11e Rapport biennal -- Qualité de l'eau des grands lacs


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Autres questions importantes

Introduction

Section 1: Objectifs spécifiques (annexe 1)

Section 2: Participation du public et partage de l’expérience dans les secteurs préoccupants (annexe 2)

Section 3: Phosphore (annexe 3)

Section 4: Dragage (annexe 7)

Section 5: Rejets à partir d’équipements dans l’eau et à terre, y compris l’équipement de forage au large et de forage directionnel (annexe 8)

Section 6: Substances polluantes dangereuses (annexe 10)

Section 7: Substances toxiques persistantes (annexe 12)

Section 8: Substances toxiques aéroportées (annexe 15)

Section 9: Pollution causée par les eaux souterraines contaminées (annexe 16)

Section 10: Recherche-développement (annexe 17)

Section 11: Programme binational du lac Supérieur

Section 12: Énergie nucléaire

Section 13: Substances chimiques non contrôlées

Section 14: Utilisation de l’eau dans le bassin des Grands Lacs et annexe de 2001

 

Section 2 – Participation du public et partage de l’expérience dans les secteurs préoccupants (annexe 2)

Observation

La participation du public au premier stade de la mise en oeuvre des plans d’assainissement (PA) favorise l’engagement des collectivités et leur participation à l’assainissement du milieu. Bien que de nouveaux modèles de collaboration avec les collectivités soient en cours d’élaboration ou appliqués, les compressions budgétaires des gouvernements ont réduit le financement accordé à certains comités locaux, ce qui a particulièrement réduit la capacité des collectivités d’accroître leur expertise en partageant leurs expériences. Le Forum biennal 2001 de la Commission témoigne de l’importance d’échanger les enseignements tirés en ce qui a trait aux activités de rétablissement communautaires. Il a également montré qu’il peut être utile aux participants à ces activités dans les secteurs préoccupants (SP) du bassin des Grands Lacs de faire part de leurs expériences à leurs homologues de l’Est, au Québec, qui sont confrontés à des difficultés comparables en aval, le long du fleuve Saint-Laurent.

Analyse

La participation et l’information du public sont favorables à un changement positif de la culture et des valeurs des gens, des entreprises et des divers groupes et organismes dans les secteurs préoccupants. Il s’agit d’une évolution qui s’opère sur une longue période vers une plus grande conscientisation et une responsabilisation accrue au plan individuel. En changeant la culture et les valeurs des membres des collectivités, on peut susciter l’émergence d’un nouvel ensemble de comportements écologiques. Ce peut être là un des effets marquants, bien que subtils, de la participation généralisée des citoyens.

La Commission considère que l’apport de groupes locaux de citoyens dynamiques et engagés est essentiel à la mise en oeuvre des PA et à leur maintien1. Pour que cela se produise, les collectivités doivent mobiliser des chefs de file qui peuvent canaliser les actions et les activités vers une vision et des buts communs. Les comités consultatifs locaux offrent aux citoyens intéressés un accès à l’information et fournissent aux organismes gouvernementaux une structure de consultation. Le regroupement de représentants de divers comités en vue de la transmission d’information entre les secteurs préoccupants permet de réaliser une symbiose sur le plan des idées et des approches. Les gouvernements disposent également d’un mécanisme pour collaborer sur des sujets d’intérêt commun comme les nouvelles stratégies.

Lors du Forum public de 2001, la Commission a appris que la réduction du financement de certains comités publics locaux du Canada et des États-Unis empêchait apparemment le public de participer pleinement à l’assainissement des secteurs préoccupants. Les comités publics de certains secteurs préoccupants sont entièrement financés et d’autres non. Les dirigeants de la Commission sont conscients que le niveau de financement n’est pas le seul facteur qui garantit la participation du public. Par exemple, les groupes locaux doivent avoir un rôle légitime et reconnu, et l’horizon de planification doit être suffisamment court pour maintenir l’élan. Le financement est toutefois nécessaire pour permettre l’interaction entre les membres des collectivités des secteurs préoccupants du bassin afin qu’ils puissent partager leurs réussites, leurs difficultés et leurs solutions et maintenir leur engagement durant la période de mise en oeuvre des plans d’assainissement.

Un atelier, qui s’est tenu au cours du Forum public de 2001, a permis à plusieurs des collectivités du bassin des Grands Lacs et du fleuve Saint-Laurent de s’informer sur leurs programmes et progrès respectifs. Les représentants de divers groupes pourraient tirer parti de discussions continues portant sur des questions d’intérêt mutuel.