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Section 12 Énergie nucléaireObservation Afin de répondre à la demande dénergie, les deux pays ont prolongé les permis dexploitation des centrales nucléaires au-delà de leur durée de vie nominale. Cette situation pourrait causer des problèmes de sûreté sur le plan de la stabilité structurelle et raviver les craintes de longue date concernant la manutention des déchets nucléaires et celles, plus récentes, touchant à la sécurité. En revanche, augmenter le nombre de centrales à combustible fossile pour remplacer les centrales nucléaires pourrait entraîner une augmentation des émissions de substances dangereuses aéroportées. Analyse Dans son rapport de 1997 présenté à la Commission, le Groupe de travail sur lénergie nucléaire dalors a indiqué quà partir de 2003, et au cours des prochaines années, on prévoyait déclasser bon nombre de réacteurs de centrales nucléaires. Ces réacteurs approchaient de la fin de leur durée de vie nominale de 40 ans, et leur permis dexploitation arrivait à échéance1. Depuis 2000, la situation a considérablement changé : limpératif dautosuffisance énergétique a incité les sociétés de services publics à de- mander aux organismes compétents des deux pays de prolonger la durée des permis dexploitation de ces réacteurs. Aux États-Unis, la Nuclear Regulatory Commission a instauré un processus dexamen accéléré pour régler cette question. Énergie atomique du Canada a recours à un processus qui permet de prolonger les permis pour une période dun à deux ans à la fois. Le rayonnement use les métaux et cause une fatigue métallurgique. Des membres du public ont mentionné que la prolongation du permis dexploitation dun réacteur au-delà de sa durée de vie nominale pouvait générer un problème de sûreté sur le plan de la stabilité structurelle. Selon des études de la Nuclear Regulatory Commission des États-Unis, bon nombre des incidents impliquant des mécanismes vieillissants qui endommagent les métaux par rayonnement ont lieu durant la période de validité initiale du permis dexploitation du réacteur. Cependant, la Commission ne prévoit pas de problèmes supplémentaires de vieillissement du métal dans les réacteurs pour lesquels le permis est prolongé2. Conformément aux exigences environnementales relatives aux réacteurs nucléaires, il doit y avoir suffisamment despace de stockage sur place pour entreposer les déchets de haute activité, principalement les barres de combus- tible3. Cependant, laccumulation de barres de combustible épuisé dans des installations de stockage, prévues comme temporaires, se poursuit dans presque toutes les centrales nucléaires. Il est probable que les interventions actuelles du gouvernement américain ayant trait à la construction dinstallations de stockage au Nevada pourront contribuer à régler ce problème. Selon les lignes directrices concernant le renouvellement des permis, le problème du stockage sur place na pas besoin dêtre pris en compte lors de la demande de permis. En revanche, la possibilité quune brèche survienne sur le site et entraîne le rejet de déchets radioactifs dans les Grands Lacs doit être envisagée dans la demande de renouvellement et de prolongation dun permis. La question de la sécurité dans les centrales nucléaires a aussi été soulevée. Malgré ces préoccupations très réelles, le recours à lénergie nucléaire peut éliminer le besoin de produire de lénergie à partir de combustibles fossiles, qui augmente les émissions de contaminants aéroportés. Ainsi, de 1990 à 1995, 21 États américains ont réussi à augmenter la production dénergie nucléaire de 16,4 %, évitant lémission de 480 000 tonnes (non métriques) de dioxyde de soufre. En 1998, les centrales nucléaires ont permis déviter le rejet de 100 mil- lions de tonnes de bioxyde de carbone4. Si on utilisait du charbon ou des combustibles fossiles comme solution de rechange à lénergie nucléaire pour produire de lélectricité dans la région des Grands Lacs, les émissions de gaz à effet de serre aggraveraient la pollution de lair. |
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