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Répercussions du développement urbain sur la qualité de l'eau
Parmi les principales sources de pollution des eaux provenant des milieux urbains, on compte :
- les effluents traités rejetés par les stations de traitement des eaux usées et les effluents non traités qui contournent les stations de traitement;
- le ruissellement des eaux pluviales d’orage traitées et non traitées;
- les déversoirs d’orage transportant un mélange d’eaux usées non traitées et d’eaux pluviales d’orage;
- les émissions atmosphériques occasionnelles ou accidentelles et les sources mobiles;
- les rejets d’eaux souterraines dans les eaux réceptrices environnantes.
Les investissements de plusieurs milliards de dollars dans le contrôle des eaux usées et des déversoirs
d’orage ont considérablement réduit les plus importants problèmes de pollution au cours des années 70 à 90.
La plupart des bassins hydrographiques urbains et suburbains, y compris les secteurs près des rivages des
grandes villes des Grands Lacs (Figure 1), sont toutefois encore impropres à la baignade, ne contiennent pas
de poissons parfaitement sûrs pour la consommation ou ne permettent pas la survie de communautés biologiques
diversifiées.1. L’augmentation des surfaces
imperméables que sont les routes, les toits et les terrains de stationnement, signifie que les polluants se mélangent
aux eaux de surface par le ruissellement sans avoir été traitées, phénomène qui a des répercussions importantes
sur l’ensemble du bassin. Par exemple, de récentes estimations effectuées par le Canada indiquent que les rejets
importants associés aux eaux pluviales d’orage dans les Grands Lacs totalisent annuellement plus de 90,000 tonnes/année
(~ 100,000 tons/année) de sédiments, de pétrole, de graisse, de métaux et d’autres contaminants
2.
L’expansion des grandes agglomérations urbaines du bassin des Grands Lacs peut être attribuée à différents facteurs :
la croissance de la population; les préférences en matière d’utilisation des terres (par exemple, le fait de préférer les nouveaux
sites suburbains aux friches industrielles des agglomérations urbaines); la tendance selon laquelle moins de personnes vivent sous
le même toit, ce qui nécessite des habitations supplémentaires; et, finalement, les importants établissements commerciaux et de
vente au détail des zones suburbaines comprenant de vastes surfaces imperméables pour le stationnement et les accès aux
autoroutes. À moins que ces tendances ne soient prévues et gérées efficacement, le maintien de l’expansion des grandes
agglomérations urbaines du bassin des Grands Lacs aura des conséquences graves sur la qualité de l’eau des Grands Lacs.
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