dans d’importantes poussées de maladies d’origine hydrique
7.6.1
Orientations futures possibles
à travers le monde. Comme la plupart des micro-organismes
d’origine hydrique se transmettent par voie fécale-orale, il est
Surveillance directe des pathogènes
important d’en surveiller et d’en contrôler la manifestation
et nouvelles approches
dans les eaux usées, les déchets d’origine animale, les eaux
utilisées à des fins récréatives et l’eau potable. L’application
Le CCS propose de mener d’autres recherches afin de mieux
de nouveaux outils de surveillance et d’analyse de ces micro-
comprendre les limites des indicateurs microbiens actuelle-
organismes sera déterminante dans l’approfondissement des
ment utilisés pour juger de la qualité de l’eau et de mettre au
connaissances sur les nouveaux pathogènes et l’amélioration
point de meilleures méthodes de détection spécifiques du
des efforts de lutte dirigés contre eux (Huffman et al., 2003).
pathogène et basées sur de nouveaux indicateurs. Ces
nouvelles méthodes devraient être utilisées dans les princi-
Un grand nombre de ces micro-organismes figurent sur la
paux secteurs préoccupants oť la dégradation de la qualité
liste des contaminants potentiels (Contaminant Candidate
de l’eau a été confirmée par des indicateurs, afin que les
List) de la US EPA, d’oť l’importance de recueillir des
efforts de restauration puissent s’appuyer sur des données
données sur leur présence dans l’eau (LeChevallier et al.,
scientifiques fondées sur les risques.
1999a; 1999b). De plus, bon nombre se transmettent à la fois
par l’eau potable et l’eau utilisée à des fins récréatives,
Le tableau 2 décrit certains micro-organismes qui peuvent se
notamment E. coli, Cryptosporidium, Microsporidia et tous
propager par le biais de l’eau contaminée. A cours des trois
les virus. Pour d’autres, par contre, la transmission par ces
dernières décennies (1970 à 2000), de nombreuses espèces
diverses voies est incertaine (MAC et Helicobacter).
de bactéries, de parasites et de virus ont été mises en cause
TABLEAU 2
Exemples de « nouveaux Č pathogènes préoccupants d’origine hydrique
D’après Quintero-Betancourt et al., 2003
Pathogène
Décrit la première fois comme
pathogène d’origine hydrique
E.coli 0157:H7
Associé à la diarrhée sanglante (colite hémorragique) et au syndrome hémolytique et urémique
1991
Helicobacter pylori
Diarrhée, ulcère gastro-duodénal, carcinome gastrique
1991
Complexe Mycobacterium avium (MAC)
Diarrhée et maladies respiratoires
1994
Cryptosporidium
Diarrhée aqueuse abondante (de type choléra), perte d’eau, fièvre et douleurs abdominales
1984
Cyclospora
Diarrhée aqueuse explosive, fatigue, anorexie, perte de poids, nausées
1994
Microsporidia
Infections gastro-intestinales, pulmonaires, nasales, oculaires, musculaires, cérébrales et générales
1997
Toxoplasma
(Symptômes pseudogrippaux). Ganglions lymphatiques tuméfiés et douloureux dans les régions
cervicale, supraclaviculaire et inguinale. Fièvre, maux de tête, douleur musculaire, anémie,
complications pulmonaires. Risque maximal pour le fœtus
1979
Virus Coxsackie
Méningite à liquide clair, herpangine, paralysie, exanthème, maladie des mains, des pieds
et de la bouche, rhume, hépatite, diarrhée infantile, conjonctivite aiguë hémorragique
1990
Virus de l’hépatite
Fièvre, nausées, douleurs abdominales, anorexie et malaises, avec diarrhée légère, arthralgie
et ictère scléral. Dommage cytologique, nécrose et inflammation du foie (VHA)
1950
Virus semblables à Norwalk
Diarrhée, vomissements, douleurs abdominales, crampes, fièvre neurogène, maux de tête,
nausées, fatigue (malaise) et douleurs musculaires (myalgie)
1968
Rotavirus
Vomissements, douleurs abdominales, diarrhée, déshydratation, fièvre
1983
136