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Intégrité biologique

Introduction

Espèces exotiques envahissantes : composer avec l'incertitude de la pollution d'origine biologique dans les Grands Lacs

Définir une approche régionale : les améliorations possibles

Mettre en œuvre une norme de protection biologique pour les Grands Lacs

Exiger l'homologation de la technologie pour établir la norme

Exiger l'amélioration des pratiques de gestion sur l'absence d'eaux de ballast à bord

Promouvoir une coopération régionale continue

Élaborer des mesures assurant la conformité

Requérir l'assistance de la Commission mixte internationale

Recommandations

Contamination microbienne

Origines des agents pathogènes

Détecter les agents pathogènes et évaluer les risques

Faiblesses de la détection des agents pathogènes

Nouveaux agents pathogènes

Tragédie de Walkerton : Leçon pour les Grands Lacs?

Croissance de la population et modernisation des infrastructures hydrauliques

Conclusions

Recommandation

Figures

 

Espèces exotiques envahissantes

Promouvoir une coopération régionale continue

Les organismes canadiens et américains coopèrent depuis longtemps en ce qui concerne les Grands Lacs. Le Plan d’urgence bilatéral Canada-États-Unis en cas de pollution des eaux assure un excellent cadre d’intervention binationale en cas de déversement de pétrole ou de produits chimiques dangereux. Toutefois, la coordination des efforts nécessaires pour traiter la question des espèces aquatiques exotiques envahissantes constitue un défi de taille en raison de la vaste portée de cette question et de sa grande complexité sur le plan institutionnel.

L’intervention des gouvernements en ce qui a trait aux espèces aquatiques exotiques envahissantes est compliquée par différents facteurs comme le caractère international du transport maritime, auquel se combinent la participation de nombreux organismes fédéraux, provinciaux et des États responsables de la faune aquatique et terrestre, des transports, de l’agriculture, de la lutte antiparasitaire, de la foresterie, de l’alimentation et de la santé publique. Ces organismes ont tous des missions et des compétences ayant trait à l’un ou l’autre des aspects du problème des espèces envahissantes. De plus, plusieurs organisations tribales et non gouvernementales réagissent à cette menace.

Il n’est pas surprenant que ces organismes responsables agissent souvent d’une manière désordonnée qui mène à un dédoublement des efforts et à une utilisation inefficace de ressources limitées. Des groupes régionaux de spécialistes, comme le Great Lakes Panel on Aquatic Nuisance Species, créé par le United States Aquatic Nuisance Species Task Force et le National Invasive Species Council, ont été formés en vue d’encourager la coopération entre les organismes régionaux afin de trouver des solutions à ce problème. Toutefois, le Commissaire à l’environnement et au développement durable du Canada et le General Accounting Office des États-Unis ont critiqué, dans leurs récents rapports, le manque de coordination régionale en ce qui a trait à la réaction à la menace des espèces envahissantes. 10

Le 18 mai 2004, le Président Bush a créé, par la signature d’un décret, le U.S. Interagency Task Force visant à améliorer la coordination régionale interagences aux États-Unis en ce qui a trait à tous les problèmes touchant les Grands Lacs. Cette mesure a été accueillie par l’honorable David Anderson, ministre de l’Environnement du Canada, lors d’une déclaration, diffusée le 19 mai 2004, dans laquelle il reconnaissait le long historique de coopération entre le Canada et les États-Unis à l’appui de l’Accord relatif à la qualité de l’eau dans les Grands Lacs ainsi que l’intention du Canada de collaborer avec ce nouveau groupe de travail. Les deux pays devraient poursuivre cette initiative et, dans le cadre de ces efforts, harmoniser leurs plans de prévention nationaux en matière d’espèces envahissantes et améliorer les mesures préventives, en particulier les procédures concernant les eaux et les sédiments résiduels dans les citernes de ballast. Ces démarches devraient mener à la mise en œuvre d’une entente régionale de coopération incluant une norme binationale unique de protection de l’environnement quant au rejet des eaux de ballast pour l’ensemble de la région des Grands Lacs, comme le prévoit l’article 13 de la Convention internationale sur le contrôle et la gestion des eaux de ballast et sédiments des navires de l’Organisation maritime internationale.

Les caractéristiques opérationnelles pouvant avoir des répercussions sur une solution régionale sont les paramètres économiques régionaux, le contrôle de la circulation maritime, l’identification automatisée des navires ainsi que la réglementation des autorités de la voie maritime. Ainsi, les gouvernements et les organismes touchés devraient objectivement prendre en considération une panoplie de mesures visant à éliminer la menace que constituent les envahisseurs des eaux douces. Ces mesures comprennent :

  • des technologies de traitement à bord des navires;
  • des technologies utilisées sur les rives;
  • des installations de transfert de cargaison combinées à un accès restreint pour les navires étrangers provenant de ports contenant un biote pouvant constituer une menace pour l’écosystème aquatique des Grands Lacs.

Chacune des options doit être examinée objectivement d’un point de vue économique et environnemental en vue d’élaborer un programme de prévention réaliste qui répond le mieux possible aux besoins de la région des Grands Lacs.