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Intégrité biologique

Introduction

Espèces exotiques envahissantes : composer avec l'incertitude de la pollution d'origine biologique dans les Grands Lacs

Définir une approche régionale : les améliorations possibles

Mettre en œuvre une norme de protection biologique pour les Grands Lacs

Exiger l'homologation de la technologie pour établir la norme

Exiger l'amélioration des pratiques de gestion sur l'absence d'eaux de ballast à bord

Promouvoir une coopération régionale continue

Élaborer des mesures assurant la conformité

Requérir l'assistance de la Commission mixte internationale

Recommandations

Contamination microbienne

Origines des agents pathogènes

Détecter les agents pathogènes et évaluer les risques

Faiblesses de la détection des agents pathogènes

Nouveaux agents pathogènes

Tragédie de Walkerton : Leçon pour les Grands Lacs?

Croissance de la population et modernisation des infrastructures hydrauliques

Conclusions

Recommandation

Figures

 

Espèces exotiques envahissantes

Exiger l'amélioration des pratiques de gestion sur l'absence d'eaux de ballast à bord

Environ 70 % des navires qui entrent dans les Grands Lacs ne contiennent pas d’eaux de ballast 7 et ont préalablement été exemptés des exigences réglementaires. Toutefois, les citernes de ballast de tous les navires contiennent des eaux et des sédiments résiduels et ne sont donc jamais complètement « vides ». Sous un certain niveau, il devient impossible de pomper l’eau et les sédiments des citernes de ballast, ce qui laisse des résidus pouvant héberger des œufs et des spores d’espèces envahissantes.8 On devrait exiger des navires entrant dans les lacs et déclarant ne pas contenir d’eaux de ballast de prouver qu’ils se conforment aux pratiques de gestion des eaux de ballast visant précisément à réduire l’accumulation de sédiments pouvant héberger des organismes. Ces pratiques ont été conçues pour réduire les risques d’introduction d’espèces exotiques envahissantes par les eaux de ballast et les sédiments résiduels.

La Commission encourage les États-Unis et le Canada à prendre des mesures contre la menace que constituent les navires déclarant ne pas contenir d’eaux de ballast grâce à de nouvelles exigences s’appliquant à tous les navires pouvant transporter des eaux de ballast. La Commission est d’avis que cette démarche contribuera à résoudre le problème de l’introduction d’espèces envahissantes par les eaux et les sédiments résiduels contenus dans les citernes de ballast supposément « vides ». En vertu de cette réglementation, on devrait exiger que tous les navires entrant dans les Grands Lacs et contenant des eaux et des sédiments résiduels dans leurs citernes « vides » appliquent des pratiques améliorées de gestion des eaux de ballast. Ces pratiques viseraient à réduire la quantité de sédiments dans les citernes de manière à rendre ce milieu le moins accueillant possible pour les organismes et donc, vraisemblablement, réduire leurs chances de survie. Mais comme il n’a pas encore été démontré que les techniques existantes comme le « rinçage et vidange » (en anglais, « swish and spit ») sont efficaces ou pratiques pour tous les types de navire, il faut poursuivre la recherche afin de trouver de nouvelles techniques permettant de réduire les risques d’introduction d’espèces exotiques envahissantes par les citernes contenant des eaux et des sédiments résiduels.

La Commission conseille aux gouvernements de fournir du financement supplémentaire destiné à la recherche afin :

  • d’affecter des plates-formes d’essai en vue de tester en grandeur réelle des technologies de traitement des eaux de ballast dans les Grands Lacs;
  • d’élaborer et d’adopter des technologies de rechange en vue de dépasser les normes en matière de rejet des eaux de ballast proposées dans la Convention;
  • de valider l’efficacité du rejet et du traitement des eaux de ballast dans l’écosystème des Grands Lacs;
  • d’élaborer des outils et des procédures d’analyse en vue de détecter les nouvelles espèces envahissantes posant un risque élevé ainsi que des techniques comme les empreintes génétiques 9qui pourraient être utilisées pour identifier le point d’origine de ces espèces.