SOMMAIRE

L'Accord relatif à la qualité de l'eau dans les Grands Lacs engage les États-Unis et le Canada "à rétablir et conserver l'intégrité chimique, physique et biologique des eaux de l'écosystème du bassin des Grands Lacs". Le chemin parcouru par la société des Grands Lacs depuis la signature du premier accord, il y a 26 ans, a été rempli de réussites et d'indications concrètes que les lacs sont en voie de rétablissement. Il reflète manifestement l'intérêt du public pour la santé et le bien de l'environnement aussi bien que le courage et la volonté des gouvernements de prendre des mesures concernant les problèmes environnementaux des Grands Lacs.

En dépit d'efforts considérables et concrets, la société n'a pas fait assez de chemin. Le voyage n'est pas complété et nous devons maintenir nos efforts pour restaurer et protéger les Grands Lacs. Le défi est de savoir comment progresser. Comment atteindre le but à partir d'ici? Les conseils contenus dans le présent rapport constituent un guide pour aider justement à cette réalisation.

Depuis le Cinquième Rapport Biennal en 1990, la nécessité d'aborder le problème des substances toxiques rémanentes a été un centre d'intérêt majeur pour la Commission. Elle a également reconnu l'impact de plusieurs autres facteurs de stress, notamment les modes d'utilisation des terres, l'intensification du développement du littoral, l'altération de l'habitat, la contamination biologique et celle due aux éléments nutritifs. Tout doit encore être pris en considération, alors que la société s'efforce de passer de la situation actuelle à l'environnement propre et sain dans lequel nous souhaitons tous vivre. Cependant, le problème des substances toxiques rémanentes n'a pas été résolu et la Commission insiste à nouveau sur l'importance de réaliser l'élimination virtuelle.

Le Neuvième Rapport Biennal comprend 19 recommandations qui, lorsque mises en place, permettront à la Commission de mesurer l'atteinte de l'objectif de l'Accord et aideront la société à progresser. Une recherche engagée, une surveillance et un suivi ainsi que l'élaboration et l'application de modélisations de l'écosystème sont des éléments essentiels permettant de définir et de mesurer le progrès. Des efforts ciblés sur les dioxines, les furannes, le mercure et les biphéniles polychlorés en sont le point de départ. La pollution atmosphérique, les sédiments contaminés et les pratiques agricoles doivent être abordés à l'aide de plans de travail détaillés, d'échéanciers et de points de repère vers l'atteinte de buts précis. La restauration des secteurs préoccupants exige un engagement renouvelé et l'allocation de ressources pour venir à bout d'entraves particulières à l'avancement.

Le progrès nécessite un fort leadership gouvernemental, associé à une conscience attentive du public et un soutien pour les questions environnementales, ainsi que des programmes mis en place pour les aborder. La communication, la participation du public et des partenariats productifs en sont la clé. Notre compréhension du concept de gouvernance continue à évoluer; de même doivent évoluer les structures institutionnelles et la façon de penser de la société. La transition vers une société plus propre dans un environnement plus sain comporte des coûts et des risques et impliquera un processus ordonné le long d'une trajectoire vers un développement durable. Le présent rapport reconnaît que tous les intervenants dans le bassin des Grands Lacs ont des rôles et des responsabilités pour assurer que la restauration et la protection des Grands Lacs se réalisent.

"Le gouvernement... fait rapport sur certaines choses que nous accomplissons, mais en réalité, il faudra que tout le monde travaille ensemble; ces problèmes ne deviennent pas plus faciles, ils deviennent de plus en plus ardus... si nous travaillons tous ensemble, nous pouvons faire avancer les choses, nous pouvons compléter le travail et nous devons le faire pour nos enfants."

Robert Perciasepe
administrateur adjoint pour l'eau, U.S. Environmental Protection Agency