Conclusions
Le mercure fournit une étude de cas dans le domaine de l’intégrité chimique.
On connaît bien les effets toxiques des fortes doses de mercure, et on commence
à rassembler un ensemble de connaissances quant à ses effets à faible dose. À des
niveaux d’accumulation assez élevés de composés de méthylmercure, des effets toxiques
apparaissent, notamment la neurotoxicité (lésions des tissus nerveux et cérébraux)
et la néphrotoxicité (lésions rénales).
La Commission reconnaît que les deux gouvernements étudient actuellement des
propositions quant à la réduction des émissions de mercure. Elle les encourage à adopter
et à mettre en œuvre des initiatives qui réduiront davantage les rejets de mercure dans
l’environnement, notamment les émissions atmosphériques.
Les effets des émissions de mercure survenues dans le passé, associées aux émissions
actuelles, resteront un enjeu pour les décennies à venir. Il faut plus efficacement faire connaître
les risques qui y sont associés. Même si les deux gouvernements ont préparé et diffusé des avis sur
le poisson, il reste difficile de rejoindre les personnes les plus à risque et de modifier les comportements
de manière à réduire les risques.
Il reste des lacunes importantes dans les connaissances en ce qui a trait au processus par lequel le
mercure passe de sa source à un plan d’eau, puis aux poissons, aux animaux et aux humains, et en ce
qui concerne les effets des faibles doses de mercure sur la santé humaine. Les scientifiques continuent
d’étudier des liens possibles et d’approfondir les connaissances. En plus des études générales sur le sujet,
il faut procéder à des études axées sur le dépôt de mercure et ses effets sur les Grands Lacs.
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