir un fort débit sortant équivalent à partir du 28 mai. Les deux centrales de Sault Ste. Marie ont pu reprendre leurs programmes fixés dans le plan le 21 juin. Les forts débits sortants ont représenté des écarts par rapport au plan 1977-A de 50 m3/s (1 800 pi3/s) en mai et de 80 m3/s (2 800 pi3/s) en juin, ce qui a eu un impact global de moins de 0,5 cm (0,2 po) dans chaque lac.

    M. Sawruk remercie le Conseil de son aide opportune. On fait observer que la capacité de production avait été réduite des 2/3 dans la péninsule nord (660 MW sur 900), quoique 2/3 de cette capacité perdue sert à alimenter exclusivement plusieurs mines de la région.

  2. Panne d’électricité du 14 août dans le Nord-Est des États-Unis et au Canada

    M. Caldwell annonce qu’au cours de la panne, la centrale Clergue de la GLPL a subi un bref arrêt qui a débuté à 15 h 11 le 14 août 2003. Les unités 1, 2 et 3 ont été remises en service à 20 h 29, à 23 h 41 et à 23 h 19 respectivement. L’ESEC et la centrale du gouvernement américain (USGP) n’ont pas été touchées par les défaillances et ont continué de fonctionner normalement. La GLPL a fonctionné à pleine capacité pendant le reste du mois d’août et a respecté son attribution. Par conséquent, aucun écart mensuel n’a été occasionné. La GLPL a réagi rapidement et est resté en contact avec le secrétaire canadien suite à l’incident. Parcs Canada et la GLPL travaillent à la mise au point d’une alarme sonore automatisée qui préviendrait le maître-éclusier canadien des arrêts de la centrale dans l’avenir afin de ne pas endommager les écluses. De telles interruptions peuvent en effet provoquer de fortes poussées de l’eau qui pénètre dans le canal d’amont et entraîner un déversement au-dessus des vannes et de la paroi d’amont ainsi qu’une chute rapide des niveaux aux vannes d’aval. On tiendra le Conseil informé de la prise de ces mesures d’atténuation.

    M. Sawruk ajoute que la fermeture des portes de l’écluse du canal d’amenée d’eau à l’ESEC prend douze minutes; il n’y aurait donc pas de fortes poussées d’eau si un arrêt complet de la centrale survenait.

5. Opérations de production de pointe

M. Woodruff fournit au Conseil les renseignements généraux et les données qui suivent sur les opérations de production de pointe.

  • Le Conseil a présenté un rapport de suivi le 13 décembre 2002 et a recommandé à la Commission de prolonger d’une année l’autorisation de mener des opérations de production de pointe de manière à englober l’hiver 2003-2004.
  • Les représentants chargés de la régularisation continueront de rassembler des données et de mettre au point un modèle des débits pour la rivière Ste. Marys. L’U.S. Army Corps of Engineers (USACE) s’est engagé à parachever le modèle cette année.
  • Dans un avis publié le 23 janvier 2003, la CMI a demandé au public de formuler des commentaires sur la prolongation possible des opérations de production de pointe dans la rivière St. Marys jusqu’au 20 mars 2004. La GLPL et l’ESEC ont été les seules sociétés à réagir à cette proposition dans un document commun en date du 13 février 2003. Ces services d’électricité ont demandé une prolongation de plusieurs années et l’élimination des restrictions imposées aux opérations de pointe, puisqu’une série de restrictions imposées en 2002 n’ont présenté aucun avantage pour le secteur de la marine marchande.
  • En mars, M. Sawruk a demandé au Conseil de passer en revue les conditions de façon hebdomadaire ou bimensuelle plutôt que mensuelle. Le Conseil a convenu d’analyser les conditions et les niveaux projetés et de revoir sa décision concernant la restriction des opérations de production de pointe au milieu du mois. Les représentants chargés de la régularisation vont continuer d’utiliser les directives en vigueur comme outil de décision pour évaluer les impacts de ces opérations sur les niveaux d’eau à l’emplacement des jauges américaines.
  • Le 17 mars 2003, la CMI a autorisé de nouveau les opérations de production de pointe jusqu’au 20 mars 2004 et a demandé au Conseil de présenter un rapport écrit pour le 23 janvier 2004.
  • Les opérations de production de pointe ont été limitées pendant des parties d’avril, de mai et de juin et pendant tous les mois de juillet et de septembre 2003.
  • Les rapports des gardes-côtes américains révèlent qu’un seul navire a jeté l’ancre cette année par suite du bas niveau de l’eau et que deux navires seulement ont subi des retards importants en 2002.

