Organismes pathogènes
Contamination microbienne
La Commission reste préoccupée par la pollution microbienne dans l’écosystème du bassin des Grands Lacs.
Si des problèmes graves ne surviennent pas fréquemment, deux éclosions assez récentes de maladies hydriques
au Wisconsin et en Ontario ont mis en évidence qu’un potentiel réel de tragédie continue d’exister si l’eau potable
n’est pas traitée adéquatement ou si elle est menacée par des charges importantes de pollution. En 1993, une
défaillance manifeste du traitement des eaux à Milwaukee au Wisconsin a provoqué environ 400 000 cas de maladies
diarrhéiques et environ 100 décès, la plupart causés par le parasite Cryptosporidium. Moins d’une décennie
plus tard (en 2000), dans la ville de Walkerton en Ontario (située à moins de 40 kilomètres du lac Huron), plus de
2 300 personnes ont été malades et sept sont décédées après que de fortes pluies ont contaminé un puits municipal
d’eau potable et que les processus de traitement des eaux ont fait défaut, entraînant une éclosion des bactéries
Escherichia coli (E. coli.) 0157 et Campylobacter jejuni.
Les éclosions de maladies infectieuses microbiennes montrent la fragilité des barrières conçues pour protéger la
santé publique. Selon les recherches, ces éclosions pourraient ne représenter qu’une fraction du nombre de maladies
gastro-intestinales causées par la pollution microbienne chaque année.
15 Les Centers for Disease Control américains
signalent de plus en plus de cas de maladies hydriques infectieuses aux ÉtatsUnis, et on estime que de 6 à 40 % de l’ensemble
des cas de toutes les maladies gastro-intestinales du pays pourraient être d’origine hydrique.
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Des rapports semblables pour le Canada montrent qu’entre 1974 et 1996, dernière année pour laquelle des données ont été
recueillies, plus de 200 éclosions de maladies infectieuses signalées étaient associées à l’eau potable.
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