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Certaines questions restent sans réponse
Alors que le degré de salinité de leau sert à déterminer si leau de ballast à été vidangée, il nexiste pas de norme largement acceptée pour déterminer si les sédiments et les organismes que celui-ci abritait en ont été proprement évacués. Comme il est démontré que les ballasts vidangés peuvent accueillir des organismes vivants16, une norme servant à établir le degré defficacité de la vidange (par la coloration des sédiments, par exemple) pourrait servir à empêcher lévacuation de sédiments résiduels dans les eaux locales. Il nexiste pas non plus de normes sur lefficacité du traitement des eaux de ballast. Une telle norme donnerait, pour un large éventail dorganismes, des objectifs à atteindre sur le pourcentage dorganismes à éliminer, le nombre maximum dorganismes résiduels et leur stade maximum de développement. Ces normes sont essentielles à lévaluation des différentes techniques de traitement (comme les biocides) et à celle des nouvelles techniques de vidange des ballasts, entre autres, linstallation déjecteurs. Elles serviraient de pierre angulaire au dévelop- pement dun programme efficace de gestion des eaux de ballast. Afin de soutenir le développement dun tel programme, lAquatic Nuisance Species Task Force des États-Unis a récemment approuvé les projets de recherche prioritaires de son comité sur leau de ballast et la navigation. Au nombre de ces projets se trouve une demande de subvention pour la recherche sur la mesure de lefficacité des techniques de vidange des ballasts et le développement de technologies alternatives.
La recherche sur les technologies (entre autres, la filtration, les rayonnements UV, les traitements à lozone, les biocides, la désoxygénation et le chauffage) qui pourraient séparer ou éliminer les espèces exotiques des sédiments navan- cent pas faute de normes et de dispositions réglementaires appropriées17. Paradoxalement, la nouvelle réglementation américaine exigeant léchange deau de ballast en haute mer pourrait contribuer à ralentir les recherches. En effet, pour tester les nouvelles technologies, il faut avoir accès à des ballasts non vidangés et les demandes dautorisation pour passer outre à la réglementation américaine prennent souvent beaucoup de temps.
De plus, comme les investissements destinés au développement et à la mise en place dune technologie particulière ne sont pas à labri des changements réglementaires et législatifs qui pourraient la rendre caduque, les mises de fonds dans ce domaine sont insuffisantes. Finalement, la lenteur qui caractérise la législation fédérale, combinée à la nécessité dharmoniser les normes dans les deux pays, a également contribué à ralentir le développement et la mise en place de technologies qui pourraient immédiatement prévenir lintroduction despèces exotiques envahissantes dans le bassin des Grands Lacs et du Saint- Laurent.
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