Organismes pathogènes
Détecter les agents pathogènes et évaluer les risques
Comme la santé humaine est en jeu, le moment, la fréquence, la rapidité et la conformité du prélèvement d’échantillons et de l’interprétation
des résultats sont primordiaux en vue de décider de fermer une plage ou d’émettre un avis d’ébullition de l’eau potable. Il est impossible de détecter
tous les agents pathogènes en raison de différents facteurs, dont les coûts, l’absence de tests adéquats et la sensibilité de certains tests. Ainsi, les
responsables de la qualité de l’eau utilisent les indicateurs E. coli pour évaluer la probabilité de la présence d’agents anthropopathogènes.
Les recherches récentes montrent qu’au moins une partie des taux apparemment élevés de bactéries E. coli détectées dans les eaux de
surface et les eaux destinées aux loisirs pourraient ne pas être d’origine humaine, mais plutôt provenir d’oiseaux et d’autres animaux.
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Si ces études préliminaires peuvent, dans certains cas, éliminer les origines humaines de la bactérie E. coli, elles ne font pas état de la présence
d’autres agents pathogènes, comme Giardia, Campylobacter ou Cryptosporidium, qui proviennent de déchets animaux et peuvent
entraîner des éclosions de maladies hydriques. Ainsi, les organismes de santé publique doivent avoir à leur disposition des tests permettant de détecter
d’autres agents pathogènes importants afin d’être en mesure de fournir des renseignements adéquats sur la qualité de l’eau des plages. Les autorités doivent
élaborer et utiliser des méthodes d’analyse rapides et sensibles pour détecter les agents pathogènes, méthodes qui permettraient aux collectivités d’éviter des
risques inutiles pour la santé grâce à la diffusion rapide d’avis sur l’eau potable et la baignade.
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