Le Conseil décide qu’il faut obtenir un énoncé de principes du secteur de la marine marchande pour la fin de l’année. M. Sawruk constate que seules les grandes fédérations océaniques ont exprimé leur intérêt et demande que le rapport final renferme une forme ou une autre d’analyse économique permettant de peser le pour et le contre de la production de pointe.

6. Ouvrages compensateurs – Réparations et entretien

M. Thieme rappelle que les joints d’étanchéité des pièces d’appui des ouvrages compensateurs aux États-Unis ont été remplacés entre août et octobre 2002. Cela a permis de réduire considérablement les fuites sous ces vannes. Les représentants chargés de la régularisation ont constaté, pendant une visite des lieux en juin 2003, que le débit n’était pas uniforme à la vanne 10. Une inspection ultérieure a permis de constater qu’un gros billot bloquait une partie de la vanne et celui-ci a été rapidement enlevé.

Les joints des vannes latérales n’ont pas été remplacés à ce moment en raison des coûts jugés prohibitifs puisque l’assèchement sera nécessaire. On ne prévoit pas effectuer d’autres grands travaux d’ici la fin de l’inspection complète de 2005, qui comprendra des inspections au–dessus et au-dessous de la ligne d’eau ainsi qu’un examen exhaustif de l’ouvrage.

7. Centrale du gouvernement américain – Automatisation du matériel

M. Thieme remarque que toutes les unités avaient été remises en service en juin, sauf l’unité 10, qui devrait l’être d’ici la fin de septembre. La société Acres International devrait apporter les dernières modifications et terminer la mise à l’essai à la fin de septembre ou au début d’octobre. À l’heure actuelle, on effectue uniquement la surveillance à partir de Barkley (Kentucky) et on n’a pas encore exploité la centrale à distance à partir de là-bas.

Les mesures de vérification du débit qui doivent être prises par les services consultatifs du Conseil devront peut-être attendre le printemps 2004, si le temps ne le permet pas à la fin de cet automne.

8. Mesures du débit

M. Thieme annonce qu’on a pris des mesures du débit du 12 au 14 octobre août 2003 dans le canal usinier de l’ESEC afin de vérifier la précision de la méthode de calcul du débit adoptée par l’ESEC à l’été 2001. On n’a pas encore fait l’analyse des données, mais celle-ci pourrait être terminée à la fin de l’année. Si on le juge approprié, les tests seront effectués tous les cinq ans dans l’avenir.

Les mesures du débit visant à vérifier ou à actualiser les relations hauteur-débit à l’emplacement des ouvrages compensateurs qui étaient prévues pour 2003 ont été reportés à plus tard. On réaffirme qu’elles devraient être prises durant la dernière semaine de juillet ou les deux premières semaines d’août afin de réduire les répercussions possibles sur la pêche.

Le calendrier de la saison suivante sera établi à la prochaine réunion du Conseil en mars 2004.

9. Communications avec le public

  1. Réunion publique du 24 juin 2003 à Sault Ste. Marie (Ontario) et plan pour 2004

    Le Conseil a tenu sa réunion annuelle de 2003 à Sault Ste. Marie (Ontario) dans la soirée du 24 juin. On convient que l’évaluation initiale de la réunion est positive. Le public a posé des questions au Conseil et aux services consultatifs et a semblé satisfait des réponses données.

