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Section 11 Programme binational du lac SupérieurObservation Les Parties ont noté des réductions importantes des émissions de dioxines dans le bassin ainsi que des rejets et émissions de mercure et des quantités éliminées dans le bassin de 1990 à 1999. Cependant, vu que les Parties ont réduit récemment le financement du Programme binational du lac Supérieur, qui vise à restaurer et à protéger le lac Supérieur, la situation peut porter atteinte à la capacité de rétablir toutes les utilisations diminuées. Par exemple, au cours des cinq dernières années, la contribution annuelle de lEnvironmental Protection Agency des États-Unis au Forum binational des groupes dintérêt1 est passée de 2 millions à 480 000 $. Cette réduction sest produite entre létape de la collecte de renseignements et de létablissement des objectifs et celle, plus exigeante, de la mise en oeuvre de mesures dintervention, qui nécessite davantage de financement que létape de la planification. Au cours des trois dernières années, Environnement Canada a maintenu sa contribution au financement du Forum à 50 000 $. Analyse En 1990, la Commission mixte internationale recommandait que le lac Supérieur soit désigné zone de démonstration où aucun rejet de substances toxiques persistantes de sources ponctuelles ne serait autorisé. En conséquence, les Parties ont annoncé en 1991 le lancement du Programme général qui se greffe au Programme de démonstration du rejet nul. Ce programme général était axé sur lensemble de lécosystème du lac Supérieur, alors que le Programme de démonstration du rejet nul vise à éliminer tout rejet et dépôt de certaines substances toxiques bioaccumulables et persistantes2. Or, le financement des activités menées dans le lac Supérieur a subi des baisses importantes au cours des cinq dernières années. Ainsi, les sommes allouées par lEnvironmental Protection Agency des É.-U. ont chuté de 24 pour cent durant cette période. Eu égard aux contraintes financières et compte tenu de la nécessité dintensifier les efforts pour éliminer tout rejet de contaminants visés dans le bassin du lac Supérieur, il semble que les fonds accordés actuellement soient insuffisants pour soutenir les deux aspects du programme binational. La Commission a déjà souligné le problème du manque dinformation nécessaire à lévaluation des progrès et de lefficacité du Programme de démonstration du rejet nul3. Une telle baisse de financement peut compromettre le programme de démonstration et nuire aux capacités manifestes du Forum binational du lac Supérieur. Comme lont mis en évidence les précédentes réalisations du Forum des groupes dintérêt, il est nécessaire délaborer et de mettre en oeuvre un plan daménagement panlacustre (PAP) pour le lac Supérieur. Il faut aussi suivre les progrès de lélimination quasi totale, telle quelle avait été envisagée par la Commission en 1990, et en tirer profit. Dailleurs, le Programme de démonstration du rejet nul a été conçu spécifiquement à cette fin. Dans le rapport du gouvernement sur le PAP 2000, on signale dimportants progrès en ce qui a trait à la surveillance des sources de mercure et de dioxines dans le bassin. Cependant, même si on a fixé un objectif de destruction de 33 pour cent des BPC accessibles et contrôlés dici lan 2000, il nexiste toujours pas dinventaire complet des BPC pour la partie américaine du bassin du lac Supérieur4. Récemment, le Forum binational du lac Supérieur a jugé quil fallait sattaquer plus efficacement à laccroissement potentiel des charges ou aux nouvelles sources de contaminants dont on avait visé auparavant lélimination quasi totale. |
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