Organismes pathogènes
Faiblesses de la détection des agents pathogènes
Les parasites et les virus peuvent être détectés dans la plupart des effluents de traitement secondaire, et une seule station de traitement des eaux
usées peut introduire un grand nombre d’agents pathogènes dans un plan d’eau.30
TIls peuvent vivre dans l’environnement pour de longues périodes, et les bactéries indicatrices de contamination fécale ne fournissent pas de renseignements adéquats
sur leur survie et leur inactivation au cours du processus de traitement des eaux usées.31
Les organismes de réglementation ont besoin de données supplémentaires pour élaborer des modèles qui permettent d’estimer le risque pour les humains et les animaux
sauvages exposés à des agents pathogènes microbiens présents sur les plages, dans les eaux de baignade et dans les eaux entrant dans les stations de traitement.
Les responsables locaux des eaux et les citoyens ne surveillent habituellement pas la contamination microbienne des puits, ce qui laisse un grand nombre de personnes
vulnérables tant à la contamination chimique qu’à la contamination microbienne.32
Dans le Rapport de la Commission d’enquête sur Walkerton (2002), l’honorable juge O’Connor recommandait que l’Agence Ontarienne des Eaux et les municipalités
renseignent et informent mieux les citoyens utilisant des puits privés sur les contaminants auxquels ils peuvent être exposés.
33 Les paliers supérieurs de gouvernement pourraient fournir des ressources
supplémentaires aux autorités locales en matière de santé afin que la sécurité des sources d’eau privées soit évaluée.
Même quand une maladie hydrique survient, il peut être difficile de la détecter. Ainsi, les cas de maladies causées par des agents pathogènes présents
dans l’eau sont probablement sous-déclarés aux autorités de la santé publique.34
La plupart des personnes touchées par une maladie gastro-intestinale causée par un agent pathogène présent dans l’eau souffriront de symptômes ressemblant
à ceux de la grippe plusieurs jours après y avoir été exposées, se doutant rarement que de l’eau contaminée est en cause et assumant souvent qu’il s’agit d’un
empoissonnement alimentaire. Ainsi, les éclosions de maladies ne sont pas détectées de manière constante et sont rarement identifiées adéquatement par les cliniciens.
Les autorités de santé publique sous-estiment donc le nombre total de cas de maladies causées par le contact avec de l’eau contaminée ou par sa consommation.
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En conséquence, on ne peut entièrement connaître l’ampleur du problème que constituent les maladies hydriques infectieuses au Canada et aux États-Unis.
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Il est clair que les organismes de réglementation et les responsables de la santé ont besoin de nouveaux outils pour surveiller et étudier les contaminants
microbiens et leurs effets sur les populations humaines.37
Heureusement, les progrès de la biologie moléculaire permettent maintenant aux chercheurs et aux épidémiologistes de mieux surveiller
les maladies hydriques et d’en identifier la source.
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