11e Rapport biennal -- Qualité de l'eau des grands lacs


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1er chapitre

Introduction

Résultats visés

Objectif visé : De l’eau potable

Objectif visé : Des poissons comestibles

Objectif visé : Une eau propice à la baignade

Le processus de la CEEL

Conclusion

Recommandations

 

Le processus de la CEEL

L’évaluation, par la Commission, des trois objectifs visés nous éclaire sur le processus général de développement d’indicateurs par les parties. La Commis- sion reconnaît que celles-ci, par le processus de la CEEL, travaillent activement au développement de nouveaux indicateurs. Même si le rapport de la CEEL de 2001 s’est attardé sur une sélection de 33 indicateurs – sur une possibilité de 80 – leur utilité s’est avérée plutôt réduite puisque plusieurs d’entre eux sont basés sur des données incomplètes. Malgré ce problème, les organisateurs de la CEEL travaillent au développement de la liste d’indicateurs en prévision de la conférence de 2002, en s’intéressant particulièrement à l’intégrité biologique. Ils mettent également l’accent sur le développement d’indicateurs mesurant les réactions de la société aux pressions environnementales, par exemple, la participation à des programmes de recyclage ou d’utilisation réduite des véhicules. La Commission applaudit ces efforts, mais émet une mise en garde en ce qui a trait au développement de la liste des indicateurs, qui ne saurait être utile que dans la mesure où ceux-ci sont appuyés par des données de mesure et de l’information qui demeurent accessibles. Il faut établir un équilibre entre les ressources nécessaires au développement du nombre d’indicateurs mesurés et les efforts requis par la surveillance et la compilation de l’information. La surveillance est un élément clé pour assurer le succès du développement des indicateurs et de la présentation de rapports.

Les organisateurs de la CEEL sont à considérer le développement d’indices qui rassembleraient de l’information complémentaire pour communiquer de façon plus efficace les différents aspects de l’état des Grands Lacs. Les indices de smog et du facteur UV, souvent employés par les médias et les services de prévisions météorologiques, sont des exemples d’une utilisation réussie de ce type d’outil. Par contre, le processus de combinaison d’informations afin de créer un indice global est inévitablement lié à une baisse de précision. En vue de s’assurer que l’information détaillée demeure disponible, entre autres pour la Commission, les parties doivent fournir un accès aux données de base qui sous-tendent ces indices. Avec la technologie actuelle, il est permis de croire qu’un système de gestion de bases de données, comprenant une compatibilité interjuridictionnelle améliorée, permettra de réaliser des progrès significatifs assurant l’accès à de telles données.

Un projet est présentement à l’étude, au Canada, qui créerait un Système canadien d’information pour l’environnement (SCIE), et qui serait un effort concerté de collaboration pour un réseau réparti d’information.16 Tous les paliers de gouvernement, l’entreprise privée ainsi que plusieurs institutions d’enseignement feraient partie du réseau. Une initiative parallèle, la Table ronde sur l’environnement et l’économie, de concert avec Statistique Canada, est en train de créer et de tester un groupe d’indicateurs du développement durable. Il serait bénéfique, pour le processus de la CEEL, d’établir un lien entre ces initiatives et le travail effectué par les parties sur le plan des indica- teurs, de la même façon qu’il serait bénéfique de créer des liens entre les bases de données canadiennes et américaines sur les Grands Lacs.

Les gouvernements reconnaissent qu’une coordination plus efficace des efforts du suivi entre les diverses juridictions et agences serait possible. Le temps et les ressources ainsi économisés pourraient ensuite servir à l’obtention d’infor- mations supplémentaires. Un dialogue portant sur un inventaire de surveillance couvrant l’ensemble du bassin des Grands Lacs est déjà bien engagé. L’objectif est de générer le support nécessaire à la coordination des programmes de surveillance et de discuter des façons possibles d’améliorer la coopération binationale.

Les organisateurs de la CEEL ne conservent ni les données originales, ni une copie des données justificatives sous-jacentes. Les données demeurent la responsabilité de l’agence ou de l’organisation qui les a recueillies. Les rapports sur les indicateurs sont préparés par les experts en la matière qui, eux, ont accès aux données. Les organisateurs de la CEEL sont encouragés à étudier des façons plus satisfaisantes de fournir les données sous-jacentes aux utilisa- teurs secondaires, y compris le public. Il est impossible d’exagérer l’ampleur énorme des efforts nécessaires à l’organisation d’un éventail aussi vaste de données et d’informations, provenant d’une multitude d’organisations différen- tes, à l’intérieur d’un système qui serait accessible à un auditoire diversifié qui pourrait l’utiliser par la suite. Des efforts doivent être faits afin de fournir à cette activité primordiale des ressources financières et humaines adéquates.