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Intégrité biologique

Introduction

Espèces exotiques envahissantes : composer avec l'incertitude de la pollution d'origine biologique dans les Grands Lacs

Définir une approche régionale : les améliorations possibles

Mettre en œuvre une norme de protection biologique pour les Grands Lacs

Exiger l'homologation de la technologie pour établir la norme

Exiger l'amélioration des pratiques de gestion sur l'absence d'eaux de ballast à bord

Promouvoir une coopération régionale continue

Élaborer des mesures assurant la conformité

Requérir l'assistance de la Commission mixte internationale

Recommandations

Contamination microbienne

Origines des agents pathogènes

Détecter les agents pathogènes et évaluer les risques

Faiblesses de la détection des agents pathogènes

Nouveaux agents pathogènes

Tragédie de Walkerton : Leçon pour les Grands Lacs?

Croissance de la population et modernisation des infrastructures hydrauliques

Conclusions

Recommandation

Figures

 

Organismes pathogènes

Détecter les agents pathogènes et évaluer les risques

Comme la santé humaine est en jeu, le moment, la fréquence, la rapidité et la conformité du prélèvement d’échantillons et de l’interprétation des résultats sont primordiaux en vue de décider de fermer une plage ou d’émettre un avis d’ébullition de l’eau potable. Il est impossible de détecter tous les agents pathogènes en raison de différents facteurs, dont les coûts, l’absence de tests adéquats et la sensibilité de certains tests. Ainsi, les responsables de la qualité de l’eau utilisent les indicateurs E. coli pour évaluer la probabilité de la présence d’agents anthropopathogènes. Les recherches récentes montrent qu’au moins une partie des taux apparemment élevés de bactéries E. coli détectées dans les eaux de surface et les eaux destinées aux loisirs pourraient ne pas être d’origine humaine, mais plutôt provenir d’oiseaux et d’autres animaux. 29 Si ces études préliminaires peuvent, dans certains cas, éliminer les origines humaines de la bactérie E. coli, elles ne font pas état de la présence d’autres agents pathogènes, comme Giardia, Campylobacter ou Cryptosporidium, qui proviennent de déchets animaux et peuvent entraîner des éclosions de maladies hydriques. Ainsi, les organismes de santé publique doivent avoir à leur disposition des tests permettant de détecter d’autres agents pathogènes importants afin d’être en mesure de fournir des renseignements adéquats sur la qualité de l’eau des plages. Les autorités doivent élaborer et utiliser des méthodes d’analyse rapides et sensibles pour détecter les agents pathogènes, méthodes qui permettraient aux collectivités d’éviter des risques inutiles pour la santé grâce à la diffusion rapide d’avis sur l’eau potable et la baignade.