    On fait remarquer qu’en ce qui a trait aux seules réunions annuelles, il peut souvent s’écouler cinq ans ou plus entre les visites du Conseil à une région du bassin. Les membres du Conseil discute de la possibilité de faire des téléconférences (ou des vidéoconférences) entre plusieurs villes, comme le Conseil de contrôle international du fleuve Saint-Laurent en fait tous les six mois. Le Conseil demande aux secrétaires d’examiner la faisabilité de tenir une téléconférence en mars 2004 et suggère des endroits possibles pendant la période des rencontres avec la CMI qui se dérouleront à Ottawa en octobre 2003.

  2. Information sur les niveaux et les débits d’eau à l’intention du public

    Le Conseil continue de publier des communiqués de presse mensuels sur la régularisation du lac Supérieur, les niveaux et les modifications au calibrage des vannes des ouvrages compensateurs. Le Conseil conserve également sa page d’accueil sur Internet qui offre des hyperliens aux pages d’accueil de la CMI et d’autres organismes canadiens et américains. De juin à août 2003, le site a été visité en moyenne 116 fois par mois.

    M. Moin signale que le Service hydrographique du Canada (SHC) ne fera plus parvenir par la poste le bulletin Great Lakes Water Levels aux abonnés, qui sera dorénavant disponible sur le site Web. À l’heure actuelle, environ 2 000 exemplaires en anglais et 600 exemplaires en français du bulletin sont expédiés par la poste. Le SHC envisage de charger un organisme externe de ces envois postaux, mais cela sera probablement impossible pour des raisons de recouvrement des coûts. Le Conseil estime que la production d’un communiqué mensuel s’adressant au public / aux médias et offert par abonnement vaut la peine d’être examinée. Un mécanisme de recouvrement des coûts pourrait, au besoin, soutenir ce produit qui serait un précieux outil éducatif. On décide de discuter plus amplement de telles stratégies de communication à une prochaine réunion.

10. Examen du rapport semestriel

Le Conseil examine la version préliminaire de son rapport semestriel et y apporte quelques modifications. Le Conseil décide que le rapport devrait davantage s’éloigner davantage de la forme standard pour prendre une forme plus narrative. Les répercussions des décisions seront décrites plus clairement et un sommaire sera ajouté. Les conseillers techniques de la CMI rédigent des documents d’information d’une page à l’intention des commissaires avant les rencontres semestrielles et les sommaires pourraient leur être fort utiles.

M. Caldwell se chargera d’intégrer les modifications, de mettre à jour les données et de distribuer des exemplaires du rapport à la CMI avant sa diffusion.

11. Autres questions

  1. Dragage

    M. Thieme fait le point sur les travaux de dragage dans un tronçon de 150 mètres (500 pieds) des hauts-fonds Vidal, dans la rivière St. Marys. Les travaux ont débuté en juin 2001, par suite de l’approbation du Département d’État américain et de la coordination avec le ministère des Affaires étrangères et du Commerce international du Canada. Ils consistent à creuser et à élargir les chenaux actuels dans le cours supérieur de la rivière St. Marys entre Pointe Louise Turn et South Canal jusqu’aux écluses, en amont de Sault Ste. Marie. Le dragage d’une portion de 90 mètres (300 pieds) du chenal nord a été retardé en raison des demandes de paiement de l’entrepreneur, qui sont encore contestées. Le dragage de cette section devrait être terminé à la fin de l’automne de cette année.

    On informe également le Conseil d’un projet de dragage dans le cours inférieur de la rivière St. Marys, à partir de l’approche sud des écluses Soo jusqu’à l’extrémité nord de la passe Rock Cut, sur la côte ouest de l’île Neebish. Le Département d’État américain et le ministère des Affaires étrangères et du Commerce international du Canada indiquent qu’ils ne s’opposent aucunement à la réalisation du projet, à condition qu’il n’y ait aucun impact transfrontalier sur les débits et les niveaux d’eau.

    Le processus américain d’évaluation environnementale s’est achevé par la production d’un rapport faisant état de l’absence de répercussions importantes (Finding of No Significant Impact) le 30 septembre 2002. L’appel de propositions relatif aux travaux de dragage a été publié le 28 janvier 2003, et le contrat a été attribué le 26 février 2003. Les travaux ont débuté en juillet et doivent se terminer au début de l’automne.

