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Section 7 Substances toxiques persistantes (annexe 12)Observation De nombreux programmes du Canada et des États-Unis, notamment la Stratégie binationale relative aux toxiques des Grands Lacs, les plans dassainissement (PA) et les plans daménagement panlacustre (PAP), ainsi que la législation relative à lassainissement de lair et de leau contribuent à réduire et à éliminer lapport de substances toxiques persistantes (aussi appelées rémanentes) provenant de diverses sources dans les Grands Lacs. Une meilleure coordination de ces programmes est nécessaire pour en arriver à lélimination quasi totale de ces substances. Analyse Les substances toxiques persistantes qui atteignent les Grands Lacs proviennent de sources atmosphériques, terrestres et aquatiques. Dans lannexe 12, les Parties à lAccord relatif à la qualité de leau dans les Grands Lacs et les autorités compétentes des provinces et des États du bassin des Grands Lacs se sont engagées à éliminer presque entièrement les apports de substances toxiques persistantes. Reconnaissant que la question est complexe et que lélimination quasi totale (ou élimination virtuelle) pose de nombreux défis, les Parties ont opté pour subdiviser le dossier en éléments plus faciles à gérer et ont donc ajouté les annexes 13 à 17 à lAccord en 1987. Ces annexes portent sur des sources de contamination précises, telles que les sources de pollution diffuse, les sédiments contaminés, le transport atmosphérique des polluants, les eaux souterraines ainsi que sur des besoins connexes en recherche. Lannexe 2, aussi ajoutée en 1987, favorise une plus grande participation du public pour parvenir à éliminer quasi totalement les substances toxiques persistantes. Les Parties et les autorités compétentes ont entrepris de nombreuses initiatives en appui à ces annexes, notamment celles qui préconisent la prévention de la pollution plutôt que sa réduction et la dépollution. Des progrès considérables ont été réalisés et ont permis daméliorer létat de lécosystème des Grands Lacs. Cependant, après plus de deux décennies, lélimination quasi totale nest pas encore une réalité pour tous les composés, à lexception peut-être des rejets doctachlorostyrène. Le cas des BPC en est un exemple. Malgré que les Parties se sont engagées, il y a un quart de siècle, à en interdire la fabrication et lutilisation et à en éliminer ou détruire les stocks, les BPC sont encore en usage et continuent à pénétrer dans lenvironnement via les sites denfouissement, les parcs dentreposage et le transport atmosphérique à léchelle mondiale. Des progrès sont faits, notamment lélimination dun million de livres de BPC dans le port de Waukegan, mais des sédiments fortement contaminés par les BPC doivent être dépollués, car ils constituent une source de contamination pour lécosystème du bassin des Grands Lacs. La Commission a présenté des évaluations et formulé des conseils sur la façon de parvenir à lélimination quasi totale dans ses précédents rapports biennaux. Elle a recommandé aux Parties délaborer une stratégie exhaustive délimination quasi totale des substances toxiques. Comme suite à cette demande, les Parties ont entériné en 1997 la Stratégie binationale sur les produits toxiques dans les Grands Lacs. De 1999 à 2001, le Groupe de travail sur lavancement des travaux du Conseil de la qualité de leau a évalué la Stratégie binationale relative aux substances toxiques. Selon cette évaluation, les points forts de la Stratégie sont les suivants :
Quant aux points faibles de la Stratégie, ils sont les suivants :
Le fait que la Stratégie soit basée sur le bénévolat constitue tant un avantage quun inconvénient. Dune part, la Stratégie multiplie les occasions pour les intervenants de participer à des activités dépassant les exigences réglementaires. Dautre part, elle nest quune des nombreuses initiatives qui demandent du temps et des ressources, et les programmes réglementaires obligatoires sont souvent prioritaires par rapport aux initiatives bénévoles telles que la Stratégie. La Stratégie binationale relative aux substances toxiques nest pas une stratégie détaillée sur leur quasi-élimination, mais plutôt une des initiatives dun ensemble de programmes qui concernent divers aspects de la question. Même si la Stratégie multiplie les occasions pour les intervenants de participer à des activités bénévoles, son influence sur dautres programmes est vague. De plus, elle semble sapproprier des réalisations antérieures à sa création. Le rôle de la Stratégie est flou en ce qui concerne le respect des engagements des Parties à lAccord, particulièrement en ce qui a trait au rapport avec les plans dassainissement et les plans daménagement panlacustre. Les Parties devraient énoncer clairement si la Stratégie repose sur les exigences de lannexe 2 comme mécanisme pour atteindre des buts précis, eu égard surtout à la contamination des sédiments et au transport atmosphérique. Les progrès menant à la mise en oeuvre de ces plans ont-ils besoin du genre dorientation quoffrirait pareille stratégie? Malgré les améliorations apportées à la Stratégie elle-même, la Commission considère que les besoins de coordination et de création de liens efficaces entre les secteurs des programmes demeurent afin de résoudre la question des substances toxiques persistantes et de satisfaire aux engagements des Parties à lAccord. |
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