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Introduction
Intégrité chimique : l’exemple du mercure
L’intégrité chimique des Grands Lacs est dynamique. Les eaux des Grands Lacs changent continuellement par l’ajout,
l’interaction et la perte de substances tant naturelles qu’artificielles. Les processus géophysiques naturels modifient la répartition
de ces substances dans l’espace et dans le temps dans le système des Grands Lacs. Si nous possédons de nombreuses données
à ce sujet, il reste tout de même beaucoup d’incertitude quant à l’intégrité chimique des Grands Lacs et aux répercussions de
différents produits chimiques et combinaisons de produits chimiques sur la population humaine du bassin et sur les autres habitants.
Le mercure, un métal toxique rémanent et bioaccumulatif, fournit un excellent exemple des enjeux soulevés
par la compréhension des répercussions de l’intégrité chimique des Grands Lacs. Le mercure est commun à l’état
naturel dans sa forme concentrée, le cinabre, un minerai, ainsi qu’en petite quantité dans les combustibles fossiles
comme le charbon. Les êtres humains utilisent le mercure depuis plus de 3000 ans dans les domaines médical et industriel
1
En 1985, le Conseil de la qualité de l’eau des Grands Lacs de la Commission a identifié le mercure comme l’une des
douze substances toxiques les plus dangereuses visées par l’élimination virtuelle prévue par l’Accord relatif à la
qualité de l’eau dans les Grands Lacs. Les gouvernements ont ajouté cette liste à l’Accord de 1987 à l’Annexe 12 -
Substances toxiques rémanentes. Conformément à cette annexe, les États-Unis et le Canada ont élaboré une
stratégie binationale visant l’élimination de douze substances toxiques
2 dont le mercure,
stratégie qui assure un cadre à la réalisation de mesures précises au cours de la période de 1997-2006
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