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Section 13 Substances chimiques non contrôléesObservation La Commission se préoccupe du fait que le nombre de substances chimiques contrôlées afin de restaurer lintégrité chimique de lécosystème des Grands Lacs ne permet pas datteindre cet objectif. Les produits chimiques non contrôlés sont particulièrement préoccupants, notamment les produits pharmaceutiques, les produits ignifuges et les produits chimiques à grand volume, comme ceux de la nouvelle génération de pesticides biodégradables solubles dans leau et les graisses et qui se caractérisent donc souvent par des courbes inhabituelles de bioaccumulation et de dégradation dans lenvironnement. Leur mélange et les dommages méconnus quils peuvent causer sont encore plus préoccupants. Or, on ignore pour lessentiel quelles sont les conséquences pour lenvironnement de ces substances chimiques, quon trouve habituellement à de faibles concentrations. Analyse LEnvironmental Protection Agency des États-Unis utilise une liste de 129 polluants dintérêt prioritaire dans le cadre de son règlement dapplication de la U.S. Toxic Substances Control Act. Dautres listes de substances toxiques ont trait aux dépôts de déchets, notamment la liste des substances dangereuses dintérêt prioritaire de la CERCLA, qui contient 275 polluants à surveiller1. Il existe aussi de nombreuses listes canadiennes de substances toxiques, notamment celles des Recommandations canadiennes pour la qualité des eaux : protection de la vie aquatique2, qui comprennent 180 substances chimiques, et dautres sources que lon peut utiliser pour ajouter des substances chimiques à surveiller afin de rétablir lintégrité chimique des Grands Lacs. Cependant, le très petit nombre de produits chimiques contrôlés présentement, souvent aussi peu que 30, ne représente quune fraction de lensemble des produits chimiques, et on surveille de plus près certains dentre eux (p. ex. la surveillance des métaux lourds et le dépistage des résidus de pesticides) peu fréquemment ou une seule fois intensivement. La façon dont les substances à contrôler sont sélectionnées ou ajoutées à la liste soulève des questions. On sinterroge aussi sur les méthodes utilisées pour contrôler les substances à production de masse et à faibles concentrations dans lenvironnement, et sur linfrastructure connexe (laboratoires, navires et installations déchantillonnage). La détection de plusieurs groupes de substances chimiques non contrôlées a suscité des préoccupations particulières chez les citoyens et les scientifiques : les produits pharmaceutiques, les produits ignifuges et les substances chimiques à grand volume. Récemment, une importante étude du United States Geological Survey a examiné la distribution et les concentrations de certaines dentre elles dans les plans deau, en particulier dans les cours deau américains3. Aucune des substances étudiées nest visée dans les objectifs spécifiques de lannexe 1 de lAccord relatif à la qualité de leau dans les Grands Lacs. De plus, bon nombre dentre elles nentrent pas dans la catégorie fourre-tout de lannexe 1 qui englobe les substances non dégradables, bioaccumulables et persistantes. Elles sont persistantes, en général biodégradables, mais ne sont pas toutes bioaccumulables. Les mécanismes et taux de dégradation dépendent souvent dun ensemble précis de conditions qui ne sont pas toujours présentes. Des études menées dans des stations dépuration des eaux dégout ont révélé quil fallait modifier le procédé de traitement pour faire en sorte que ces substances soient éliminées des eaux dégout traitées4. Les produits pharmaceutiques comprennent les antibiotiques, les hormones de croissance, les agents contraceptifs, les produits vétérinaires, ainsi que les pesticides pour animaux de compagnie et de ferme5. On sait que certains de ces produits perturbent le système endocrinien6, et que dautres confèrent à certaines bactéries une résistance potentielle aux antibiotiques7. De plus, certains sont utilisés à grand volume en agriculture et en médecine. Récemment, les résidus de produits pharmaceutiques dans leau potable ont reçu une attention particulière8. De nombreux produits ignifuges sont des composés organiques bromés dont la structure est semblable à celle des BPC et dont la toxicité peut être plus grande que celle de leurs équivalents chlorés. Certains sont apparus dans les eaux et les biotes du réseau des Grands Lacs où leur présence navait encore jamais été décelée9. Il existe aussi une nouvelle génération de pesticides biodégradables qui sont solubles dans leau et les tissus adipeux (graisseux). Latrazine, pesticide largement utilisé, en est un exemple. Ces pesticides à grand volume posent de nouveaux problèmes en ce qui a trait à leur toxicité et leurs effets sur lenvironnement. On ignore pour lessentiel quelles sont les conséquences de ces substances chimiques, quon trouve habituellement à de faibles concentrations. De plus, on les trouve rarement seuls, et leur mélange est encore plus préoccupant. new kinds of challenges in terms of their environmental toxicology and effects. Most of the environmental consequences of these chemicals, usually found at low concentrations, are unknown. Also, these chemicals are rarely found alone, and the mix of chemicals adds further concern. |
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