    Le Conseil avait été informé des préoccupations d’Environnement Canada quant aux impacts possibles du dragage sur les niveaux d’eau et les débits transfrontaliers dans le secteur de l’île Sugar. L’USACE a mis au point au modèle bidimensionnel de la rivière, et l’analyse des résultats issus du modèle en juillet n’a révélé aucun impact significatif. Environnement Canada a examiné ces résultats et il est d’accord avec les conclusions. Le changement maximal constaté a été de 2 mm et la modification du débit a été de 0,15 % vers le chenal nord.

  2. Plan d’étude sur les Grands Lacs supérieurs

    En janvier 2002, le Conseil a remis un rapport sur le Plan d’étude sur les Grands Lacs supérieurs à la CMI, qui l’a transmis aux gouvernements. Les fonds n’ont pas encore été alloués. Le Conseil discute de l’étude et on se demande encore s’il y aura suffisamment de personnel technique du côté canadien pour mener une nouvelle étude, étant donné l’Étude internationale sur le lac Ontario et le fleuve Saint-Laurent et l’Examen de la navigation dans les Grands Lacs et le Saint-Laurent. Pour l’heure, il ne semble pas que l’étude débutera dans un avenir proche.

  3. Renseignements sur le remplacement des écluses aux États-Unis

    En 1986, le Congrès américain a autorisé la construction d’une nouvelle écluse de la taille de l’écluse Poe afin de faciliter les échanges commerciaux par voie maritime. L’USACE examine la justification économique du remplacement de deux écluses devenues obsolètes (Davis et Sabin) par une nouvelle écluse. On réécrit maintenant un rapport de réévaluation restreinte (Limited Reevaluation Report), notamment une analyse économique / des coûts, qui sera présenté à l’administration centrale de l’USACE (HQUSACE) d’ici 2003. La conception de l’écluse pourrait débuter dès que les fonds seront disponibles. Les travaux devraient durer six ans à partir du début de la construction.

  4. Examen de la navigation dans les Grands Lacs et le Saint-Laurent

    En 1999, le Congrès américain a autorisé l’USACE à mener une étude de faisabilité de l’amélioration de la navigation commerciale dans tout le système. Le rapport d’une étude préliminaire a été présenté le 27 juin 2002. Au nombre des améliorations envisagées, on compte la possibilité de creuser davantage les chenaux de communication, la voie maritime du Saint-Laurent et certains ports et de reconstruire les écluses. Les résultats indiquent que la fiabilité et le caractère adéquat du système actuel posent des problèmes, mais offrent aussi des possibilités. Même si l’étude préliminaire a été approuvée par l’administration centrale de l’USACE le 13 février 2003, l’USACE devait présenter un rapport additionnel, notamment une analyse environnementale, économique et technique plus poussée. La rédaction de ce rapport prendra deux ou trois ans. Le public sera invité à lire le rapport et à formuler ses commentaires avant le début d’une étude de faisabilité.

    L’USACE a eu des discussions préliminaires avec le Canada quant au partenariat en vue d’une étude éventuelle de faisabilité. Transports Canada évalue actuellement plusieurs stratégies visant à déterminer les exigences futures en matière d’infrastructure.

  5. Inspection des câbles sous-marins

    M. Caldwell fait savoir que l’arrêt prévu de la centrale Clergue en vue de l’inspection des câbles sous-marins de transport de l’électricité dans le lac Supérieur le 30 août s’est bien fait et que le courant dans la centrale Clergue plant a été rétabli plus tôt que prévu. La plongée n’a révélé aucun problème, et on présentera une demande au Conseil en 2004 afin qu’il facilite de nouveau l’inspection annuelle l’an prochain.

12. Prochaine réunion et rencontre avec la CMI

Le Conseil prévoit se réunir de façon informelle à Ottawa le 21 octobre, jour de la rencontre avec la CMI, afin d’examiner davantage la proposition de téléconférences entre plusieurs villes. La réunion du printemps devrait se tenir dans la période du 23 au 25 mars, mais l’endroit reste à déterminer.

La réunion est levée à 17 h.

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