11e Rapport biennal -- Qualité de l'eau des grands lacs


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Autres questions importantes

Introduction

Section 1: Objectifs spécifiques (annexe 1)

Section 2: Participation du public et partage de l’expérience dans les secteurs préoccupants (annexe 2)

Section 3: Phosphore (annexe 3)

Section 4: Dragage (annexe 7)

Section 5: Rejets à partir d’équipements dans l’eau et à terre, y compris l’équipement de forage au large et de forage directionnel (annexe 8)

Section 6: Substances polluantes dangereuses (annexe 10)

Section 7: Substances toxiques persistantes (annexe 12)

Section 8: Substances toxiques aéroportées (annexe 15)

Section 9: Pollution causée par les eaux souterraines contaminées (annexe 16)

Section 10: Recherche-développement (annexe 17)

Section 11: Programme binational du lac Supérieur

Section 12: Énergie nucléaire

Section 13: Substances chimiques non contrôlées

Section 14: Utilisation de l’eau dans le bassin des Grands Lacs et annexe de 2001

 

Section 8 – Substances toxiques aéroportées (annexe 15)

Observation

Les sources de la majeure partie des substances toxiques aéroportées ne sont toujours pas mesurées et, dans certains cas, même pas déterminées. Les deux gouvernements ne peuvent réduire efficacement les dépôts atmosphériques de substances toxiques. Pour résoudre ce problème, il faudra étendre les activités de surveillance au-delà de l’actuel Réseau de mesure des dépôts atmosphériques.

Analyse

Dans deux rapports antérieurs, on a signalé que les inventaires des émissions servant à atteindre les objectifs de l’annexe 15 sont inadéquats. Actuellement, seuls les inventaires de trois des substances toxiques aéroportées sont tout à fait adéquats. (Seuls les inventaires du mercure, des dioxines et du cadmium sont adéquats en ce qui a trait à la modélisation de la relation source-récepteur à l’échelle binationale.) Les inventaires de la plupart des onze polluants critiques sont inadéquats1. Quant à ceux des autres polluants critiques et des substances de niveau II de la Stratégie binationale relative aux toxiques, ils sont inadéquats à largement inexistants. Il faut améliorer les données actuelles sur les sources ponctuelles, notamment les cheminées des usines et des centrales électriques, en assurer la qualité et commencer à analyser d’autres sources, notamment le brûlage des déchets dans des barils, qui peut produire des dioxines. À titre de mesure provisoire, les gouvernements accomplissent des progrès dans la mise en oeuvre de projets de prévention de la pollution visant à réduire les émissions de substances toxiques. Cependant, on pourrait mieux cibler et mesurer les réalisations de tels programmes en améliorant les connaissances sur les principales sources et les voies d’entrée.

Les charges de BPC rejetées dans le lac Michigan à partir de sources non mesurées et souvent inconnues sont de plusieurs ordres de grandeur plus élevées que celles attribuables à des sources ponctuelles réglementées. Alors que, chaque année, des centaines de kilogrammes de BPC sont aéroportés jusqu’au lac, seulement environ 30 kg/an proviennent de sources réglementéesvi. En été, des panaches provenant de Chicago et de Gary contiennent des quantités considérables de substances toxiques persistantes, comme les BPC libérés par des sources diffuses, telles que les parcs d’entreposage de transformateurs, les sites d’enfouissement et les friches industrielles. Ces observations pourraient fort bien s’appliquer à d’autres régions urbaines du bassin des Grands Lacs.

Plusieurs techniques ont permis d’estimer les émissions par quelques-unes de ces sources. Partout dans le bassin des Grands Lacs, il faut commencer à appliquer ces techniques aux polluants critiques afin d’obtenir des renseignements importants sur lesquels s’appuieront des mesures de gestion plus efficaces.

Le Réseau de mesure des dépôts atmosphériques des Grands Lacs est bina- tional et compte cinq stations principales (une pour le bassin de chaque lac) et 14 stations satellites. Il permet aux gouvernements d’établir les concentra- tions de plusieurs substances toxiques persistantes dans l’air. Des analyses dans le lac Michigan montrent que les concentrations et les charges régionales estimées à partir de ces seules données sont peu représentatives des dépôts actuels dans le bassin de ce lac. Par exemple, les concentrations de BPC à la station principale de Sleeping Bear Dunes se sont avérées considérablement moins élevées que celles d’échantillons prélevés à un autre point de la rive est ou à proximité de Chicago. Les variations dans les concentrations mesurées dans tout le bassin étaient très marquées. Des déterminations semblables de ces contaminants et d’autres polluants dans les autres lacs seraient probablement inadéquates. Il est nécessaire de procéder à un échantillonnage à certains autres endroits dans les bassins des lacs, y compris au-dessus de l’eau, et de mettre au point de meilleures méthodes si on veut améliorer l’estimation des dépôts régionaux ainsi qu’à élaborer et appliquer des politiques et des programmes de gestion efficaces.